Cameroon

Rapport de situation
Réponse d'urgence
Elèves affectés par la fermeture et/ou la destruction des écoles du fait des attaques de GANE et des catastrophes naturelles.

Education

Suivant les instructions du gouvernement, les cours ont repris le 1er Juin 2020 uniquement pour les classes d’examens du primaire et secondaire et tous les cycles du supérieur. 2,085 écoles primaires ont rouvert leurs portes dont 58 pour le sous-système anglophone, avec au total 87% d’enseignants présents. Au secondaire, 363 établissements sur 379 ont rouvert. Dans l’ensemble, 87% d’élèves, 91% d’enseignants et 93% des personnels administratifs ont répondu présents.

Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de COVID-19, le MINESEC et le MINEDUB, en collaboration avec les acteurs du secteur éducation, ont assuré la désinfection de 707 écoles du Nord et de l’Extrême-Nord avant la reprise des classes. Plan International a assuré la désinfection des salles de classe du camp de réfugiés de Minawao et dans les écoles de la communauté autour du camp. L’UNICEF a offert aux MINEDUB et MINESEC 19,000 flacons de gel hydroalcooliques de 500 ml, 3,813 cartons de savon, 5,499 lave-mains et 10,070 bidons d’eau pour lutter contre la propagation de l’épidémie pendant la réouverture des écoles. Environ 85,000 enfants ont reçu un appui en matériel distribués par les organisations humanitaires pour leur permettre de préparer les examens dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Par exemple, 800 élèves (257 filles et 543 garçons) de 30 écoles des localités situées en zones frontalières dans les trois départements les plus sinistrés ont été soutenus par NRC. 33 postes radio et 33 clés USB pour l’écoute des messages de sensibilisation autour des mesures de prévention contre la COVID-19 ont également été distribués aux élèves les plus vulnérables. Plan International a distribué 200 postes récepteurs dans 8 écoles. Plusieurs acteurs du secteur ont distribué des cache-nez, des lave-mains et du savon aux enseignants et élèves.

Si la plupart des écoles sont équipées de dispositifs de lavage de mains et les élèves sensibilisés au port du masque et aux gestes barrières, ces mesures ne sont pas pour autant respectées. Il n’y a pas de circuits de détection de cas suspects dans les établissements. Dans ce contexte, la DRSP plaide pour l’affectation d’un médecin scolaire dans la région de l’Extrême-Nord.

Selon l’UNICEF (HNO 2020) au moins 18,183 élèves de la région de l’Extrême-Nord sont en décrochage scolaire à cause de la fermeture et ou la destruction des écoles du fait du conflit armé. NRC et Plan International ont lancé un projet pilote de réponse à l’éducation des enfants en décrochage scolaire lié au conflit armé dans le Logone-et-Chari et Mayo Sava grâce à un financement d’ECHO.

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