Central African Republic

Rapport de situation
Coordination
Des volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine préparés à agir en cas de catastrophe
Une vue des participants en travaux de groupe. ©OCHA/Alban M'Boligassihe, Bangui, RCA, 2021.

Des volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine préparés à agir en cas de catastrophe

Chaque année pendant saison pluvieuse, la République centrafricaine connaît des séries d’inondations. Dans la capitale Bangui, cette catastrophe naturelle touche particulièrement les arrondissements qui se trouvent tout le long de la rivière Oubangui. En 2019, ces inondations ont causé d’importants dégâts matériels et déplacé environ 100 000 personnes. 10 000 maisons ont été détruites et plus 500 puits et 1 500 latrines inondés. De nombreuses infrastructures et d’importantes surfaces agricoles ont été endommagées dans 8 préfectures du pays y compris à Bangui. Cette catastrophe a fragilisé davantage la situation humanitaire déjà déplorable et entrainé des besoins supplémentaires. Les humanitaires avaient apporté une assistance multisectorielle aux personnes affectées, notamment en abris d’urgence, vivres et eau, hygiène et assainissement.

Tirer les leçons de l’expérience passée

Les impacts considérables des inondations survenues ont mis en exergue des problèmes de coordination en matière de standardisation des données fournies par divers acteurs, le manque de personnes formées aux évaluations post-catastrophe naturelle, ainsi que de lignes directrices claires des évaluations. Le manque d’une plateforme commune de stockage/gestion des données, y compris la cartographie était également une des faiblesses.

En réponse, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), en collaboration avec l’ONG REACH et la Fédération internationale de la Croix Rouge, a renforcé du 29 juin au 3 juillet les capacités de 20 volontaires de la Croix-Rouge nationale et de la Direction générale de la protection civile sur l’évaluation post catastrophe naturelle. En Centrafrique, ces volontaires sont considérés comme des premiers répondants communautaires dans diverses situations de détresse, notamment les catastrophes naturelles, et disposent d’une excellente connaissance du contexte local.

Les participants ont notamment abordé le bien-fondé de la méthodologie et des résultats lors d’une évaluation humanitaire, l’élaboration du questionnaire et les principes directeurs de l’action humanitaire. Par la suite, les participants se familiariseront à l’usage du guide pour les enquêteurs et la collecte simplifiée des données sur une fiche dédiée, avant d’utiliser l’application « Kobo collect »’ installée dans chacune des 20 tablettes que REACH leur a remis à la fin de la formation.

Pour une meilleure préparation

En appui aux autorités dans leur mission première d’assurer le bien-être de la population, OCHA a appuyé en 2020 une étude réalisée par l’ONG RACH sur la susceptibilité face aux inondations dans des zones habitées. Ses conclusions avaient alors été partagées avec les autorités, notamment la cartographie des zones les plus vulnérables.  

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