Burundi

Rapport de situation

Faits saillants (Il y a 20 jours)

  • L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relève une recrudescence du paludisme au Burundi
  • 22 000 ménages en insécurité alimentaire sévère en province de Kirundo
  • 2 880 burundais ont été rapatriés sur base volontaire depuis le début de l’année 2019
  • Epidémie de choléra : 190 cas et 2 décès enregistrés
  • Efforts de préparation contre la maladie à virus Ebola : le CERF alloue 10 millions de dollars aux pays de la sous-région dont 2,4 millions pour le Burundi
Assistance alimentaire
Le PAM apporte une assistance alimentaire à plus de 130 000 personnes en province de Kirundo - Photo ©WFP/Sapna Garajia

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Chiffres clés

1,77M
Pop. dans le besoin (2019)
710.000
Population ciblée (2019)
134.054
PDI (Jan. 2019)
1,7M
pers. en insécurité alimentaire

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Financement

$141.8M
Conditions requises
$78.6M
Financement
55%
Progrès
FTS

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Contacts

Jutta Hinkkanen

Chef de bureau


Julie Languille

Chargée de l’information publique


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Contexte (Il y a 20 jours)

Recrudescence du paludisme au Burundi

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relève une recrudescence du paludisme au Burundi. Une augmentation de 33% des cas par rapport à 2018 est observée. A la septième semaine de l’année 2019, 15 districts sanitaires dépassaient le seuil épidémique et 15 autres le seuil d’alerte. Pour rappel, la dernière épidémie de paludisme au Burundi, déclarée en mars 2017, avait pris fin en décembre 2017. Entre 2016 et 2017, plus de 15 millions de personnes ont été affectées et pas moins de 7 000 sont décédées.

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Contexte (Il y a 20 jours)
Conséquences du déficit hydrique sur le maïs - Photo © OCHA Burundi/Julie Languille
Conséquences du déficit hydrique sur le maïs - Photo © OCHA Burundi/Julie Languille

22 000 ménages en insécurité alimentaire sévère en province de Kirundo

Alors que le pays est en pleine période de récolte, 22 000 ménages en province de Kirundo sont en insécurité alimentaire sévère. Le déficit de précipitations, enregistré au cours de la dernière saison de pluies dans les communes de Bugabira, Busoni et Kirundo, a provoqué un assèchement des plantations et un anéantissant des productions de la saison agricole 2019A. Pour répondre aux besoins urgents, les autorités locales ont immédiatement distribué 62 tonnes de riz à 4 300 ménages. Puis, la Plateforme nationale/provinciale de gestion des risques et de prévention des catastrophes a conduit avec les partenaires humanitaires une évaluation multisectorielle des besoins les 25 et 26 février. Cette évaluation a mis en évidence une situation préoccupante. Les populations de Kirundo ont adopté de nombreux mécanismes négatifs de survie, tels que la vente d’actifs productifs ou encore le déplacement vers d’autres communes/provinces du pays. Par ailleurs, les centres de santé ainsi que les centres de prise en charge nutritionnelle ont vu leur nombre d’admissions augmenter de façon anormale. Pour faire face à cette situation d’urgence, le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) organise en partenariat avec la Croix Rouge du Burundi, du 4 au 7 mars, une distribution de vivres pour les 134 000 personnes affectées. Faute de ressources, le PAM ne peut distribuer que des demi-rations qui permettront aux populations ciblées de se nourrir pendant quatre semaines. Une réponse additionnelle multisectorielle suivra dans les jours à venir. Cependant, la plupart des secteurs ne disposent que de faibles moyens et stocks en ce début d’année, ne permettant pas à ce jour une réponse à la hauteur des besoins. En plus de cette assistance d’urgence, le Programme Alimentaire Mondiale fournit, dans le cadre de ses projets en cours et en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale, des repas scolaires à plus de 142 000 élèves dans 160 écoles de la province de Kirundo. Le PAM et l’ONG Concern WorldWide assurent également la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée et la prévention du retard de croissance dans 42 centres de santé. A cela vient s’ajouter l’aide humanitaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) qui a organisé, entre janvier et février, une foire aux semences pour assurer la mise en place de la saison 2019B. Celle-ci a bénéficié à 3 750 ménages de la province de Kirundo.

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Contexte (Il y a 20 jours)
Enfants rapatriés de Tanzanie, accueillis au centre de transit de Songore, avant de repartir en bus vers leur province d’origine - © Photo : OCHA / Dama Bizimana
Enfants rapatriés de Tanzanie, accueillis au centre de transit de Songore, avant de repartir en bus vers leur province d’origine - © Photo : OCHA / Dama Bizimana

2 880 burundais ont été rapatriés sur base volontaire depuis le début de l’année 2019

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui prévoit de faciliter le rapatriement volontaire de 116 000 réfugiés burundais au cours de l’année 2019, n’a pu rapatrier que 2 880 personnes entre janvier et février. Ils viennent s’ajouter aux 58 500 personnes déjà rapatriées entre septembre 2017 et décembre 2018. Confronté à un faible niveau de financement, le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement, font face à trois défis majeurs : 1/ assurer la continuité du processus de rapatriement, dans la sécurité et la dignité ; 2/ soutenir la réintégration durable des rapatriés au sein des communautés hôtes ; 3/ garantir la protection des rapatriés. Le plan de réponse régionale aux réfugiés burundais (PRRR) est un des moins financés au monde avec un gap de financement de 67% en 2018 (130.9 millions dollars US reçus sur 391.1 millions requis). Le PRRR 2019 lance un appel de 296 millions dollars US. Pour en savoir plus : https://bit.ly/2NH7PsZ

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Contexte (Il y a 20 jours)
Localisation des provinces de Rumonge, Bujumbura Marie et Cibitoke
Localisation des provinces de Rumonge, Bujumbura Marie et Cibitoke

Epidémie de choléra : 190 cas et 2 décès enregistrés

Le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA (MSPLS) a déclaré l’épidémie de choléra au Burundi le 28 décembre 2018. Localisée dans un premier temps dans la province de Rumonge, au sud du pays, elle s’est étendue jusqu’à Bujumbura Mairie et Cibitoke. Au 27 février 2019, on dénombrait 190 cas et 2 décès.

Les pluies torrentielles fréquentes - entraînant des inondations, puis conséquemment le débordement des latrines, des fosses septiques et des égouts - augmentent les risques de propagation de l’épidémie. Ce risque est par ailleurs exacerbé par le faible accès généralisé à l’eau potable et à l’assainissement dans le pays.

Le MSPLS, en collaboration avec l’OMS et les partenaires humanitaires coordonnent leurs actions pour contenir l’épidémie. En première ligne sur le terrain, les volontaires de la Croix-Rouge ont procédé, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), à la désinfection des zones inondées, à la distribution d’aquatabs auprès des ménages et à la sensibilisation sur les mesures d’hygiène à adopter. La prise en charge des patients malades a quant à elle été principalement assurée par Médecins Sans Frontières (MSF), dans les centres de traitement du choléra (CTC) respectifs de Bujumbura et de Rumonge. Aujourd’hui, le personnel de santé local a pris la relève grâce à une formation assurée par MSF. Malgré le faible taux de létalité, significatif d’une bonne prise en charge de l’épidémie, de nombreux défis persistent. Sur le plan logistique, le défaut de carburant est un frein à l’approvisionnement d’eau potable - via camions citernes - assurée par la Croix Rouge du Burundi. A cela s’ajoute les faibles stocks des partenaires humanitaires, le défaut de personnel pour effectuer le suivi de l’épidémie, le manque de tests de diagnostic rapide et la difficulté de changer les pratiques sociales des populations qui, malgré les sensibilisations, continuent d’utiliser l’eau non-potable pour leurs usages domestiques. Par ailleurs, un autre défi de taille s’impose en amont : la réhabilitation des digues endommagées pour prévenir et réduire le risque d’inondations, sans oublier la restauration du réseau de distribution d’eau potable et des structures d’assainissement.

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Contexte (Il y a 20 jours)
21 districts de santé identifiés comme prioritaires dans les activités de préparation contre la Maladie à virus Ebola
21 districts de santé identifiés comme prioritaires dans les activités de préparation contre la Maladie à virus Ebola

Efforts de préparation contre la maladie à virus Ebola : le CERF alloue 10 millions de dollars US aux pays de la sous-région dont 2,4 millions pour le Burundi

Classé en priorité 1, le Burundi est sous la menace d’une éventuelle propagation de la maladie à virus Ebola (MVE). En soutien aux efforts de préparation du Gouvernement du Burundi, le CERF a annoncé en décembre dernier l’octroi d’une allocation de 2,4 millions de dollars US au pays, sur un total de 10 millions adressés aux pays de la sous-région. Bénéficiaires de l’allocation du CERF, l’OMS, l’OIM, l’UNICEF, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) auront pour mission de mettre en place des activités conformes aux priorités définies dans le plan national de contingence Ebola. Ces activités seront mises en œuvre dans les 21 districts de santé, déclarés prioritaires au Burundi. Elles cibleront par ailleurs près de 5 millions de personnes particulièrement à risque dans ces zones, autrement dit les personnes déplacées internes, les réfugiés congolais, les rapatriés Burundais de la RDC ainsi que les communautés hôtes.

A travers leurs activités respectives, les agences onusiennes bénéficiaires de l’allocation du CERF entendent répondre à trois objectifs : 1/ le renforcement de la surveillance et la mise en place d’un système d’alerte p our détecter les cas; 2/ la gestion des cas ainsi que la prévention et le contrôle de l’infection aux points d’entrée; 3/ le renforcement de la communication sur les risques liés à la propagation du virus et de l’engagement communautaire.

Malgré ce soutien du CERF, il convient de préciser que les besoins de financements globaux du Burundi en matière de préparation face à la MVE (11,8 millions de dollars US) restent sous-financés avec un gap préoccupant de 47%. Les activités les plus sous-financées sont notamment la surveillance des mouvements de populations et la prise en charge des cas. Sous le leadership du Coordonnateur Résident des Nations Unies au Burundi, l’Equipe Humanitaire Pays poursuit ses efforts de plaidoyer.

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