Burundi

Rapport de situation

Faits saillants

  • Les retours de réfugiés burundais au pays s’accélèrent en 2021
  • La vigilance reste de mise sur la situation épidémiologique du Burundi
  • Cycle de programmation humanitaire 2022
Des enfants anciens réfugiés burundais rapatriés de l'Ouganda jouent au centre de transit de Kinazi, au Burundi. ©UNHCR/Bernard Ntwari
Des enfants anciens réfugiés burundais rapatriés de l'Ouganda jouent au centre de transit de Kinazi, au Burundi. ©UNHCR/Bernard Ntwari

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Chiffres clés

12,6M
Population totale
2,3M
Pers. en besoin d'aide humanitaire en 2021
1,06M
Personnes ciblées en 2021
580K
Personnes assistées en 2020 (65,5%)
2M
Personnes en insécurité alimentaire (2021)
116K
Personnes déplacées internes (08/2021)
20332
Cas confirmés de Covid-19 (au 17 novembre)
14
Décès liés à la Covid-19 (au 17 novembre)
1329
Pers. vaccinées contre la Covid-19 (17/11)

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Financement

$194.7M
Requis
$67.3M
Reçu
35%
Progrès
FTS

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Contacts

Lucien Simba

Chef de Bureau adjoint

Camille Marquis

Chargée de l'information publique

Annick Ndayiragije

Chargée de l'information publique

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Contexte
Des réfugiés burundais rapatriés se trouvent au centre de transit de Gihanga, au nord-ouest du Burundi. ©UNHCR 2021/Bernard Ntwari
Des réfugiés burundais rapatriés se trouvent au centre de transit de Gihanga, au nord-ouest du Burundi. ©UNHCR 2021/Bernard Ntwari

Les retours de réfugiés burundais au pays s’accélèrent en 2021

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), avec le concours de ses partenaires, facilite le retour volontaire de réfugiés burundais vivant dans les pays voisins du Burundi depuis septembre 2017 et à la date du 31 octobre 2021, un total de 181 315 personnes sont rentrées au Burundi. Parmi elles, 60 821 personnes sont rentrées entre janvier et octobre 2021, soit une augmentation de 126 pour cent par rapport à la même période en 2020, où 26 868 personnes ont été rapatriées. Selon le HCR, des évaluations sont menées afin de s’assurer que la décision de rentrer est volontaire, libre et informée et que les rapatriements se déroulent dans la sécurité et la dignité. En 2021, environ 1 500 personnes arrivent en moyenne chaque semaine par convoi au Burundi. Le plan conjoint de rapatriement et réintégration des réfugiés (JRRRP) projetait de rapatrier près de 143 000 personnes en 2021. Au 31 octobre, 43 pour cent des retours planifiés ont été menés à bien. Au 31 octobre 2021, il reste encore 320 340 réfugiés burundais dans les pays de la région, dont 266 840 (83 pour cent) dans les pays voisins du Burundi, à savoir la Tanzanie (126 534 personnes), la RDC (40 601), le Rwanda (47 806), et l’Ouganda (51 899). Ces derniers sont pris en compte par le plan de réponse régional pour les réfugiés burundais (RRP) qui a été lancé en février 2021. Au total, 53 500 autres réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent au Kenya, au Mozambique, au Malawi, en Afrique du Sud et en Zambie. À leur arrivée dans l’un des cinq centres de transit, les rapatriés reçoivent des articles ménagers et une aide en espèces pour les aider à entamer une nouvelle vie. La subvention en espèces est utilisée à 35 pour cent pour acheter des biens domestiques, à 21 pour cent pour les abris et à 19 pour cent pour la location de terrains. Pour soutenir les communautés, le HCR a également inauguré récemment le premier centre national de prévention et de traitement de la Covid-19 au Burundi, situé dans la province de Cankuzo, dans l’est du pays, où de nombreux rapatriés arrivent.

Davantage de financements sont nécessaires pour soutenir les retours et la réintégration des rapatriés

En raison du nombre croissant de retours observé cette année comparé à l’année précédente, plus de fonds sont requis. Les partenaires humanitaires estiment qu’ils font face à un faible financement. Le JRRRP requiert un financement d’un peu plus de 104,3 millions de dollars américains. À la fin octobre, le taux de financement du plan était de seulement 10 pour cent. Ce plan sera mis à jour pour l’année 2022. Le contexte lié à la pandémie de Covid-19 augmente les besoins de financement afin de garantir un accueil se conformant au respect des mesures barrières contre la Covid-19. Selon les évaluations effectuées par le HCR dans le cadre du monitoring de protection dans les zones de retour, 30 pour cent des rapatriés ne sont pas satisfait du niveau de leur réintégration. Selon le suivi de protection du HCR, en 2021, 92 pour cent des ménages déclarent être retournés dans leurs zones d’origine au Burundi. Néanmoins, on note actuellement une augmentation significative du nombre de rapatriés qui ne sont pas retrouvés dans leurs zones de retour d’origine (9 pour cent en 2019, 34 pour cent en 2020 et 31 pour cent en 2021). Au total, 66 pour cent des ménages rapatriés n’ont pas accès à un abri pendant les six premiers mois après leur retour au Burundi. Environ 27 pour cent des adultes rapatriés ne possèdent pas de documents d’identité et moins de la moitié des enfants rapatriés disposent de leurs extraits d’acte de naissance (48 pour cent). Seulement 50 pour cent des enfants rapatriés sont scolarisés. La non-scolarisation des enfants rapatriés les expose à la négligence, à l’exploitation et à d’autres formes de violence et d’abus sexuels. Si 95 pour cent des rapatriés indiquent avoir accès à l’eau potable, plus de 53 pour cent d’entre eux ont recours aux fontaines publiques pour pouvoir accéder à l’eau. Au total, 19 pour cent des ménages rapatriés indiquent ne pas avoir accès aux services de santé primaires dans les zones de retour. Un soutien financier plus important est nécessaire pour parvenir à une réintégration durable, tant pour les personnes qui rentrent que pour les communautés d’accueil au Burundi. Selon le HCR, il y a actuellement de nombreuses situations de déplacement international prolongé dans le monde. Le Burundi est un rare exemple où un nombre important de réfugiés rentrent chez eux. Cependant, sans mesures d’accompagnement et des services sociaux de base dans les zones de retour pour soutenir la réintégration, le déplacement en sens inverse pourrait s’observer.

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Contexte

La vigilance reste de mise sur la situation épidémiologique du Burundi

Malgré une situation épidémiologique relativement stable au Burundi en 2021, le risque posé par des maladies contagieuses à potentiel épidémique telles que la Covid-19 et le choléra reste grand. Si la tendance à la hausse des cas de Covid-19 entre juillet et début octobre 2021 s’est inversée, le lent démarrage de la campagne de vaccination de la population burundaise laisse le pays à risque de nouvelle résurgence épidémique. Par ailleurs, alors qu’aucun cas de choléra n’avait encore été recensé en 2021, une personne a été testée positive le 5 novembre en province de Cibitoke, au nord-ouest du pays. Compte tenu de l’aspect hautement contagieux de cette maladie, les autorités sanitaires sont très vigilantes. Les autorités sanitaires du Burundi restent également très vigilantes face à la résurgence de la Maladie à Virus d’Ebola (MVE) à Beni, à l’est de la RDC, se trouvant à seulement 600 kilomètres du Burundi. Elles ont ainsi mis à jour le plan de contingence national de préparation à la menace de la MVE.

La vaccination contre la Covid-19 démarre au Burundi

Le 18 octobre, le Gouvernement du Burundi a initié la vaccination de sa population. Jusqu’ici, le Burundi était l’un des deux derniers pays africains avec l’Erythrée à ne pas encore avoir commencé à vacciner. Le 7 octobre, le Plan national de riposte face à la Covid-19 a été mis à jour pour une période de six mois, jusqu’à mars 2022. Il inclut à présent un pilier vaccination. Dans un premier temps, un site de vaccination a été ouvert en mairie de Bujumbura dans les locaux du Programme élargi de vaccination (PEV). Trois autres centres ont été ouverts le 25 octobre dans les hôpitaux de districts Kamenge et Ruziba, ainsi qu’au centre Bon Accueil de Bwiza. Un plan national de déploiement a été élaboré et devrait être validé prochainement, pour l’installation de plus de 100 sites de vaccination dans tout le pays. Les doses de vaccin actuellement administrées ont été données par la Chine : 500 000 doses du vaccin Sinopharm sont arrivées au Burundi le 14 octobre. Au 17 novembre 2021, seules 1 329 doses de vaccin ont été administrées dans les sites de Bujumbura Mairie (835 personnes ont reçu une première dose, 494 personnes les deux doses). Dans le cadre de l’African Vaccine Acquisition Trust de l’Union Africaine (AVAT), la Banque mondiale s’est également engagée à donner 2,4 millions de doses. Le 16 novembre, le premier lot de vaccins promis par la Banque mondiale a été réceptionné par les autorités sanitaires. Par ailleurs, il sied de signaler le faible engouement de la population pour la vaccination, lié notamment à une communication insuffisante encourageant à se faire vacciner, laissant ainsi le pays à risque de résurgence épidémique. Depuis le mois de juillet, les Nations unies ont vacciné près de 1 000 membres de son personnel et leurs dépendants, et certaines Ambassades ont vacciné une partie de leurs ressortissants et personnel au Burundi. Le 18 octobre, les Nations Unies ont débuté une deuxième vague de vaccination, avec 1 100 nouvelles doses de vaccins reçues le 10 octobre, pour une vaccination du personnel des Nations unies et des ONGE partenaires. La résurgence des cas de Covid-19 que connaissait le Burundi depuis le 21 juillet 2021 s’est ralentie depuis début octobre. Le nombre moyen de cas par jour était de 174 cas en août et de 183 en septembre. En octobre, la moyenne du nombre de cas journalier est redescendue à 54 cas, et au cours des 14 derniers jours du mois (18-31 octobre) à 25 cas. Dans les 14 premiers jours du mois de novembre, cette moyenne est descendue à 14 cas par jour, ce qui est inférieur à la moyenne globale de 2021 (61 cas) et à la moyenne des cas avant le 21 juillet (26 cas). Le taux de positivité moyen des tests en août était de 4,29 pourcent, de 2,75 pourcent en septembre, et 1,71 pourcent en octobre. Il est de 0,83 pour cent pendant les deux premières semaines de novembre. Toutefois, le nombre de cas de Covid-19 au Burundi a plus que triplé au cours de ces quatre derniers mois. À la mi-novembre, on recense 20 282 cas de Covid-19 contre 5 792 cas seulement à la mi-juillet.

Premier cas de choléra de 2021 recensé au nord-ouest du pays

Le 5 novembre, un cas confirmé de choléra a été enregistré au nord-ouest du pays sur la colline Rukana, commune Rugombo, en province de Cibitoke. Depuis la notification de ce cas, le Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida (MSPLS) et ses partenaires ont mis en place des mesures de riposte visant à contenir cette maladie. Le patient a été conduit au centre de santé de Rukana, puis dans le centre de traitement du choléra à Rugombo. Une surveillance active au sein de la communauté s’en est suivie. Les risques de transmission de cette maladie sont accrus en raison du manque d’eau potable et du non-respect des mesures d’hygiène dans la province de Cibitoke, où la population recourt à l’usage de l’eau non traitée des rivières et des marais aussi bien pour la cuisson, la boisson et la lessive. Parmi les mesures à prendre pour limiter la propagation de cette maladie à tendance particulièrement endémique le long du lac Tanganyika et dans la plaine de la Rusizi, dans l'ouest du pays, le pré-positionnement d’un stock de contingence en matière d’hygiène et d’assainissement est essentiel, ainsi que la sensibilisation de la communauté à l’utilisation de l’eau traitée et le renforcement de la surveillance. La dernière épidémie de choléra enregistrée au Burundi date de juin 2019, où plus de 1 000 cas ont été enregistrés, ainsi que sept décès. En 2020, le nombre de cas était descendu à 64 cas. Jusqu’à ce nouveau cas en 2021, aucun cas n’avait encore été recensé cette année. Tous les cinq à six ans, le pays connaît un pic de cas. Lors de l’épidémie en 2013, un total de 936 personnes avaient contracté le choléra dans les provinces de Bubanza et Cibitoke, faisant 17 victimes.

Mise à jour du plan de contingence national de préparation à la menace de la Maladie à Virus Ebola (MVE)

Le 8 octobre 2021, le gouvernement de la République Démocratique du Congo a confirmé la résurgence de la MVE à Beni (Province du Nord Kivu, à l’est de la RDC), avec au moins 100 contacts listés. Le cas concerne un enfant de 3 ans de sexe masculin hospitalisé et décédé le 6 Octobre 2021 au sein d'un établissement sanitaire local. Après la déclaration de la 13ème épidémie au Nord Kivu, le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida du Burundi a revu le plan de contingence pour l’adapter à la nouvelle situation. Le Burundi étant l’un des pays frontaliers de la RDC, avec des frontières formelles et informelles et classé priorité 1, le risque d’avoir des cas importés dans le pays n’est pas à négliger. C’est dans cette optique qu’une évaluation du niveau de préparation du pays a été faite pour identifier les activités prioritaires à mettre rapidement en œuvre dans le pays. Cette évaluation a montré que le score global de préparation du pays à faire face à cette épidémie est de seulement 68 pour cent. Afin de doter le pays de capacités optimales à faire face à cette menace, le plan de contingence national de préparation a été développé. Il couvrira une période d’une année et reprend les 12 piliers de préparation et de réponse à cette maladie, y compris le pilier vaccination. Le budget global identifié pour la mise en œuvre de ce plan de contingence est d’environ 4,8 millions de dollars.

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Coordination
Damien Mama, Coordonnateur résident des Nations Unies au Burundi, ouvre l'atelier de planification humanitaire pour l'année 2022, le 22 novembre 2021. ©OCHA Burundi/Camille Marquis
Damien Mama, Coordonnateur résident des Nations Unies au Burundi, ouvre l'atelier de planification humanitaire pour l'année 2022, le 22 novembre 2021. ©OCHA Burundi/Camille Marquis

Cycle de programmation humanitaire 2022

La conduite du cycle de programmation humanitaire a démarré au Burundi depuis le mois de juillet 2021. Elle consiste en une série d'actions coordonnées, entreprises dans le but de soutenir la préparation d’une réponse humanitaire efficace basée sur une analyse rigoureuse des besoins. Les acteurs humanitaires, en concertation avec leurs partenaires tels que les points focaux des Ministères, ont circonscrit le cadre des facteurs déterminants et aggravants de la situation humanitaire au Burundi. Ils ont évalué les données existantes pour analyser les besoins sur la base des indicateurs sectoriels sélectionnés par les secteurs humanitaires et répartis sur cinq échelles de sévérité des besoins, qui vont de 1 à 5. Le niveau 1 correspond à une situation minimale ou acceptable, 2 à une situation sous pression, 3 à une situation sévère, 4 à une situation extrême et 5 à une catastrophe. Les populations se trouvant au niveau 3 ou plus sont considérées comme des populations dans le besoin (PiN) tandis que celles qui sont aux niveaux 4 et 5 seront la cible du plan de réponse humanitaire. Les différents participants à l’analyse se sont d’abord mis d’accord sur le cadre analytique. Celui-ci se base sur les différentes évaluations des besoins conduites, les études disponibles, l’identification des données et leurs sources, les risques à analyser, les groupes de population affectées à étudier, les conditions humanitaires et l’étendue de l’analyse des besoins devant couvrir tout le pays. Le cadre d’analyse intersectorielle conjointe (Joint Intersectoral Analysis Framework – JIAF) a été choisi pour déterminer les populations dans le besoin au niveau du pays. Compte tenu de leurs spécificités, les secteurs ont utilisé soit le JIAF adapté au contexte du secteur, soit d’autres méthodes d’analyse internes pour déterminer leurs besoins. Le JIAF est une analyse centrée sur les personnes pour une action humanitaire coordonnée et efficace. Il recommande d’analyser les besoins de manière intersectorielle plutôt que multisectorielle. Il donne un cadre de structuration des données et présente d’une manière claire et simple les difficultés auxquelles font face les populations affectées. Pour l’identification des besoins au Burundi, l’équipe de l’analyse, constituée des coordonnateurs de secteurs et appuyée par l’équipe d’OCHA, a couvert les points suivants :

  • Le contexte : Brève présentation de l’analyse du cadre juridique pertinent et de la situation politique, sécuritaire et économique, technologique et démographique, sociale et environnementale, ainsi que des infrastructures existantes. Il est question d’analyser ces neuf thèmes pour identifier les éventuels changements par rapport à l’année passée, et les probables évolutions dans le futur qui pourraient avoir un impact sur le bon fonctionnement du pays et influencer positivement ou négativement les conditions de vies des populations.

  • Les chocs/événements : Analyse des causes de la dégradation des conditions humaines et de la création des besoins humanitaires, de leur périodicité, des facteurs sous-jacents et des vulnérabilités préexistantes.

  • Les impacts ou principaux effets des événements/chocs : Analyse des effets des chocs et/ou des événements sur les personnes, les services et les systèmes ainsi que sur l’accès humanitaire.

  • Conditions humanitaires : Les chocs/événements et leurs impacts placent les populations dans des « conditions humanitaires » liées à leurs conditions de vie, à leur capacité d’adaptation et à leur capacité à faire face aux chocs/événements dans le futur, ainsi qu’à leurs conditions en termes de bien-être mental et physique (la survie). Il est à noter que les trois conditions humanitaires sont toutes interdépendantes et que la variation des conséquences humanitaires des chocs ne suit pas toujours une séquence linéaire. En effet, celles-ci peuvent aller de l'incapacité à accéder aux biens ou services de base, à l'adoption de mécanismes d'adaptation négatifs et à l'impact sur le bien-être physique et mental.

  • La détermination de la sévérité des besoins et des populations dans le besoin se font sur la base de l’analyse des indicateurs des conditions humanitaires.

Pour garantir une participation inclusive des parties prenantes et une compréhension commune de l’analyse des besoins, OCHA, travaillant conjointement avec les unités de coordination des secteurs, a conduit une série de formations à l’endroit des acteurs humanitaires. Ces formations continueront pour que les acteurs apprennent à soumettre des projets de réponse humanitaire dans la plateforme Project Module. Un atelier de la planification de la réponse s’est tenu les 3 et 4 novembre 2021. Les participants venant d’ONG, d’organisations de la société civile représentant les populations affectées, des Ministères et institutions étatiques et des agences des Nations unies, ont travaillé ensemble pour articuler la réponse humanitaire au profit des personnes les plus affectées. Ils ont tenu compte des besoins identifiés, de l’analyse des risques, de l’évolution de ceux-ci dans le temps, et des vulnérabilités existantes pour orienter une réponse humanitaire vers les populations ayant les besoins les plus importants et vers les provinces les plus concernées. De cet atelier s’est dégagée une connaissance des besoins humanitaires pour l’exercice 2022.

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