Burundi

Rapport de situation

Faits saillants

  • L'OIM et la Croix-Rouge répondent aux ravages causés par les pluies torrentielles qui ont touché plus de 3 000 personnes au Burundi dans la province de Muyinga
  • Prévention d'Ebola : L'UNICEF soutient la sensibilisation des écoliers burundais à l'hygiène
  • La campagne de vaccination contre Ebola touche 4 105 personnes, dont 130 agents humanitaires.
  • OCHA organise un atelier de planification de l'intervention humanitaire pour 2020
Aimé Saba, spécialiste de la coordination Ebola pour OMS Burundi, attend son tour pour se faire vacciner contre Ebola. OCHA 2019 /Lauriane Wolfe
Aimé Saba, spécialiste de la coordination Ebola pour OMS Burundi, attend son tour pour se faire vacciner contre Ebola. OCHA 2019 /Lauriane Wolfe

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Burundi

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Chiffres clés

1,77M
Pers. dans le besoin (2019)
710K
Population ciblée ( 2019)
103K
Nbre pers déplacées internes ( Sept 2019)
1,7M
Pers. en insécurité alimentaire (2019)

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Financement

$106.3M
Requis
$64.3M
Reçu
61%
Progrès
FTS

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Contacts

Jutta Hinkkanen

Chef de Bureau

Lauriane Wolfe

Chargée de l'information publique

Burundi

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Contexte
Des volontaires de la Croix-Rouge se préparent à distribuer des abris et des articles non alimentaires (ANA) aux personnes dans le besoin. Photo : OIM 2019
Des volontaires de la Croix-Rouge se préparent à distribuer des abris et des articles non alimentaires (ANA) aux personnes dans le besoin. Photo : OIM 2019

L'OIM et la Croix-Rouge répondent aux ravages causés par les pluies torrentielles qui ont touché plus de 3 000 personnes au Burundi dans la province de Muyinga

Le 1er octobre 2019, des pluies torrentielles ont fait neuf blessés et deux morts dans la commune de Gashoho, dans la province de Muyinga. Le 2 octobre 2019, l'OIM a procédé à une évaluation rapide, en collaboration avec la Plate-forme provinciale de gestion des catastrophes, la Croix-Rouge du Burundi et World Vision International, et ensemble ils ont identifié 3 125 personnes touchées par la catastrophe, dont 789 ont été déplacées.

En termes de dégâts, 107 maisons ont été entièrement détruites, 504 ont été partiellement détruites et 186 autres ont vu leur toit arraché. En réponse, 692 kits d'abris et d'IFN ont été distribués par des volontaires de la Croix-Rouge entre le jeudi 31 octobre et le vendredi 5 novembre 2019 (346 de l'OIM, financés par le ministère britannique du Développement international et 346 de la Croix-Rouge). Une aide supplémentaire pour répondre aux besoins en matière d'abris sera fournie dans les semaines à venir.

Le Burundi compte parmi les vingt pays les plus vulnérables aux changements climatiques et aux risques naturels. Ces événements climatiques affectent régulièrement le pays et représentent les trois quarts (77 %) des personnes déplacées à l'intérieur du pays. En septembre 2019, il y avait 103 412 déplacés internes au Burundi, dont environ 79 600 sont déplacés en raison de catastrophes naturelles (dont plus de 8 400 déplacés depuis janvier 2019). Avec le début précoce de la saison des pluies de septembre 2019 et les prévisions indiquant des précipitations supérieures à la moyenne, le risque d'inondations et d'autres catastrophes dans les mois à venir est plus élevé, ce qui pourrait augmenter le nombre de déplacés internes.

Le secteur du logement a besoin de 11,7 millions de dollars pour répondre aux besoins des plus vulnérables au Burundi, y compris ceux touchés par des catastrophes naturelles.

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Contexte
Les enfants burundais apprennent les bonnes pratiques d'hygiène à l'aide d'un kit d'images. UNICEF 2019 / KAREL PRINSLOO
Les enfants burundais apprennent les bonnes pratiques d'hygiène à l'aide d'un kit d'images. UNICEF 2019 / KAREL PRINSLOO

Prévention d'Ebola : L'UNICEF soutient la sensibilisation des écoliers burundais à l'hygiène

Grâce au soutien financier du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires, l'UNICEF a mené à bien une campagne de sensibilisation aux bonnes pratiques d'hygiène dans les écoles du Burundi en septembre 2019. A partir de janvier 2019, cette initiative visait à soutenir le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MSPLS) dans ses efforts cruciaux pour empêcher que la maladie à Virus Ebola (MVE) n'atteigne le Burundi.

La campagne visait 100 écoles situées dans les municipalités les plus vulnérables, avec le plus grand nombre de personnes traversant la frontière entre la République démocratique du Congo et le Burundi. 

Une formation sur la manière de promouvoir et de maintenir de bonnes pratiques d'hygiène a été dispensée à 50 responsables scolaires et à 360 agents de santé communautaires. De grands bidons d'eau munis de robinets et de deux boîtes de savon ont été installés dans chaque école pour encourager le lavage des mains.  Au total, 214 164 élèves ont été formés à l'aide de kits d'images contenant des messages clés, produits et validés par le MSPLS avec le soutien technique et financier de l'UNICEF.

D'autres méthodes de sensibilisation comprennent les jeux, les discussions en classe, les débats, l'analyse de la situation, le récit et le théâtre. Ces méthodes, en particulier les trousses d'images, sont des outils utiles à long terme qui encouragent les élèves et leurs familles à adopter des comportements positifs contribuant à une prévention efficace de la MVE.

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Coordination
Aimé Saba, spécialiste de la coordination Ebola pour OMS Burundi, se fait vacciner contre Ebola. OCHA 2019 / Lauriane Wolfe
Aimé Saba, spécialiste de la coordination Ebola pour OMS Burundi, se fait vacciner contre Ebola. OCHA 2019 / Lauriane Wolfe

La campagne de vaccination Ebola touche 4 105 personnes, dont 130 agents humanitaires.

L'Institut national de santé publique (INSP), en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), coordonne les campagnes de vaccination dans les provinces frontalières. Au 20 octobre 2019, un total de 4 320 personnes ont été vaccinées contre la maladie, dans les districts sanitaires prioritaires, dont 130 humanitaires, qui sont souvent en première ligne des activités de préparation à la Maladie à virus Ebola (MVE).

"Je me sens tellement soulagé, pour être honnête ", a exprimé un membre du personnel de l'OMS qui venait de se faire vacciner. "Quand vous voyagez aux premières lignes de l'épidémie d'Ebola en RDC, et que vous êtes allongé dans votre chambre d'hôtel la nuit, vous ne pouvez vous empêcher de penser "Je me sens plus en sécurité maintenant que j'ai été vacciné"

A ce jour, le niveau de préparation du Burundi en matière de MVE est de 72 pour cent. Les organisations des Nations Unies se sont engagées à mener des activités qui appuient les efforts du Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida, notamment :

  • Vaccinations

  • Installation de laboratoires de diagnostic

  • Finalisation de la construction d'un centre de traitement Ebola et d'un centre des opérations d'urgence

  • Appui opérationnel et logistique aux équipes d'intervention rapide (qui diagnostiquent les cas suspects)

  • Fourniture de kits de surveillance épidémiologique et de matériel de lavage des mains aux points d'entrée aux frontières

  • Formation du personnel travaillant dans les formations sanitaires des districts sanitaires prioritaires (Bubanza, Bujumbura Rural et Mairie, Cibitoke, Nyanza Lac et Rumonge principalement).

Alors que le nombre de cas de MVE en RDC n'a cessé de diminuer au cours des quatre dernières semaines, le risque de propagation de la MVE aux pays voisins reste élevé. Aimé Saba, spécialiste de la coordination Ebola, a expliqué : " ayant voyagé en RDC dans le cadre de mon rôle d'appui à la collaboration transfrontalière en matière de surveillance et de recherche des contacts, et étant donné que la plupart des réunions auxquelles j'assiste se tiennent avec des personnes qui visitent des zones à haut risque, j'ai cru bon de me vacciner "

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Coordination
Photo : Jutta Hinkkanen, responsable d'OCHA Burundi, souhaite la bienvenue aux participants à l'atelier de planification des interventions humanitaires 2020. OCHA, 22 oct 2019/ Lucien Simba
Photo : Jutta Hinkkanen, responsable d'OCHA Burundi, souhaite la bienvenue aux participants à l'atelier de planification des interventions humanitaires 2020. OCHA, 22 oct 2019/ Lucien Simba

OCHA organise un atelier de planification de l'intervention humanitaire pour 2020

Le 22 octobre 2019, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont animé un atelier de deux jours sur la planification des interventions humanitaires dans le cadre du cycle de programmation humanitaire 2020, réunissant des professionnels des secteurs humanitaires et du développement et des membres du Gouvernement du Burundi. 

L'atelier a défini la stratégie d'intervention humanitaire pour répondre aux besoins identifiés lors de la phase d'analyse, en donnant la priorité aux groupes les plus vulnérables du pays.

Les besoins particuliers des personnes handicapées ont été soulignés lors d'une présentation de Monsieur KIRAJAGARAYE Vianney. Il a souligné l'importance de répondre aux besoins des personnes handicapées en priorité et, par conséquent, au cours du travail de groupe, l'inclusion  et la manière de répondre à ces besoins ont occupé une place importante dans la planification de la réponse pour 2020.

Le deuxième jour de l'atelier s'est concentré sur la façon dont les organisations humanitaires et de développement peuvent travailler ensemble pour accroître la résilience et réduire les besoins humanitaires. Une mission conjointe PNUD-OCHA de New York, Genève et Nairobi a présenté le concept de la " nouvelle façon de travailler ", une approche qui se concentre sur le lien entre l'action humanitaire et le développement. Les organisations humanitaires et de développement, de concert avec le Gouvernement burundais, sont déterminées à obtenir collectivement des résultats qui permettent aux partenaires de progresser vers la réalisation des objectifs du développement durable pour 2030.

L'analyse effectuée par les partenaires humanitaires indique qu'en 2020, 1,7 million de personnes seront touchées par l'insécurité alimentaire et qu'environ 103 000 personnes déplacées auront besoin d'aide. Ces chiffres de planification pour 2020 demeurent très semblables aux besoins de 2019. Dans l'ensemble, la communauté humanitaire s'efforcera de fournir une assistance vitale à 630 000 personnes en 2020, contre 710 000 personnes en 2019.

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