Burkina Faso

Rapport de situation

Faits saillants

  • En 2024, sur les 6,3 millions de personnes dans le besoin, la communauté humanitaire a pour objectif de porter assistance à 3, 8 millions de personnes.
  • 935 millions de dollars américains sont necessaires pour répondre au besoin de ces millions de personnes.
  • Selon le CH (Integrated Phase Classification - IPC) de mars 2024, 1,7 million de personnes ont besoin d'assistance humanitaire immediate.
En 2024,  6,3 millions de personnes sont dans le besoin d'assistance humanitaire.
En 2024, sur les 6,3 millions de personnes dans le besoin, la communauté humanitaire a pour objectif de porter assistance à 3, 8 millions de personnes, les plus vulnérables à travers le pays, avec un besoin financier estimé à 935 millions de dollars américains.

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation

Chiffres clés

6,3M
de personnes sont dans le besoin.
3,8M
Personnes ciblées
935M
de dollars US sont requis.

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation

Financement

$934.6M
Requis
$337.7M
Reçu
36%
Progrès
FTS

URL:

Téléchargé le:

Contacts

Vedaste Kalima

Chef de Bureau, OCHA Burkina Faso

Endurance Nji

Chargée de l'Information Publique

Burkina Faso

Rapport de situation
Visuels

BURKINA FASO HRP 2023 - Aperçu des financements au 29 février 2024

BURKINA FASO HRP 2023 - Aperçu des financements au 29 février 2024

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation
Visuels

Aperçu de la situation humanitaire au 31 janvier 2024.

Aperçu humanitaire au 31 janvier 2024.

La situation humanitaire reste préoccupante au Burkina Faso au début de l’années 2024. Avec plus de 2 millions de personnes déplacées au 31 mars 2023 et plus de 343 000 retournés au 30 novembre 2023 selon le gouvernement, les besoins humanitaires demeurent urgents dans le pays. La situation sécuritaire continue de pousser les populations au déplacement au cours du mois. Plus de 29 000 nouveaux déplacements ont été rapportés dans les régions de l’Est et la Boucle du Mouhoun, incluant 9 000 personnes déplacées des communes de Doumbala et Tansila vers les communes de Djibasso et Doumbala dans la région de la Boucle du Mouhoun. Les partenaires humanitaires continuent de répondre aux besoins des personnes notamment dans les zones difficiles d’accès. En fin décembre, les services aériens humanitaires ont repris vers la ville de Djibo dans la région du Sahel. Les vols avaient été précédemment suspendus en octobre 2023 en raison de la situation sécuritaire précaire. Au cours du mois plus de 790 tonnes métriques de vivres ont été acheminés dont 350 tonnes métriques vers Pensa dans la région du Centre-Nord et 250 tonnes vers Djibo par l’intermédiaire de ces services aériens.

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation
Visuels

Burkina Faso: Suivi Périodique de la Réponse (Janvier - Décembre 2023)

Burkina Faso: Suivi Périodique de la Réponse (Janvier - Décembre 2023)

77% des personnes ciblées pour la réponse humanitaire ont été assistées dans les communes HRP en 2023

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation
Visuels

Déplacés et écoliers à Kaya : les enfants poursuivent leurs rêves malgré tout.

Des élèves à Kaya, dans le Centre-Nord du Burkina continuent d'aller à l'école et de rêver à un meilleur avenir malgré la situation sécuritaire

Il est 7 heures, le soleil est déjà haut au-dessus de la ville de Kaya, dans la région du Centre-Nord du Burkina Faso. Hadaré, jeune garçon de 10 ans plein de vie, se hâte de prendre son petit-déjeuner avant de rejoindre son école, l’école publique Dimassa B de Kaya. Cette année il entre en CE2. « Je suis content d’aller en cours. J’y joue beaucoup avec mes amis et j’apprends à écrire, à lire et à compter » dit-il, tout sourire. Lorsqu’il sera grand, Hadaré voudrait pouvoir « protéger sa famille, » explique t-il.

Comme les 615 élèves déplacés internes de l’école Dimassa B – qui en compte 622 – Hadaré est arrivé il y a quatre ans à Kaya avec ses parents. Ensemble, ils ont fui Daké, un village situé à une centaine de kilomètres de Kaya, à cause de l’insécurité. Pour sa mère Fatmata, le fait que ses enfants puissent reprendre le chemin de l’école – et gratuitement – est une aubaine : « Nous sommes arrivés à Kaya démunis, sans argent, et inquiets de l’avenir de nos enfants ». Elle ne se doutait pas que l’école publique intégrerait ses enfants sans rien demander. « Quand je les vois aller à l’école, mon cœur est plein d’espoir parce qu’ils vont prendre la relève. Ils auront un meilleur avenir que le nôtre, » souffle-t-elle.

Son récit est semblable à celui d’Aïssa, la soixantaine, également déplacée. Elle est la présidente de l’association des mères éducatives. Elle est arrivée à Kaya en 2019 avec toute sa famille. Ils ont cheminé 11 km sur des charrettes durant trois jours, de Nagraogo à Barsalogho, puis 45 km de Barsalogho à Kaya. Arrivés en milieu d’année scolaire, les enfants n’ont pas pu intégrer l’école avant la rentrée suivante. Sa fille Edith, qui est actuellement en CM2, a alors pu retrouver le chemin de l’école. « Elle sera mieux lotie que moi et c’est le souhait de tout parent » explique Aïssa. Son petit-fils de 16 ans, Amado, présente encore des signes de traumatisme suite aux violences qui ont poussé sa famille à quitter Nagraogo. « Ils ont tué mon oncle » dit-il, après un long silence. Bien qu’il suive les cours au lycée de la localité, Amado souhaite retourner dans son village avec sa grand-mère. « Ici mamie souffre. Il faut tout acheter, l’eau, le bois, tout. A Nagraogo ce n’était pas ainsi. Elle vendait sa bouillie et gagnait de l’argent, » rapporte tristement le jeune homme. Malgré toutes les difficultés du quotidien, Amado a des bonnes notes : l’an dernier il a obtenu une moyenne de 14 sur 20.

Comme Edith, Amado et Hadaré, de nombreux déplacés internes ont eu la chance de retourner dans les salles de classe grâce aux efforts du Gouvernement, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et d’autres partenaires humanitaires. C’est grâce à l’ensemble de ces efforts, que les écoles Dimassa ou Koomlakré ont pu entamer cette année scolaire avec sérénité. Au début du mois de septembre, l’école de Komlakré faisait partie des 230 écoles qui servaient d’abris aux plus de 50 000 personnes déplacées ayant fui les violences dans le pays. Youssoufou est le directeur de l’école Koomlakré : « Début septembre, environ 500 personnes occupaient la totalité des salles de classe de l’école ». Grace aux partenaires humanitaires qui ont pu leur fournir des kits abris et des articles ménagers essentiels, l’école a été libérée et la rentrée scolaire a pu se tenir le 15 septembre 2023. « Pour cette rentrée, nous accueillons 632 élèves dont 459 élèves déplacés. »Malgré tout, même si ces écoles ont pu rouvrir, les défis restent importants, liés notamment à l’arrivée massive de nouveaux élèves. « Nous manquons de salles de classes et cela contraste avec le nombre pléthorique d’élèves, » confie le directeur, « il y’a entre 100 et 140 élèves par classe. Il n’y a qu’une seule pompe à eau pour les 1 500 élèves des écoles alentours et deux latrines fonctionnelles. » C’est en vue de répondre à ces difficultés que rencontre le système éducatif que le Gouvernement a travaillé avec les partenaires engagés à travers le Cluster Education, en coopération avec, pour mettre en place un certain nombre d’initiatives dont les espaces temporaires d’apprentissage, la stratégie de scolarisation accélérée avec passerelle et le programme d’éducation par la radio. Selon le directeur de la radio Manégada de Kaya, ce programme a permis en 2022 d’encadrer au moins 13 000 enfants dans cinq communes de la région (Kaya, Barsalogho, Pensa, Tougouri et Bourzanga). Albert Sawadogo, père de deux petites auditrices de ces émissions éducatives assure que le changement est net dans l’éveil de ses enfants : « ce sont elles qui m’apprennent les règles d’hygiène à la maison maintenant ».Le directeur provincial de l’éducation, Barkibila Sawadogo, salue l’ensemble de ces initiatives qui permettent d’offrir une continuation d’éducation aux enfants déplacés, une priorité pour les autorités. Pour lui, les défis demeurent nombreux, à savoir la dotation en kits scolaires, l’installation immédiate d’espaces temporaires d’apprentissage dans les communes qui n’en disposent pas, et le renforcement des capacités des enseignants dans la prise en charge psychosociale des élèves déplacés. Loin de toutes ces préoccupations, à l’ombre d’un arbre au sein de l’école Komlokré, un groupe de jeunes filles révise consciencieusement. Parmi elles, Asseta, qui rêve de devenir enseignante, et Pascaline, qui compte devenir médecin. Des rêves plein la tête, elles veulent prendre la relève pour que les enfants du Burkina retrouvent le sourire, la paix et le bien-être.

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation
Coordination
Visites de courtoisie OCHA aux leaders religieux.
OCHA a rendu des visites de courtoisie aux leaders réligieux afin de mieux se faire connaitre ainsi que l’action humanitaire et promouvoir une bonne compréhension du mandat et des principes humanitaires.

Visites de courtoisie aux leaders religieux

Les dirigeants des différentes communautés confessionnelles du Burkina -à savoir la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) et l’Eglise Catholique - ont reçu la vise d’une délégation de OCHA. A travers ces visites de courtoisie, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), souhaite mieux se faire connaitre ainsi que l’action humanitaire et promouvoir une bonne compréhension du mandat et des principes humanitaires. Reçu tour à tour, par le présidium de la FAIB, dirigé par le Président El Hadj Oumarou ZOUNGRANA ; par lebureau de la FEME, dirigé par le pasteur Henri Yé et par l’archevêque métropolitain de Ouagadougou, le cardinal Philippe Ouédraogo, Monseigneur Justin KIENTEGA, Evêque de Ouahigouya et Responsable OCADES/CARITAS et Monseigneur Laurent DABIRE, Evêque de Dori et Président de la Conférence épiscopale Burkina/Niger), OCHA a brièvement présenté ses missions, le mandat et les principes humanitaires. Il a souligné dans les échanges, que la coordination humanitaire vient en soutien des efforts nationaux de répondre à la crise humanitaire qui prévaut, tout en restant respectueux du cadre légal et des principes régissant l’aide d’urgence. OCHA a, par ailleurs, souligné que l’un des défis majeurs des humanitaires reste la nécessité d’obtenir les ressources nécessaires et de pouvoir acheminer l’aide aux personnes dans le besoin où qu’elles se trouvent et que ces dernières puissent aussi accéder à l’assistance et aux services sociaux de base. Pour finir, le rôle primordial des communautés y compris des organisations confessionnelles dans l’assistance et le secours aux personnes affectées a été rappelé et salué. Les leaders religieux rencontrés se sont dit heureux et satisfaits de cette démarche de OCHA. Pour eux, le travail humanitaire est la continuité de la charité recommandée par les différentes confessions. Ils ont dit donc être disposés à accompagner OCHA dans ses initiatives d’aide à la compréhension de l’action humanitaire pour plus d’acceptance communautaire.

URL:

Téléchargé le:

Burkina Faso

Rapport de situation
Visuels

Aperçu humanitaire au 30 décembre 2023

Aperçu humanitaire du 30 novembre 2023

De janvier à décembre 2023, 2.9 millions de personnes ont reçu de l’assistance humanitaire d’urgence grâce aux efforts conjugués des partenaires humanitaires. Au cours de cette année, les services aériens humanitaires ont pu livrer plus de 12 000 tonnes métriques de vivres et 900 tonnes métriques de biens non-alimentaires aux populations dans les zones difficiles d’accès. Selon le gouvernement, plus de 300 000 personnes sont retournées dans leurs localités d’origine au courant de l'année. De plus, avec les efforts du gouvernement et de leurs partenaires humanitaires, 1080 structures éducatives ont été rouvertes permettant à 109 000 élèves de retourner à l’école. L’année 2023 a été néanmoins marquée par de nombreux incidents sécuritaires (1699 de janvier à décembre 2023 selon ACLED) et plus de 700 000 personnes ont été nouvellement déplacées. Ces déplacements et la vulnérabilité des communautés face aux effets de la crise sécuritaire, les inondations et les poches de sécheresse augmentent les besoins humanitaires dans le pays. En 2024, selon l’aperçu de la situation humanitaire mondiale, 6,3 millions de personnes (soit 27% de la population) auront besoin d’aide humanitaire dans les 13 régions du pays, soit une hausse de 35 % par rapport à 2023. Quelque 935 millions de dollars US seront nécessaires pour répondre aux besoins urgents de 3,8 millions de personnes ciblées (soit 17% de la population) pour recevoir de l’aide.

URL:

Téléchargé le: