Cameroun

Rapport de situation
Réponse d'urgence
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Amina a été enlevée par un groupe armé non étatique et mariée de force à un combattant lorsqu'elle avait 14 ans. Elle s'est enfuie avec l'aide des forces armées et est prise en charge par des organisations humanitaire dans un camp de déplacés internes dans l'Extrême-Nord. Des milliers de femmes ont été enlevées de force par les groupes armés depuis le début de la crise sécuritaire dans l’Extrême Nord du Cameroun. Crédit: OCHA/Bibiane Mouangue

Violences basées sur le genre

International Medical Corps (IMC), l’Agence Française de Développement (AFD) IRC, INTERSOS, et l’association des jeunes femmes de Mora (AJEFMO) ont sensibilisé 14 948 personnes sur les violences basées sur le genre (VBG), les conséquences du mariage précoce et forcé dans le Logone et Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga. Ces sensibilisations contribuent à la prise de conscience des communautés sur le fait que les préjugés et les stéréotypes sont à la base des VBG, à l’encouragement des hommes et des garçons à participer à la prévention des VBG et à promotion de l’autonomisation des femmes, et à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le Centre pour la Promotion des Droits de l’Homme (CPDH) a organisé une session de plaidoyer sur l'arrêt de la corruption parmi les officiers de police judiciaire (OPJ) chargés de mener les enquêtes sur les cas de VBG.

En réponse aux VBG dans le Logone-et-Chari, le Mayo-Sava et le Mayo-Tsanaga, IMC, IRC, INTERSOS et l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) ont mené des séances de gestions de 181 cas. IRC, IMC et ALVF ont octroyé 1 477 kits de dignité et de vulnérabilités aux femmes et aux filles et 566 femmes et filles ont participé aux activités sur les compétences de vie courante sur les thèmes de l’estime de soi et l’autonomisation. ALVF et IRC ont reçu 332 femmes et filles dans les espaces sûrs dans le Logone et Chari et le Mayo Sava et 257 femmes et filles ont bénéficié des premiers secours psychosociaux. 56 cas de VBG ont reçu un accompagnement sur le plan juridique (SMSPS).

Les zones reculées demeurent peu accessibles pour la prise en charge en santé mentale et soutien psychosocial du fait de la distance et de l’insécurité. Les distances longues entre les lieux de résidence des survivantes et les instances judiciaires sécuritaires ou des structures médicales et la peur des représailles et la stigmatisation de la part de leur communauté constituent un frein à la prise en charge optimale de celles-ci. Comme piste de réponse à ces besoins, IRC a procédé au renforcement des capacités de 11 staffs en matière de gestion de cas à distance et de techniques d'animation communautaires. Des besoins en kits de dignité et kits économiques essentiels à l’accompagnement des survivantes vers la résilience et une mise à disposition de kits post viol dans les formations sanitaires demeurent.

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