Burundi

Rapport de situation

Faits saillants

  • Mise à jour de la situation de la COVID-19
  • Les précipitations d’octobre à décembre risquent d’exacerber les besoins des populations vulnérables
  • Au moins 42% de personnes ciblées par le Plan de réponse humanitaire ont été assistées malgré le faible financement
  • Plus de 20 000 burundais rapatriés sur base volontaire depuis janvier
  • Le Coordonnateur résident ad intérim, M. Niels Scott déjà sur le terrain
Décommissionnement du site des déplacés de Winterekwa. © Help a Child 2020/Jean Asali Lobiko
Décommissionnement du site des déplacés de Winterekwa. © Help a Child 2020/Jean Asali Lobiko

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Rapport de situation

Chiffres clés

1,74M
Personnes dans le besoin (2020)
887K
Personnes ciblées (2020)
127K
Personnes déplacées internes
1,74M
Personnes en insécurité alimentaire
589
# cas de COVID-19
1
# décès lié au COVID-19

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Financement

$197.9M
Requis
$74.6M
Reçu
38%
Progrès
FTS

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Contacts

Jutta Hinkkanen

Chef de Bureau

Annick Ndayiragije

Chargée de l'information publique

Burundi

Rapport de situation
Contexte
Evolution des cas de la COVID-19 © OCHA 2020
Evolution des cas de la COVID-19 © OCHA 2020

Mise à jour de la situation de la COVID-19

Date des premiers cas confirmés : 31 mars 2020

Nombre total de tests effectués : 50 363 (au 31 octobre)

Total des cas : 589 (au 31 octobre)

Total des cas guéris : 518 (88%) (au 31 octobre)

Nombre total de décès : 1

Provinces/districts touchés : 24/47 districts sanitaires (51%) sont touchés, répartis dans 14/18 provinces (67%). La majorité des cas (68%) se trouvent dans la ville de Bujumbura, dans 3 districts sanitaires : Bujumbura Nord (137 cas), Bujumbura Centre (152 cas) et Bujumbura Sud (111 cas).

Vols / Frontières : Tous les vols commerciaux de passagers ont été suspendus le 22 mars. Les vols humanitaires, diplomatiques et d'évacuation médicale d'urgence sont exemptés de cette suspension. Les frontières terrestres avec la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été réouvertes le 15 avril pour permettre la circulation des marchandises et le retour des rapatriés. La frontière avec la République-Unie de Tanzanie est restée ouverte.

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Contexte
Un agent de la Croix-rouge burundaise désinfecte les lieux et les eaux stagnantes à Gatumba, dans la province de Bujumbura Rural. Photo : © OCHA 2020/Lauriane Wolfe
Un agent de la Croix-rouge burundaise désinfecte les lieux et les eaux stagnantes à Gatumba, dans la province de Bujumbura Rural. Photo : © OCHA 2020/Lauriane Wolfe

Les précipitations d’octobre à décembre risquent d’exacerber les besoins des populations vulnérables

En avril-mai 2020, des fortes précipitations ont fait déborder la rivière Rusizi à Gatumba en province de Bujumbura Rural, déplaçant plus de 46 000 personnes dont environ 24 000 personnes installées dans les sites  de déplacement. La situation de ces familles, se trouvant dans les sites et aux alentours de la rivière, risque de devenir critique en cette saison.

Suite aux fortes pluies en avril et mai 2020, certains quartiers de Gatumba sont toujours inondés, ce qui handicape le retour des déplacés dans leurs habitations. Cette situation augmente le risque de prolifération de certaines pathologies comme les infections respiratoires aigües (la COVID-19 inclus), les maladies hydriques, les allergies, le paludisme et les dermatoses. A cela s’ajoute un risque important de transmission des infections ou maladies sexuellement transmissibles causés en partie par la promiscuité et par la violence basée sur le genre.

Les partenaires humanitaires et le Gouvernement du Burundi ont fourni une grande assistance à ceux affectés par cette situation. Par exemple, l’UNICEF mène des activités d’approvisionnement en eau dans les sites (avec une capacité limitée), l’association locale ‘Social Action for Development’ (SAD) fournie des services de protection de l’enfance et l'organisation Médecins Sans Frontières soutient les services de santé. OCHA continue à faciliter des réunions hebdomadaires de coordination de la réponse humanitaire de Gatumba.

Malgré ces efforts, les besoins multisectoriels de cette population déplacée persistent. Les tentes sont délabrées suite à l’usure et les occupants ne sont pas à l’abri des nouvelles intempéries. Il se remarque également une insuffisance accrue de vivres et d’articles non alimentaires notamment les nattes, couvertures, biens ménagers, moustiquaires, et les kits de dignité pour les femmes et les filles en âge de procréer.

A ce jour, 42% du budget requis a été mobilisé auprès du Fond central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF). Les partenaires utilisent déjà une partie de ces fonds pour établir le profil des personnes déplacées internes (PDI) et identifier celles qui peuvent et veulent retourner dans leur habitation. L’objectif à court terme est de démonter les sites de déplacement et de fournir des solutions plus durables. D’autres fonds supplémentaires sont requis afin de couvrir les besoins de base (vivres, abris, et approvisionnement en eau) des personnes affectées à Gatumba, sur une période allant d’octobre à décembre 2020.

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Contexte
Une femme déplacée par les inondations dans un abri de fortune avec son nouveau-né au site de déplacés de Kigaramango à Gatumba, province de Bujumbura Rural. © UNHCR 2020/Bernard Ntwari
Une femme déplacée par les inondations dans un abri de fortune avec son nouveau-né au site de déplacés de Kigaramango à Gatumba, province de Bujumbura Rural. © UNHCR 2020/Bernard Ntwari

Au moins 42% de personnes ciblées par le Plan de réponse humanitaire (PRH) de 2020 ont été assistées malgré le faible financement

Jusqu’à fin juin 2020, les acteurs humanitaires ont pu fournir une réponse multisectorielle à 42% des 887 000 personnes ciblées dans le Plan de réponse humanitaire (PRH) révisé de 2020. La situation humanitaire a été particulièrement impactée par le contexte lié à la pandémie de la COVID-19, le sous-financement du plan et les aléas climatiques.

Malgré certaines limitations, à titre d’illustration, le secteur de la sécurité alimentaire a pu assister 547 924 personnes, avec des rations alimentaires et une assistance en espèces ; le secteur éducation a assisté 19 637 élèves avec du matériel pédagogique et didactique aux enfants (les écoles n’ont pas été fermées pendant la crise de la COVID-19) et le secteur de l’eau, hygiène et assainissement a assisté  149 056 personnes en kit standard d'eau, hygiène et assainissement, et à travers les messages de sensibilisation surtout dans les zones de l’Ouest du pays affectées par les désastres naturels et ayant enregistré des cas de choléra. 

Le PRH 2020 est financé à 35,2% (au 13 novembre 2020). Les secteurs les plus financés (à au moins 65%) sont ceux de la nutrition (67%) et la coordination (65%) alors que la sécurité alimentaire est à 41% de financement. Les secteurs les plus sous-financés sont ceux de santé; abris et articles non-alimentaires; eau, hygiène, et assainissement; protection; éducation et les réponses multisectorielles aux réfugiés et aux rapatriés (à moins de 25%),

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Contexte
Un convoi des réfugiés rapatriés du Rwanda arrive à la frontière burundaise de Nemba. Ils attendent de passer des tests COVID-19. © UNHCR 2020/Bernard Ntwari
Un convoi des réfugiés rapatriés du Rwanda arrive à la frontière burundaise de Nemba. Ils attendent de passer des tests COVID-19. © UNHCR 2020/Bernard Ntwari

Plus de 20 000 burundais rapatriés sur base volontaire depuis janvier

Depuis le début du processus de rapatriement des burundais en septembre 2017, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a facilité le rapatriement volontaire de 102 761 Burundais. Au cours de 2020, le HCR a pu rapatrier 23 041 burundais à la date du 14 Octobre 2020 sur un total de 50 000 personnes au retour planifié.

De ce nombre des rapatriés en 2020, la grande majorité provient de la Tanzanie (19 850), ensuite du Rwanda (2 606) et de la République démocratique du Congo (584). Depuis le mois d’août 2020, les réfugiés burundais vivant au Rwanda ont manifesté l’intention de retourner au pays. Presque tous les retours du Rwanda et de l'Ouganda ont été jusqu'ici des retours spontanés.

Confronté à un faible niveau de financement, le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement, font face à trois défis majeurs ; assurer la continuité du processus de rapatriement en toute dignité et sécurité ; soutenir la réintégration durable des rapatriés au sein des communautés hôtes ; et garantir la protection et la bonne réinsertion des rapatriés dans les communautés d’origine.

Le Plan de réponse régionale aux réfugiés burundais 2019-2020 (PRRR) est un des moins financés au monde. Le HCR lance un appel de $189.8 millions de dollars pour pouvoir le financer.

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Coordination
Monsieur Niels Scott,  Coordonnateur résident a.i du système des Nations Unies, lors de son allocution à la célébration de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles à Mugina de la province Cibitoke 2020. © PNUD 2020/Landry Gakuba
Monsieur Niels Scott, Coordonnateur résident a.i du système des Nations Unies, lors de son allocution à la célébration de la Journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles à Mugina de la province Cibitoke 2020. © PNUD 2020/Landry Gakuba

Le nouveau Coordonnateur résident ad interim, M. Niels Scott déjà sur le terrain

Le Coordonnateur résident ad interim (CR a.i.) des Nations Unies (NU) pour le Burundi, M. Niels Scott a pris ses fonctions dans le pays en octobre 2020.

Le 9 octobre, après avoir eu des rencontres et échanges avec différentes personnalités et autorités du pays pour s’enquérir de la situation humanitaire, M. Scott a participé aux cérémonies marquant la célébration de la journée internationale de prévention des catastrophes naturelles, à Mugina dans la province de Cibitoke. Pour marquer cette occasion, le PNUD a fourni des matériaux d’une valeur de 600 000 dollars destinés à la reconstruction des maisons en faveur d’au moins 250 familles victimes des éboulements de terrain survenus sur la colline Nyempundu à Cibitoke. Le CR a.i. a aussi présidé en date du 27 et 28 octobre, les travaux de l’atelier d’analyse des besoins humanitaires pour 2021, pour remercier tous les efforts collaboratifs de la communauté humanitaire et le Gouvernement.

Le Burundi est l'un des pays les plus sensibles au changement climatique et aux catastrophes naturelles récurrentes. A la fin 2019, la hausse des températures de l'océan Indien a contribué à l'augmentation du nombre et de l'ampleur des catastrophes naturelles dans le pays. Entre octobre 2019 et octobre 2020, des inondations, des glissements de terrain et d'autres catastrophes ont touché 13 des 18 provinces du Burundi. Ils ont causé d'importants dégâts à la production agricole, aux abris et aux infrastructures (routes, écoles et ponts), et les inondations ont déplacé des milliers de personnes à l'intérieur du pays. Les catastrophes naturelles représentent 83% des déplacements internes au Burundi. Les effets des aléas climatiques continuent d'affecter la production agricole dans un contexte où 90% de la population dépend de l'agriculture de subsistance.

Le CR a.i. compte continuer à soutenir le Gouvernement dans ses efforts pour renforcer sa capacité en matière de réduction des risques de catastrophes et à mieux se préparer à répondre aux risques liés au climat.

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