Burundi

Situation Report

Key Messages (32 days ago)

  • Augmentation de 7% des cas de malaria en novembre 2018 par rapport à novembre 2017
  • 157 tonnes de vivres ont été distribuées par le PAM à plus de 3 700 rapatriés Burundais ce mois de novembre
  • 1 ménage rapatrié sur 5 dirigé par une femme rapporte un niveau critique à au moins un indicateur de vulnérabilité
Evaluation des besoins
Evaluation des besoins © OCHA Burundi

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Burundi

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Key Figures

3,6M
Pop. dans le besoin
2,4M
Population ciblée
147.086
PDI
1,7M
pers. en insécurité alimentaire

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Funding

$141.8M
Requirements
$78.6M
Funding
55%
Progress
FTS

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Contacts

Jutta Hinkkanen

Chef de bureau


Julie Languille

Chargée de l’information publique


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Background (32 days ago)
Nombre de personnes déplacées par province
Nombre de personnes déplacées par province © OCHA Burundi

Les aléas climatiques de novembre provoquent le déplacement de plus de 1 400 personnes

D’après la matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), les aléas climatiques ont déplacé plus de 1 400 personnes et endommagé voire détruit plus de 400 maisons au mois de novembre. La province de Rumonge a été particulièrement touchée avec plus de 1 000 personnes affectées et 164 maisons endommagées / détruites par les pluies torrentielles du 22 novembre. Le débordement de la rivière Mugerangabo a par ailleurs emporté le matériel scolaire de 196 écoliers, les stocks alimentaires, les documents administratifs, les ustensiles de cuisine et autres articles non-alimentaires de 70 ménages dont les maisons ont été totalement détruites. Les plateformes communale et provinciale de prévention des risques et de gestion des catastrophes, en collaboration avec la Croix Rouge du Burundi ont immédiatement distribué des vivres et des articles non-alimentaires aux ménages affectés. Les partenaires humanitaires, sous la coordination de la Plateforme nationale, ont également mené une mission d’évaluation des besoins auprès de la population affectée de Rumonge. Une assistance humanitaire additionnelle en articles non-alimentaires, matériels scolaires et kits d’abris d’urgence a eu lieu au mois de décembre, selon les besoins recueillis lors de la mission d’évaluation.

Parallèlement, grâce au financement du Département du Développement International du Gouvernement britannique (DFID), l’OIM a distribué avec la Croix Rouge du Burundi, 100 kits d’articles non-alimentaires, 100 abris d’urgence, 15 abris semi-permanents et 38 subventions de location aux victimes des inondations du mois d’octobre dernier à Mishiha, dans la province de Cankuzo.

Les catastrophes naturelles représentent 76% des déplacements internes au Burundi. Au mois de novembre, la DTM dénombrait encore plus de 142 000 personnes déplacées internes sur l’ensemble du territoire, nombre qui pourrait augmenter d’ici la fin d’année qui coïncide avec la fin de la saison des pluies. Or, les secteurs eau, hygiène, assainissement et abris, articles non-alimentaires, particulièrement mobilisés dans la réponse humanitaire post-catastrophes naturelles, sont parmi les moins financés dans le Plan de Réponse Humanitaire (HRP) 2018 avec des gaps de financement respectifs de 83% et 82%.

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Background (32 days ago)
Des partenaires de la Croix Rouge et de l’OIM auprès d’une famille victime des pluies torrentielles
Des partenaires de la Croix Rouge et de l’OIM auprès d’une famille victime des pluies torrentielles © OIM Burundi

Caritas met en place un projet visant à sensibiliser 50 000 personnes sur l’aide humanitaire post-catastrophes naturelles

En partenariat avec l’OIM, Caritas Burundi met en place un projet de communication avec les communautés affectées par les aléas climatiques. En effet, la plupart d’entre elles ne sont pas informées des services humanitaires dont elles pourraient bénéficier suite à une catastrophe naturelle. Le projet vise la sensibilisation d’au moins 50 000 personnes dans les provinces de Cankuzo, Gitega, Kayanza, Makamba, Ngozi, Rutana et Ruyigi. A travers ses points focaux de communication, Caritas Burundi prévoit la mise en œuvre de divers cadres d’échanges, telles que des réunions communautaires, des campagnes de sensibilisation pendant les messes, des émissions radios ainsi que des rencontres entre les acteurs humanitaires, l’administration et les communautés affectées. A ce jour, 18 membres de Caritas Burundi ont bénéficié d’une formation pour la mise en œuvre du projet. Au Burundi, les partenaires humanitaires recueillent de nombreuses données auprès de la population dans le besoin à travers différents mécanismes, parmi lesquels notamment :

  • La DTM et la DTM urgences, lors des catastrophes naturelles, gérées par la Croix Rouge du Burundi et l'OIM;

  • Les groupes de discussions organisés en amont et en aval des projets de l’OIM pour d’une part évaluer les besoins et d’autre part recueillir les retours des bénéficiaires ;

  • Le suivi des besoins des rapatriés, réalisé par le HCR et Caritas dans les zones de retour ;

  • Le système de surveillance de la sécurité alimentaire (FSMS) du PAM ;

  • La ligne verte 109 gérée par la Croix Rouge du Burundi, en collaboration avec l’OIM, World Vision, Caritas et OCHA. Elle a pour objectif d'établir un canal de communication entre les partenaires humanitaires et la population afin d’informer les besoins de cette dernière aux premiers et de permettre également aux premiers d’évaluer leur assistance en recueillant les retours de la population.

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Background (32 days ago)

Plus de 56 000 burundais ont été rapatriés de Tanzanie sur base volontaire

Interrompu le mois d’octobre dernier en raison de la suspension des ONG internationales, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés Burundais de Tanzanie a repris ce mois de novembre avec un retour de plus de 3 700 personnes, portant le nombre total de rapatriés à 56 049 personnes depuis septembre 2017.

Ce mois de novembre, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a distribué 157 tonnes de vivres, toutes denrées confondues, aux ménages rapatriés dans les centres de transit de Nyabitare (province de Ruyigi), Songore (province de Ngozi) et Kajaga (province de Bujumbura). Cette assistance comprend deux jours de rations chaudes fournies dans les centres de transit et trois mois de rations sèches à emporter, permettant aux rapatriés de couvrir leurs besoins alimentaires pendant leur réinsertion sociale. En plus de recevoir des vivres, les rapatriés bénéficient d’une assistance multisectorielle qui inclut le transport depuis les camps de réfugiés en Tanzanie, l’accueil dans les centres de transit au Burundi et le retour dans leur zone d’origine. Ils reçoivent également des articles non-alimentaires et bénéficient de transferts monétaires. Malgré cette assistance, les rapatriés éprouvent des besoins urgents qu’ils parviennent difficilement à combler une fois rentrés dans leur zone d'origine. Paradoxalement, leurs vulnérabilités ont tendance à s’exacerber dans les zones de retour, au même titre que les communautés hôtes, lesquelles sont contraintes de partager leurs maigres ressources.

Les ménages rapatriés dirigés par les femmes sont les plus fragiles. En effet, près de 1 ménage rapatrié et dirigé par une femme sur 5 rapporte un niveau critique à au moins un indicateur de vulnérabilité, alors que ce rapport est de 1 sur 10 pour les ménages rapatriés, dirigés par un homme.

En 2019, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) prévoit d’augmenter sa capacité de rapatriement sur base volontaire à 8 000 personnes par mois et de rapatrier ainsi 116 000 hommes, femmes et enfants réfugiés de Tanzanie, Ouganda, Rwanda et République Démocratique du Congo.

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Background (32 days ago)
Rapatriés burundais réhabilitant une route reliant le Burundi et la Tanzanie dans le cadre du projet de réintégration socio-économique de World Vision
Rapatriés burundais réhabilitant une route reliant le Burundi et la Tanzanie © World Vision Burundi

A Makamba, 320 rapatriés burundais de Tanzanie sur base volontaire bénéficient d’un projet de réintégration socio-économique mis en place par World Vision

A elles seules, les provinces Est de Ruyigi, Muyinga, Cankuzo, Makamba, Kirundo et Rutana accueillent 90 % des Burundais rapatriés sur base volontaire de Tanzanie. La pression démographique sur les ressources étant exacerbée, la réintégration socio-économique est particulièrement difficile. Le retour des rapatriés entraîne non seulement des conflits fonciers mais aussi des convoitises au niveau de l’assistance dont ils sont bénéficiaires. Ils se retrouvent donc parfois dans l’obligation de la partager ou de s’en séparer. Dans certains cas, les rapatriés peuvent être également amenés à vendre leur assistance pour pouvoir acheter d’autres biens essentiels prioritaires. Les efforts de la communauté humanitaire dans la prise en charge des rapatriés les plus vulnérables ainsi que dans les activités de réintégration socio-économique dans les zones de retours, inclus rapatriés et communautés hôtes, doivent être davantage soutenus.

Avec l’appui du Fonds pour la consolidation de la paix du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), World Vision mène actuellement un projet de réintégration socio-économique à l’attention des rapatriés les plus vulnérables dans la commune de Kayogoro, en province de Makamba. Ce projet comprend un ensemble d’activités de cohésion sociale mais aussi un transfert monétaire sur une durée de trois mois. A ce jour, 320 rapatriés (187 femmes et 133 hommes) ont bénéficié de transferts monétaires pour un montant total de 89 millions de francs burundais (soit environ 50 000 dollars USD, représentant un montant moyen de 156 USD par personne). Ce soutien financier leur permet d’acheter notamment de la nourriture, des articles non-alimentaires, du matériel scolaire pour les enfants, des intrants agricoles, etc. Ce projet prendra fin en juin 2019.

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Background (27 days ago)
21 districts de santé ont été identifiés comme prioritaires dans les activités de préparation contre la maladie à virus Ebola au Burundi
21 districts de santé ont été identifiés comme prioritaires © OCHA Burundi

Le Burundi bénéficie d'une allocation CERF de 2,4 Millions USD dans le cadre de la préparation contre la Maladie à Virus Ebola

Le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence Mark Lowcock a annoncé le 12 décembre dernier une allocation à dimension régionale du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) de 10 millions USD. Cette allocation est destinée à renforcer la préparation contre la maladie à virus Ebola dans les pays voisins de la République Démocratique du Congo, classés en priorité 1 au niveau de la menace, à savoir, le Burundi, l’Ouganda, le Rwanda et le Sud-Soudan. Le Burundi recevra plus précisément une allocation de 2,4 millions USD.

Du 26 au 30 novembre, une délégation constituée d’experts de l’OMS, OCHA, UNICEF et du PAM s’est rendue au Burundi pour réaliser une mission de suivi de la mise en œuvre de la préparation à la riposte Ebola. Les objectifs de la mission étaient de rencontrer les autorités, les partenaires et les bailleurs, de visiter les sites stratégiques (points d’entrée, centres d’isolement et de traitement, laboratoires) et d’examiner l’état de la mise en œuvre des activités de préparation. La délégation a relevé des avancées indéniables mais a fait remarquer que des efforts restaient à fournir, par exemple en matière de coordination multisectorielle, de surveillance épidémiologique, de gestion des cas, etc...

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Background (32 days ago)

Suspension des activités des ONG internationales

La suspension des ONG internationales, annoncée par le Gouvernement depuis le 1er octobre 2018, affecte les activités des ONG internationales, nationales mais aussi celles des agences des Nations Unies. A ce jour, 62 ONG internationales, soit un peu plus de la moitié des ONG internationales qui opéraient au Burundi avant l’annonce de la suspension, ont été réaccréditées sous présentation des quatre documents demandés par le Ministère de l’Intérieur. Cependant, Avocats Sans Frontières (ASF) a annoncé le 17 décembre dernier dans un communiqué la fermeture de ses locaux à partir du 31 décembre 2018, après 20 ans de présence ininterrompue au Burundi. L’ONG ASF déclare être contrainte à la fermeture car elle se refuse à renseigner les quotas ethniques de ses employés, demandés par les autorités burundaises dans le quatrième document. Pour information, l’ONG ASF a pour principale mission d’informer les citoyens de leurs droits, d’apporter une assistance à la société civile ainsi qu’aux avocats et de promouvoir les réformes législatives renforçant le respect des droits de l'homme.

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Analysis (27 days ago)
Nombre de cas de malaria
Nombre de cas de malaria par mois de 2016 à 2018

Analyse des risques

Bien qu’aucune épidémie n’ait été déclarée depuis le début de l’année 2018, le risque épidémiologique demeure particulièrement élevé.

  • Ebola : Etendue dans plus de 14 zones sanitaires en République Démocratique du Congo (RDC), la propagation de la maladie à virus Ebola (MVE) plane sur le Burundi en raison de la forte densité et mobilité de la population dans la sous-région. Par ailleurs, des défis doivent encore être relevés au niveau de la préparation.

  • Choléra : Le risque de propagation du choléra, présent dans la province du Sud-Kivu en RDC voisine, est également très élevé.

  • Malaria : On observe une augmentation de 7% des cas de malaria en novembre 2018 par rapport à novembre 2017. Il s’agit de la première augmentation enregistrée depuis le début de l’année. Cependant, le nombre de cas reste en-dessous du seuil national d’alerte. Pour rappel, l’épidémie de malaria avait été déclarée en 2017 mais le nombre de cas avait chuté en novembre pour se situer en dessous des seuils d’épidémie et d’alerte. La lutte contre l’épidémie de malaria reste une priorité au Burundi. La dernière épidémie a causé la mort de plus de 7 000 personnes entre 2016 et 2017.

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Analysis (32 days ago)
Financement du HRP Burundi 2018
Financement du HRP Burundi 2018

Financements humanitaires

A la date de publication du présent rapport de situation, le Plan de Réponse Humanitaire (HRP) 2018 pour le Burundi, nécessitant 142 millions USD, était financé à hauteur de 55.6%, soit 78,8 millions de dollars. Ces fonds permettent aux partenaires humanitaires de subvenir aux besoins multisectoriels d’une partie des personnes les plus vulnérables. Cependant, des efforts restent à fournir pour trouver des fonds pour ceux qui n’ont pas encore été assistés.

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