Burkina Faso

Rapport de situation

Faits saillants

  • 1 520 012 personnes déplacées sont enregistrées au Burkina Faso au 30 Avril 2022.
  • 59,13% de ces personnes déplacées internes sont des enfants.
  • 708 341 élèves sont affectés par la fermeture de 4258 écoles.
Des enfants déplacés suite au choc sécuritaire de Seytenga dans la région du Sahel
62,08% soit 8850 des 14256 PDI dénombrées à Dori le 15 juin 2022 sont des enfants

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Chiffres clés

1,5M
Personnes déplacées internes
23,28%
des PDIs sont des femmes
$805,1M
sont requis pour le HRP 2022
4,9M
de personnes dans le besoin.

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Financement

$805.1M
Requis
$238.3M
Reçu
30%
Progrès
FTS

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Contacts

Kristen Knutson

Chef de Bureau, OCHA Burkina Faso

Bénédicte Bama Toé

Chargée de l'Information Publique

Burkina Faso

Rapport de situation
Coordination
Journée mondiale de l'aide humanitaire 2022
Une forte mobilisation en hommage aux travailleurs humanitaires dans les différentes régions

Commémoration Journée Mondiale de l'Aide Humanitaire 2022

Forte mobilisation pour rendre hommage aux acteurs humanitaires

« Il faut tout un village ». C’est sous ce thème global que la communauté humanitaire au Burkina Faso, à l’instar du monde entier, célébré la 23e Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire (JMAH) à travers un panel à Ouagadougou et diverses autres activités dans les régions du Centre Nord ; de l’Est et du Nord. Ces diverses activités de commémoration ont servi de cadre de réflexion et de mobilisation des communautés affectées, des acteurs humanitaires pour des réponses efficientes aux besoins des personnes affectées par la crise. En rappel l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution désignant le 19 août comme la Journée mondiale de l'aide humanitaire, en référence à l’attentat à la bombe contre l'hôtel Canal à Bagdad le 19 août 2003 qui a tué 22 travailleurs humanitaires, dont le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Irak, Sergio Vieira de Mello.

A Ouagadougou, c’est à travers la tenue d’une cérémonie de commémoration officielle, avec comme élément phare un panel d’experts humanitaires, que la JMAH a eu lieu. Ouvrant la cérémonie de la part de son homologue de l’action humanitaire absent, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, M. Robert Kargougou, a saisi cette opportunité pour « inviter les communautés à la base à persévérer dans cet esprit de solidarité et d’entraide ; et saluer les vaillants acteurs du monde humanitaire qui, quotidiennement et inlassablement, œuvrent pour une promotion des droits des personnes déplacées internes et des communautés hôtes vulnérables ». Le panel, tenu sous le thème « Engagement communautaire et réponse humanitaire : comment cocréer des solutions efficaces aux besoins des personnes affectées » a été animé par Saturnin Sankara, Secrétaire permanent du Conseil National du secours d’urgence (SP/CONASUR), Christelle Kalhoulé, présidente du secrétariat permanent des ONG (SPONG), Dr Thomas Ouédraogo, directeur exécutif du centre pour la gouvernance démocratique, de Barbara Manzi coordonnatrice humanitaire sous la modération du directeur de l’association TinTua, Yves Ouoba. Avec comme personnalité ressource, Naaba Wobgo de Kaya, leader communautaire et lauréat du prix Nansen du UNHCR, ce panel a permis à la communauté de rappeler la notion de l’engagement communautaire, de mettre en exergue son importance et de trouver ensemble les voix et moyens pour en faire une réalité tangible dans la réponse humanitaire. Les panélistes ont appelé les acteurs humanitaires à garder au cœur de leurs actions « l’humain » tout en demandant à la communauté de la patience et de la compréhension en vue de faciliter l’action humanitaire sur le terrain.

Dans la région du Centre-Nord la commémoration a connu une mobilisation particulière de la communauté humanitaire et de ses partenaires à travers l’organisation d’une exposition ouverte au public, d’un match de football, d’une sensibilisation sur les VBG, la cohésion sociale et les principes humanitaires, à travers des jeux de questions-réponses et des sketchs. Dans son allocution le haut-commissaire de la province du Sanamatenga a félicité les acteurs humanitaires et les a invités à entretenir une étroite collaboration avec les populations affectées et les services techniques de l’état.

La région de l’Est a elle aussi connue une belle mobilisation lors de la journée à travers la tenue d’une cérémonie officielle au cours de laquelle le gouverneur de la région à appeler les acteurs humanitaires et les communautés à faire du thème « il faut tout un village pour soutenir une personne en situation de crise » une réalité dans la région. Un repas communautaire avec les personnes déplacées internes et un tournoi de football a rehaussé l’éclat de la commémoration.

La région du Nord n’est pas restée en marge de la commémoration de la journée car en plus de l’exposition organisée par les acteurs humanitaires, une plantation d’arbre avec les autorités ainsi qu’un match de football humanitaire-PDI et un jeu radiophonique ont été organisés pour marquer le désir des uns et des autres de collaborer ensemble pour un meilleur avenir des personnes affectées par la crise.

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Rapport de situation
Contexte
Carte sur les déplacements de Seytenga
Le 10 juin 2022, une attaque des GANE contre des populations civiles à Seytenga a fait des dizaines de victimes et pousser plus de 30 000 (au 22 juin 2022) personnes à fuir leurs foyers.

SEYTENGA: Déplacements massifs de population suite à des incidents sécuritaire

Dans la soirée du 10 juin, des éléments d’un groupe arme non étatique (GANE) ont attaqué les populations de la commune de Seytenga (située à 40 km à l’est de la capitale régionale Dori et à la frontière du Niger) dans la province du Séno. Le gouvernement a annoncé à la date du 14 juin 2022, 79 personnes tuées. Cette attaque a induit un nouveau déplacement massif vers la ville de Dori. Le CONASUR a enregistré à Dori à la date du 22 juin 2022, 30 211 personnes déplacées venues de Seytenga et de villages environnants (Soffokel, Yattakou, etc).

  • Des populations en attente d’une assistance humanitaire d’urgence

Selon le cluster protection, c’est un flux important de personnes visiblement apeurées par les violences vécues à Seytenga qui ont rallié Dori. Certaines personnes ont trouvé refuge dans des familles d'accueil, d'autres se sont installés dans les quartiers de Petit-Paris, Yanrala et de nombreuses autres personnes restent aux abords de la RN 3 ne sachant pas où aller. Depuis l’incident, les services de l’action humanitaire sont à pied d’œuvre pour le dénombrement des personnes déplacées mais aussi pour leur apporter quelques premières assistances en termes de prise en charge psychosociale, d’assistance alimentaire et d’abris. A leur côté, la communauté humanitaire est mobilisée pour soulager les personnes affectées qui viennent d’arriver à Dori comme l’a indiqué Barbara Manzi, coordonnatrice humanitaire dans un communiqué condamnant les attaques, « les efforts se multiplient pour mobiliser davantage d’aide pour répondre aux besoins croissants de la population affectée ». Aux 3 000 premières personnes arrivées sur Dori le 13 juin 2022, le stock de l’action sociale a permis de débuter la distribution de 38 tonnes de céréales sur les 100 tonnes à sa disposition sur place. Afin de permettre à la communauté humanitaire de se sont positionner afin de fournir une réponse rapide aux besoins des personnes affectées, des évaluations multisectoriels des besoins sont en cours ainsi que les actions préparatoires en vue de la délivrance des premières réponses.

  • Dori, besoins en eau urgents

Les premiers besoins urgents qui se dégagent sont des besoins en abris, en prise en charge psychosociale, en nourriture et en eau. Le 12 juin, dans une attaque d’un poste de police à Yakouta, 12 km de Dori par des GANE, les installations de l’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) ont été touchées. L’endommagement de cette station de pompage hydraulique alimentant la ville de Dori en eau potable a provoqué des perturbations d’au moins 45% de la desserte en eau potable sur la ville. L’accès à l’eau potable dans les prochains jours risque de devenir la principale préoccupation des PDI et des populations hôtes. La barique d’eau qui se vendait avant les incidents à 500-600 fcfa est aujourd’hui négociée entre 750 et 1 000 fcfa soit une augmentation de prix de 50% à 100%. Selon une visite terrain de la DREA-SHL, l’affluence est plus accentuée au niveau du secteur 5 plus précisément au niveau des forages équipés de PMH de la DREA, de l’archevêché, de l’école primaire de Dori D et de la Direction régionale en charge de l’environnement. Selon le cluster WASH, les interventions prioritaires à mettre en place sont le diagnostic et la réhabilitation/équipement de 5 Pompes d’Eau Autonomes (PEA) en panne et 3 pompes à motricité humaine non équipées ; la réalisation de nouveau forage dans les zones à forte pression ; le soutien en carburant pour le fonctionnement des PEA ; la réalisation de water trucking ; la réalisation des latrines au profits des PDI et ménages hôtes y compris la gestion des boues de vidanges

  • Une réponse pour parer au plus urgent

Dès les premières heures de l’incident la communauté humanitaire s’est mise en alerte maximale afin de fournir une réponse rapide aux premiers besoins exprimés par les déplacés à Dori. C’est dans ce sens que dès les premières heures de la crise, le 13 juin 2022, en plus du le stock dont disposait le CONASUR le PAM a également fourni une assistance alimentaire pour 3 000 personnes, UNICEF à travers son partenaire a déjà pu toucher 268 enfants par une prise en charge psychosociale et UNFPA à délivrer des kits de dignités à une centaine de femmes. Des abris ainsi des kits AME ont aussi été distribués. De plus, le CICR a fourni une demi-tonne de médicaments au centre médical régional. Mais au regard de l’afflux continu du nombre de déplacés, les acteurs humanitaires ont mis le focus sur la réalisation d’évaluation multisectorielle rapide afin de mettre en œuvre une réponse efficiente. Pour cela plusieurs ONG et agences des Nations Unies se sont positionnés pour supporter la réponse dans tous les secteurs.

  • Seytenga : Une situation humanitaire difficile à évaluer

Avant l’attaque des GANE contre les populations civiles, la commune de Seytenga enregistrait une population hôte de 46 390 habitants et 12 353 personnes déplacées internes. En sus des personnes déplacées vers Dori, le HCR a reporté que plus de 200 personnes ont traversé la frontière pour demander l’asile au Niger. A cause des contraintes d’accès difficile, il reste encore difficile d’établir les besoins des populations restées sur place. Une mission d’évaluation multisectorielle pourrait être effectuée en fonction de l’évolution du contexte.

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Rapport de situation
Analyse
L'attente devant un point d'eau à Djibo
La question de l'accès à l'eau potable reste très préoccupante pour les PDI et les population hôtes dans les régions à fort défi sécuritaire et surtout au sahel

REGION DU SAHEL: La complexe situation humanitaire de Djibo et de l’Oudalan

Depuis le début de l’année 2022, la région du Sahel est particulièrement affectée par une dégradation continue de la situation humanitaire due à l’insécurité. Les populations sont contraintes de quitter leurs localités d’origines pour se déplacer vers des zones plus sécuritaires. Elles restent dans une série de mouvements, avec pour conséquence une augmentation importante des besoins multisectoriels et un amenuisement de l’accès humanitaire. Le nombre de personnes déplacées internes (PDI) dans la région du Sahel a augmenté de plus de 61 000 entre janvier et avril 2022 pour atteindre 574 000 dont la moitié (286 000) est abritée à Djibo. Des déplacements dans la région ont continué durant le mois de mai 2022, notamment à Djibo en provenance des villages environnants. Suite à des attaques et de menaces des groupes armés non étatiques (GANE) en janvier 2022 à Deou, Dibissi et Tin-edjar (Oudalan), un grand nombre de personnes se sont déplacés vers Oursi et Gorom-Gorom (Oudalan).

  • Djibo : accès difficile et problèmes d’eau

Djibo est sous blocus continu depuis mars 2022, contraignant aussi bien les humanitaires que les populations à restreindre leurs mouvements au minimum. Face à la montée de l’insécurité due à l’activité des GANE, les cars de transport en commun avaient été contraints d’arrêter la desserte de la localité jusqu’en début avril (7 avril) ou ils ont de nouveau été acceptés après des check points irréguliers. Les populations ont depuis cette période connue une pénurie de denrées de premières nécessités (tels que aliments, eau, savon) mais aussi une inflation des prix des hydrocarbures notamment. Selon les acteurs humanitaires à Djibo, les GANE ont également saboté les antennes de téléphonie mobile renforçant ainsi l’enclavement de la zone puisque qu’aucun appel ne pouvait être soit émis ou reçu.

En plus de la pression sécuritaire, les communautés hôtes ainsi que les PDI que compte la commune font face à une forte pénurie d’eau. En effet deux groupes électrogènes de l’ONEA, ainsi que des forages ont été endommagés, impactant deux tiers de la production d’eau. Menaces des usagers (surtout les femmes) autour des points d’eau ou sur la voie des points d’eau, avec destruction des moyens de collecte et transport et de l’eau (vol des charrettes et ânes, destructions des bidons et conteneurs d’eau), empoisonnements des points d’eau avec du carburant ou des carcasses d’animaux, sabotage du réseau électrique engendrant une interruption ou dysfonctionnement du service d'eau, casses ou destructions des pompes à motricité humaine (PMH) sont les actions commises pour limiter l’accès des populations à cette ressource.

En plus des problèmes d’eau, des problèmes d’abris ainsi que des ruptures de certains produits comme l’huile, le mil et donc par ricochet une augmentation des prix sont accentuent les problèmes dans la ville.

  • Des risques de protection prononcés dans l’Oudalan

La province de l’Oudalan comme celle du Soum a été particulièrement marquée depuis le début de l’année 2022 par une recrudescence des attaques armées. La province compte 89 000 personnes déplacées internes dont 65 000 dans la seule commune de Gorom-Gorom. De façon générale, les populations ont du mal à se déplacer pour rejoindre des zones plus sécurisées notamment dû à l’insécurité sur le trajet. Selon une analyse de risques dans l’Oudalan réalisée en mai 2022 par le cluster protection, en plus de la restriction des mouvements, les femmes font particulièrement l’objet de menaces de violences basées sur le genre.

  • Une assistance humanitaire difficile à mettre en œuvre

Les défis d’accès à ces deux localités de la région du Sahel, rendent difficiles voire quasi impossible l’assistance humanitaire aux personnes affectées. Alors que quelques acteurs humanitaires étaient prêts à convoyer des kits AME, le blocus en cours depuis mars a rendu impossible cette opération. UNICEF qui envisageait de renforcer la production de l’ONEA avec une dotation d’un générateur de 167 KVA, se trouve confronté au problème d’acheminement jusqu’à Djibo et du manque de carburant dans la ville. En plus de ces contraintes opérationnelles, l’agression physique de 2 agents d’une ONG humanitaires à Djibo montre le niveau de tension dans la ville et met à nue la tendance de suspicion contre les humanitaires qui pourrait compliquer le travail des acteurs humanitaires sur le terrain.

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Rapport de situation
Contexte
Avec l'appui de l'association, certaines femmes PDI trouvent des activités génératrices de revenus.
Ici ce groupe de femmes participent à la chaîne de l'étuvage du riz.

L’Association les femmes persévérantes du Gulmu au secours des femmes déplacées internes de Fada

Pour nourrir leurs enfants maintenant totalement à leur charge et assurer la scolarité de ceux toujours en âge d’aller à l’école, les femmes déplacées internes de Fada ont recours à l’appui d’une association locale « Association des femmes persévérantes du Gulmu». Grace à cette association elles reçoivent certaines des Articles ménagers essentiels (marmites, futs et seaux), des abris (l’association les accueille ou loue pour elles des maisons de moindre coût) et d’autres un petit fond de roulement de 20 000 fcfa pour entreprendre une activité génératrice de revenus.

Pour Mariam Nassouri -veuve et mère de 4 enfants, forcée de trouver refuge à Fada après l’assassinat de son mari dans leur village de Namoungou- les actions de cette association sont vraiment salutaires car sans cet appui, elles auraient perdu toute dignité. « Cela fait deux ans que nous sommes à Fada et jusque-là nous n’avons jamais eu la chance d’être enregistrées pour recevoir une quelconque aide. Aux premiers moment l’association nous a doté de sacs de mais, sinon nous aurions dû mendier ou nous prostituer pour avoir à manger pour nos enfants. »

Quant à Kima Sadia -jeune femme de 23 ans avec 3 enfants venue de Namoungou pour trouver refuge à Fada- elle assure que la vente de son toffu (plus communément appelé soja ici) lui permet de prendre soin de ses trois petits et que parfois en manque de nourriture c’est cela même qu’ils mangent en attendant un autre repas. Ce commerce, elle a pu l’initier grâce au fond de roulement de 20000 qu’elle a reçu de l’association. « Avec l’argent que j’ai reçu j’ai acheté les graines de soja que j’ai transformé sur deux jours, en toffu. Après fritture, je mets le toffu sur des broches et je vais devant le centre de santé de mon secteur pour le vendre. Les gens aiment bien alors il arrive que je fasse de bonne recettes certains jours. Avec ce que je gagne, j’appuie mes belles mamans pour nourrir la famille et j’en garde un peu pour assurer les besoins urgents de mes enfants. Le plus grand (7ans) va à l’école, alors je dois veiller a ce qu’il n’abandonne grâce au peu que je gagne » nous explique t elle.

Selon Tankoano/Ouédraogo Clarisse, présidente de l’association des femmes persévérantes du Gulmu, l’association même auparavant établi à Namounou a dû fuir les exactions des groupes armés non étatiques pour s’établir à FADA. « Que peut faire une association déplacée si ce n’est venir en aide aux personnes déplacées ? depuis 3 ans que nous sommes à Fada, nous avons fait une sensibilisation auprès des populations hôtes afin que les PDIs soient accueillies avec compassion et qu’il existe une cohésion entre elles. A toutes celles qui arrivaient vraiment démunies nous avons trouvé r des maisons à louer ou négocier pour elles des espaces ou vivre, ensuite nous leur fournissons de quoi manger pour enfin former certaines à l’étuvage du riz, la fabrication du Soumbala (épices africaine à base de graines de néré) et la mise en place d’AGR. De voir que certaines d’entre elles s’en sortent grâce à cela nous rend extrêmement fières ».

Désormais dolotière au secteur 1 de Fada, Diapa Djingri, 23 ans et 4 enfants et aussi bénéficiaire de l’association, elle se sent reconnaissante pour l’aide dont elle a bénéficié. « J’ai reçu des marmites de l’association qui me permettent de préparer et de vendre du dolo. Lors de la vente hebdomadaire je peux avoir un bénéfice de 5000 que je réinjecte dans la production et un peu pour nourrir mes enfants. Dans mon village je faisais moi-même germer mon sorgho mais ici je dois en acheter, cela me revient plus cher et diminue la qualité de mon dolo, mais cette activité me permet de maintenir ma tête hors de l’eau et c’est cela l’essentiel »

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Rapport de situation
Coordination
Le forum sur le leadership des femmes dans l'humanitaire
Pour célébrer la journée internationale de la femme, les femmes des ONG humanitaires ont organisé un forum à Ouagadougou

Un forum sur le leadership féminin dans l'humanitaire

En prélude à la célébration de la journée internationale célébrée chaque 8 mars de par le monde, les femmes travaillant dans l’humanitaire des ONG nationales et internationales ont organisé le vendredi 4 Mars à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, un forum du leadership féminin dans l’humanitaire. L’objectif de ce forum a été pour ce consortium de sensibiliser la jeune femme encore en formation aux métiers de l’humanitaire et de les motiver à y venir. C’est donc par le biais de panels tenus tous le long de la journée au sein de l’université que les femmes déjà actives dans la communauté humanitaire au Burkina Faso ont partagé avec les étudiants et étudiantes des expériences et informations sur les ONG dans l’humanitaire, afin de susciter leur adhésion. 3 panels suivi d’échanges et de partage d’expérience ont marqué la journée : l’engagement féminin dans la réponse humanitaire (formations, carrières et métiers), femmes manageurs dans l’humanitaire (Défis, enjeux et Opportunités) et Carrière, travail et vie de famille dans l’humanitaire.

Pour Christelle Kalwoulé, présidente du Conseil d’administration du Secrétariat permanent des ONG (SPONG) et participante au forum « cette initiative est fort appréciable car c’est l’occasion pour nous de démystifier le travail humanitaire jadis perçu comme faisant peur et donc moins bien pour les femmes. Comme dans les autres corps de métier, il existe des risques et il faut juste travailler à les minimiser. J’affirme donc que dans le monde humanitaire, les femmes tout comme les hommes y ont toute leur place et c’est à elles de travailler à les occuper »

 

 

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Communiqué de Presse 20 MILLIONS DE DOLLARS ADDITIONNELS AU BURKINA FASO POUR REPONDRE AUX BESOINS HUMANITAIRES URGENTS

Communiqué de Presse: 20 MILLIONS DE DOLLARS ADDITIONNELS AU BURKINA FASO POUR  REPONDRE AUX BESOINS HUMANITAIRES URGENTS

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Le CERF a octroyé 6 millions de dollars additionnels pour la réponse aux urgences alimentaires et nutritionnelles au Burkina Faso

Communiqué de presse:Le CERF a octroyé 6 millions de dollars additionnels pour la réponse aux urgences  alimentaires et nutritionnelles au Burkina Faso

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Communiqué de presse contre les attaques de Seytenga

Communiqué de presse contre les attaques de Seytenga

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Suivi des financements HRP 2022 - 31 Juillet 2022

Suivi des financements HRP 2022

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Situation des personnes déplacées internes (PDI) - Mai 2022

Situation des personnes déplacées internes (PDI)

Situation des personnes déplacées internes (PDI)

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Aperçu de la situation humanitaire - 31 Mai 2022

Aperçu de la situation humanitaire

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Bilan de la réponse humanitaire (Janvier à Mai 2022)

Bilan de la réponse humanitaire (Janvier à Mai 2022)

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Plan de Réponse Humanitaire Addendum

Plan de Réponse Humanitaire Révisé (Addendum) Août 2022

Le présent addendum au Plan de réponse humanitaire 2022 a été rédigé en tenant compte du contexte humanitaire au Burkina Faso et la hausse globale des prix. De fait et au vu de l’augmentation des besoins humanitaires, le nombre de personnes dans le besoin est passé de 4, 9 millions. La communauté humanitaire propose un addendum du Plan de Réponse humanitaire (HRP) pour une priorisation de l’action. 805 millions de dollars américains sont nécessaires pour offrir une assistance digne et adéquate aux personnes en situation d’extrême besoin, soit une augmentation de 36% par rapport au HRP originel (de 591 millions de dollars).

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