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Rapport de situation

Faits saillants

  • Rapport de situation de la région de l'Extrême-Nord. Il couvre la période du 1 au 30 avril 2021.
  • Six enfants ont été gravement blessés à la suite d’une explosion d’un engin explosif improvisé (EEI) à Ngouma, dans le Logone et Chari.
  • Le véhicule d’une mission PAM/USAID a été caillassé par des réfugiés au Camp de Minawao.
  • Une attaque sur une position militaire à Fotokol, une ville frontalière avec le Nigeria, a blessé deux militaires et tué deux civils à Woulgo au Nigeria.
  • La campagne de vaccination contre la COVID-19 a été lancée le 15 avril par le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord.
Carte Extrême-Nord Cameroun
Source : OCHA. | Carte Extrême-Nord Cameroun Les limites et les noms indiqués et les désignations utilisées sur cette carte n'impliquent pas l'approbation ou l'acceptation officielle par les Nations Unies.

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Rapport de situation

Chiffres clés

1,2M
Personnes dans le besoin
951K
Personnes ciblées
322K
Personnes déplacées internes
66K
Réfugiés dans les camps
49K
Réfugiés hors des camps
123K
Personnes retournées

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Financement

$361.6M
Requis
$68.4M
Reçu
19%
Progrès
FTS

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Contacts

Carla Martinez

Head of Office

Anne Kroening

Chef du Sous Bureau de Maroua, région de l’Extrême-Nord, OCHA Cameroun

Marie Bibiane Mouangue

Chargée de l'information publique

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Contexte

Contexte humanitaire

En avril 2021, les attaques des groupes armés non étatiques (GANE) se sont intensifiés, particulièrement dans les localités telles que Mayo Moskota, Kolofata, Darak, Blangoua et Fotokol, dans les départements du Mayo Tsanaga, Mayo-Sava et Logone et Chari, frontalières avec le Nigeria. Cette situation d’insécurité entraine des mouvements transfrontaliers et pendulaires des groupes de familles. De plus, cette insécurité est également à l’origine du retard de l’acheminement de l’aide humanitaire vers ces localités. L’opération de rapatriement volontaire de 5 000 réfugiés nigérians vivant dans le camp de Minawao a débuté au mois de mars 2021. Du 8 mars au 9 avril 2021, 3 880 personnes ont été rapatriées dans la sécurité et la dignité dans les localités de Banki et Bama dans l’Etat de Borno au Nigeria.

Dans la nuit du 4 au 5 avril 2021, un camp de personnes déplacées internes (PDI) dans la localité de Wadjouan-Banki, au Nigeria, frontalière avec le Cameroun, abritant d’anciens réfugiés du camp de Minawao, a été attaqué par des GANE. Cette attaque a eu des répercussions au Cameroun avec une femme atteinte d’une balle perdue dans le quartier Waraga à Amchidé, une ville frontalière avec le Nigeria. Trois assaillants qui tentaient de s’infiltrer dans la ville ont été neutralisés par les militaires Camerounais. Suite à cette attaque, le dispositif sécuritaire mis en place par les gouvernements du Cameroun et du Nigeria a été renforcé et les discussions tripartites transfrontières vont se poursuivre pour les candidats qui auraient exprimé la volonté de retour.

Depuis la fermeture de la frontière terrestre entre le Tchad et le Cameroun du fait de la COVID-19 en mars 2020, un plaidoyer d'OCHA auprès des autorités du Tchad et du Cameroun avait conduit à l'adoption d'une procédure exceptionnelle de transit à Ndjamena pour le Cameroun en faveur des acteurs humanitaires. En avril 2021, les autorités du Tchad ont allégé cette procédure administrative de 14 à un jour. Le nombre de pièces à fournir a également été revu à la baisse. Cela constitue un soulagement pour les acteurs humanitaires en transit à Ndjamena.

L’information selon laquelle il y’aurait eu pénétration des GANE sur le territoire tchadien le 11 avril 2021 ainsi que le décès du président tchadien Idriss Deby Itno le 20 avril ont laissé craindre des risques de tensions dans la ville de Ndjamena. Comme mesures préventives, le Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS) a suspendu les mouvements vers Ndjamena et le Gouvernement camerounais a renforcé son dispositif de sécurité.

L’axe Logone-Birni, fermé en mars 2021 aux missions des Nations Unies pour des raisons sécuritaires, a été réouvert suite à l’évaluation menée par UNDSS et validée par l’équipe de gestion de sécurité de l’Extrême- Nord.

Le 15 avril, le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord a lancé la campagne de vaccination contre la COVID-19 à l’hôpital régional de Maroua. Les vaccins Sinopharm et Astra Zeneca reçus par le Gouvernement camerounais sont ceux utilisés pour cette campagne. Au 30 avril, la région a le troisième plus grand nombre de personnes vaccinées avec plus de 3 000 personnes, y compris les réfugiés du camps de Minawao. La vaccination cible prioritairement le personnel de santé et les personnes de plus de 50 ans présentant des comorbidités et des pathologies existantes.

La réponse humanitaire de la région est financée à seulement 2,8% au 30 avril 2021. Cette absence de financement est à l’origine de la réduction des opérations et du retrait de plusieurs partenaires humanitaires de la zone de l’Extrême-Nord.

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Réponse d'urgence
EN Maroua COVID-19 lavage des mains a l eau courante et au savon dispositif de lavage des mains mis en place par UNICEF
Maroua, Extrême Nord UNICEF a mis en place des dispositifs de lavage des mains pour les élèves en prévention de la COVID-19 Credit: UNICEF

Education

UNICEF, International Rescue Committee (IRC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) ont formé des enseignants et des élèves sur l’hygiène et la prévention de la COVID-19, la gestion de l’hygiène menstruelle et la protection de l’enfance. IRC a également formé 66 enseignants, dont 25 femmes, sur l'approche "classe bien-être" dans le cadre de la prévention de la COVID-19 en milieu scolaire, et distribué du matériel de prévention COVID-19 à 4 178 enfants, dont 526 déplacés internes et 27 réfugiés. Plan International a réhabilité quatre salles de classe au bénéfice de 1 945 enfants parmi lesquels 97 PDI et 16 réfugiés dans les villages de Koza et Mogodé et la ville de Mora.

NRC a organisé une session d'engagement communautaire sur l'importance de l'éducation et la prévention de la COVID-19 à l’intention de 360 adultes, dont 200 femmes, et dispensé des cours de soutien et remédiation pour les élèves en fin de cycle primaire dans plusieurs localités du Mayo-Sava. Plan International a également fourni du matériel d’apprentissage dans le cadre du programme d’éducation accéléré à 192 enfants, dont 92 filles. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) à travers son programme d'alimentation scolaire a distribué des rations alimentaires à 31 500 élèves, dont 12 789 filles, dans 59 écoles.

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Réponse d'urgence

Santé

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), The Alliance for International Medical Action (ALIMA), African Humanitarian Agency (AHA), Action Contre la Faim (ACF), l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Centre d’appui à l’auto promotion pour le développement durable (CAPROD), continuent d’accompagner la délégation régionale de la santé publique (DRSP) dans les activités de santé communautaire, santé mentale et soutien psychosocial, sensibilisation et prise en charge nutritionnelle, pratiques des soins, santé de la reproduction et gestion de la COVID-19. ALIMA a appuyé 11 Centres de Santé Intégrés (CSI) du district de Santé de Mokolo dans la sensibilisation à la COVID-19 et la formation des Périmètre Brachial mère. OIM a renforcé les capacités de 19 acteurs sur la santé mentale et le soutien psychosocial à Mokolo afin de de prendre en charge les personnes en souffrance, intégrer les considérations communautaires liées à la santé mentale et le soutien psychosocial dans les interventions pour améliorer la qualité des prestations des services de santé. ACF a assuré l’accompagnement de groupe et individuel de 259 personnes vulnérables dans les communes de Mora (Mayo-Sava), Koza (Mayo-Tsanaga), Dargala (Diamaré), Mindif (Mayo-Kani) ainsi que la formation sur l’approche psychosocial de la malnutrition de 104 personnes. CAPROD a renforcé les capacités de 244 assistants sociaux sur la santé mentale dans les communes de Koza, Mokolo dans le Mayo-Tsanaga et Mora dans le Mayo-Sava.

Les difficultés liées à la coordination, la gestion des données, la gestion des cas positifs et des personnes contacts, l’indisponibilité des test entres autres, rapportées dans la gestion de la COVID-19, persistent. Les préjugés des populations sur le vaccin contre COVID-19 s’ajoutent également aux problèmes à adresser.

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Réponse d'urgence
Lutte contre la malnutrition
Extrême-Nord: Activité de sensibilisation sur la lutte contre la malnutrition Crédit: IEDA

Nutrition

L’appui technique et financier de l’UNICEF à la délégation régionale de la Santé publique (DRSP) en collaboration avec ACF, ALIMA, la Croix-Rouge Française (CRF), International Medical Corps (IMC) et Médecins sans frontière (MSF) a permis la prise en charge dans les formations sanitaires de 2 206 enfants, dont 51 réfugiés du camp de Minawao nouvellement identifiés Malnutris Aigu Sévère (MAS), 54 879 enfants âgés de 6 à 59 mois, 350 enfants identifiés comme MAS et 1 616 enfants modérément malnutris.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), à travers son partenaire Plan International dans les districts de santé (DS) de Kolofata, Mada, Makary, Mogode et Mokolo, a assisté 30 936 enfants de 6 à 59 mois par le programme de supplémentation alimentaire (BSFP) dont 2 287 Malnutris Aigus Modérés (MAM) et 28 EX-MAS et sensibilisé 23 303 personnes sur les bonnes pratiques d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant. Quelque 176 enfants MAM ont bénéficié d’un suivi à travers les foyers de déviance positive dans les DS de Goulfey, Kousseri, Koza, Moskota et Mora. Dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, 31 045 parents d’enfants ont été touchés par des messages sur les mesures barrières.

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Réponse d'urgence
secu alimentaire
FAO contribue à l'amélioration de la sécurité alimentaire du groupement de Zileng dans l'Extrême Nord à travers développement de l'aquaculture - Crédit: FAO/ Gaelle Mbaye

Sécurité alimentaire

Les partenaires du secteur ont enregistré un besoin en intrants agricoles, en eau et en produits phytosanitaires adaptés pour l’agriculture. De plus, la demande en appui en activités génératrices de revenus (AGR) demeure supérieure à l’offre. Dans ce sens, dans le département du Diamaré et du Mayo-Kani, l’organisation Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a distribué des foyers améliorés à 500 femmes qui ont été formées à leur utilisation. Ceci s’est fait en plus de l’appui en matériel et intrants pour AGR à 100 bénéficiaires. La FAO a construit trois forages solaires dans le Mayo-Sava, le Logone et Chari et le Mayo-Tsanaga qui profiteront à 600 personnes et aideront à réduire le besoin en eau pour les cultures maraîchères et potagères. L’organisation a également construit une unité hors sol et une unité de séchage de feuilles et fruits des produits issus de la récolte destinés aux communautés à Maroua.

Le PAM, à travers ses partenaires Public Concern et Intersos, a apporté une assistance alimentaire à 87 861 personnes dans le camp de Minawao et les sites de déplacés des trois départements.

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Réponse d'urgence

Protection

Depuis janvier 2021, 2 133 incidents de protection ont été enregistrés dans la région de l’Extrême-Nord. Une baisse de 32% a été observée durant le mois d’avril avec 468 incidents contre 617 en mars. Quelque 52% de ces incidents sont enregistrés dans le Logone et Chari, 26% dans le Mayo-Sava et 22% dans le Mayo-Tsanaga. Les populations civiles y sont responsables à 39%, les forces de défense et de sécurité à 32% et les groupes armés non étatiques à 27%. Dans les départements du Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava, 12 mouvements transfrontaliers de 117 ménages composés de 844 personnes ont été enregistrés ainsi que deux mouvements internes de 11 ménages de 77 personnes. Le manque d'opportunités économiques dans certaines communautés est la principale cause de vol et d'extorsion de propriétés. Peu de partenaires du secteur ont la capacité d’apporter une réponse urgente aux populations dans le besoin à cause des fonds limités.

Dans le cadre de la documentation civile, 12 243 personnes ont été touchées lors des sensibilisations sur la documentation civile dans les trois départements. Les acteurs HCR / INTERSOS, IRC, NRC, l’Agence Italienne pour la coopération et le Développement (AICS) / INTERSOS et le Centre de Promotion des Droits de l’Homme (CPDH) ont distribué 1 187 actes de naissance. De plus 1 700 autres actes de naissance ont été introduits en procédure de jugement supplétif par IRC, NRC, UNHCR / INTERSOS. Malgré ce positionnement des acteurs, le besoin en documents civils reste une grande préoccupation pour le secteur surtout pour les élèves en classe d’examen. Afin de renforcer l’accès aux droits de logement, de terre et de propriété (LTP), NRC a suivi 369 cas relatifs aux occupations secondaires, risque d’éviction forcée et logement non convenable. Par ailleurs, 87 sessions d’information ont été menées pour 3 873 personnes touchées sur les thématiques en lien avec cette problématique.

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Réponse d'urgence
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Espace d'animation pour la prise en charge psychosociale des adolescents déplacés internes, mis en place avec l'appui de l'UNICEF dans la localité de Zamaï dans l'Extrême-Nord Crédit: OCHA/Bibiane Mouangue

Protection de l'enfance

Le secteur à travers ses partenaires continue l’assistance aux enfants affectés par le conflit dans le Logone et Chari, le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga. En effet, les organisations Children’s Life in Rural Area (CLIRA), IMC, IRC et Action Locale pour un Développement Participatif et Autogéré (ALDEPA) ont apporté un appui psychosocial à 8 318 enfants et adultes parmi lesquels 2 692 enfants, dont 1 332 filles, nouvellement identifiés.

Dans le cadre des activités de parentalité positive, IRC, Plan International et ALDEPA ont mené des sensibilisations sur les techniques de communication entre parents et enfants et construction de la confiance en soi chez l’enfant avec 1 047 personnes dont 623 femmes parmi lesquelles 33 adolescentes et 590 mères adultes. De même, 198 sessions de dialogues intergénérationnels ont permis de réunir 6 852 personnes autour de la cohabitation pacifique et l’acceptance des différences de l’autre, entre autres. Ces sessions ont permis d’observer une amélioration de la cohésion sociale dans les communautés. ALDEPA a sensibilisé 93 maîtres coraniques, parmi lesquels neuf femmes, sur l’importance de l’école formelle. 67 enseignants dont 26 femmes ont été formés sur les bases de la protection de l’enfance et l’identification dans huit écoles primaires du Mayo-Tsanaga ainsi que neuf personnels de la délégation régionale des affaires sociales sur l’approche de bien-être et la création et la gestion des espaces d’apprentissage pour les adolescents.

Malgré le dynamisme des acteurs, les besoins en outils de sensibilisation et en formation des acteurs au soutien psychosocial et mental persistent. Le nombre de partenaires dans le secteur reste également inférieur à la demande. Par ailleurs, le secteur connait des limites dans la réponse aux différentes urgences et incidents de protection y compris les inondations.

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Réponse d'urgence
IMG 8011
Amina a été enlevée par un groupe armé non étatique et mariée de force à un combattant lorsqu'elle avait 14 ans. Elle s'est enfuie avec l'aide des forces armées et est prise en charge par des organisations humanitaire dans un camp de déplacés internes dans l'Extrême-Nord. Des milliers de femmes ont été enlevées de force par les groupes armés depuis le début de la crise sécuritaire dans l’Extrême Nord du Cameroun. Crédit: OCHA/Bibiane Mouangue

Violences basées sur le genre

En réponse aux violences basées sur le genre (VBG), 4 357 femmes et filles ont bénéficié des services disponibles dans les espaces sûrs de IRC, Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes, Centre de Promotion de la Femme et de la Famille, Plan International et International Medical Corps. Un total de 20 762 personnes a assisté à des séances de sensibilisations sur l'égalité entre les filles et les garçons, la protection des adolescents contre la violence, la prise en charge en période de stress, la parentalité positive impliquant les femmes et les filles dans la prise de décision entre autres. Deux séances de plaidoyer sur la promotion des droits de la femme et l’importance de sa participation dans la prise de décision ont été menées par IMC auprès de 18 leaders religieux parmi lesquels six femmes. Dans le cadre de l’autonomisation de la femme, 76 filles ont bénéficié d’une formation en couture au Centre de promotion des femmes et filles CPFF Maroua.

La prise en charge des cas d'agression physique n’est pas gratuite dans les établissements de santé et n’est donc pas accessible aux femmes les plus vulnérables. On relève également une insuffisance de kits post-viol dans les formations sanitaires (FOSA). Le besoin en kits de dignité est également recensé et un renforcement de capacités des acteurs humanitaires dans les activités de protection contre les abus et exploitation, notamment en matière de sensibilisation, de dénonciation et du signalement au niveau terrain, est une nécessité. Par ailleurs, le mécanisme de référencement dans la prise en charge des cas VBG peu vulgarisé et peu connu par les acteurs sur le terrain ne favorise pas une prise en charge holistique des survivantes des VBG.

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Camp des déplacés internes de Kolofata, Extrême Nord Crédit: OCHA/Bibiane Mouangue

NFI/Abris

ACF, IEDA RELIEF/Shelter Box et NRC ont distribué des kits non alimentaires et COVID-19 à 5 937 PDI et communautés hôtes dans le département du Mayo-Tsanaga, plusieurs sites de déplacement du Mayo-Sava et dans les communes de Makari et Fotokol dans le Logone et Chari.

A Minawao dans le Mayo-Tsanaga, IEDA Relief à travers Shelter Box a apporté une assistance en kits non alimentaires, abris d’urgences et kits abris transitionnels à 4 740 réfugiés parmi lesquelles les personnes nouvellement arrivées et ceux ayant déjà passée plus d’un an au camp.

Au total, 10 677 personnes vulnérables en besoins ont été assistées soit une augmentation de 88% comparativement au mois précédent. Toutefois, plusieurs besoins en kits abris restent à couvrir sur les sites avec l’arrivée des grandes pluies.

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Crédit: HCR
Camp des réfugiés de MINAWAO, région de l'Extrême-Nord

Eau, Assainissement et Hygiène

Les priorités du secteur WASH ont été axées sur la réponse aux besoins des nouveaux PDI de Tchika dans le Logone et Chari, Dzamadzaf, Kerawa et Gokoro dans le Mayo-Tsanaga et anciens PDI et des populations retournées de Kousseri, Makary, Fotokol et Blangoua dans le Logone et Chari.

UNICEF en collaboration avec l’Association Camerounaise pour le Développement Communautaire (ACDC), la Délégation Régionale de l’Eau et de l’Energie de l’Extrême-Nord et la Délégation Départementale de l’Eau et de l’Energie du Logone et Chari a pré-positionné 500 kits de contingence WASH à Kousseri, ville frontalière avec le Tchad.

En réponse aux besoins identifiés lors des évaluations multisectorielles menées à la suite des alertes dans les villages de Makary, Ngouma, Mada, Naga dans le Logone et Chari, Gorai, Zamalva dans le Mayo-Tsanaga et Kourgui dans le Mayo-Sava, le Conseil Norvégien des Réfugiés, Action Contre Faim, UNICEF/Association Camerounaise pour le Développement Communautaire et DEMTOU ont distribué des intrants WASH à 648 ménages de 3 728 personnes accompagnés de messages clés sur les bonnes pratiques WASH.

Les acteurs Première Urgence International, Conseil Norvégien pour les Réfugiés, International Rescue Commitee, Intersos, Comité Diocésain des Activité sociales de Yagoua ont poursuivi la réparation, réhabilitation et construction de 41 points d’eaux dans les communes d’accueil des anciens PDI et des retournés de Kousseri, Makary, Fotokol et Blangoua au bénéfice de 12 300 personnes. INTERSOS et PUI ont également construit 143 latrines d’urgence dans les localités de kidam et Tildé dans les arrondissements du Logone-Birni, de Afadé, Mada 1 et 2 et Ngouma, à Makary, et de Goulfey. Toutefois, un gap important reste à couvrir dans la réponse dans ce secteur.

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Réponse d'urgence
PAM à travers son partenaire Plan International apporte une assistance "transfert monétaire" aux populations déplacés internes et aux réfugiés. Credit: PAM/Emily Pinna
PAM à travers son partenaire Plan International apporte une assistance "transfert monétaire" aux populations déplacés internes et aux réfugiés. Credit: PAM/Emily Pinna

CASH

Le PAM à travers son partenaire INTERSOS et PUI ont couverts les besoins alimentaires de 17 986 PDIs dans le Logone et Chari, le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga à travers la modalité cash. Le partenaire IRC a procédé aux renforcements de capacités de 88 jeunes dans l’entreprenariat. Cette modalité de réponse soulève des questionnements auprès des autorités administratives. C’est dans ce cadre qu’ un atelier d’information et de sensibilisation sur la modalité Cash et la mise en œuvre est en cours de planification par le PAM en collaboration avec les autres acteurs du secteur afin d’informer les autorités administratives, militaires et sectorielles sur cette modalité d’assistance.

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Réponse d'urgence
programme jeunesse et stabilisation pour la paix et la securite finance par UE mis en oeuvre par UNFPA PNUD et UNICEF Extreme Nord credit SBeguel
Extrême-Nord: Programme jeunesse et stabilisation pour la paix et la sécurité financé par l'Union Européenne et mis en œuvre par UNFPA, PNUD et UNICEF Crédit: UNICEF/ Salomon Beguel

Relèvement précoce

Les activités de relèvement précoce ont contribué à l’insertion de 567 jeunes vulnérables dont 283 femmes dans des activités génératrices de revenus dans les départements du Mayo-Sava et du Logone et Chari par les organisations DEMTOU humanitaire et Jeunesse Active pour la lutte contre la Pauvreté, le VIH/SIDA et ses Souffrances (JAPSSO). Le manque de ressources freine l’engagement et limite la réponse de certaines organisations locales dans la mise en œuvre de leurs activités. De plus, plusieurs nouvelles organisations connaissent des difficultés dans l’obtention des documents administratifs.

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Coordination

Coordination humanitaire

OCHA a continué la coordination de la réponse humanitaire dans la région à travers la tenue des réunions régulières avec les parties prenantes concernées, le plaidoyer pour l’accès humanitaire et pour une action efficace et fondée sur les principes humanitaires.

La première réunion de la plateforme de coordination départementale du Mayo-Sava s’est tenue sous la coordination de OCHA et la présidence du Préfet du Mayo-Sava le 22 Avril 2021.L’objectif était d’informer les autorités administratives, communales, élites, leaders traditionnels et sectoriels des activités humanitaires dans le département. La réunion a également été l’occasion pour OCHA de rappeler les principes humanitaires et la PSEA, d’expliquer la structure de coordination en place dans la région

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