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Rapport de situation

Faits saillants

  • Le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires renforcent la résilience des communautés
  • Des projets intégrés qui donnent des résultats
  • La maîtrise de l’eau est la colonne vertébrale du développement
  • L’aide humanitaire seule ne suffit plus
  • L’épineux problème du genre
Anassa Hamdane de Doungoulou
31 août 2021, Doungoulou, province du Guéra. "En travaillant sur la digue, nous pouvons acheter notre propre nourriture, des fournitures scolaires et des vêtements à nos enfants”, se réjouit Anassa Hamdane, présidente du comité des paysans du village. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné

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Chiffres clés

5,5M
People in need
4M
People targeted
481K
Refugees
402K
IDPs
109K
Returnees
361K
Host communities

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Financement

$617.5M
Requis
$116.5M
Reçu
19%
Progrès
FTS

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Contacts

Federica Gabellini

Chargée de l'Information Publique

Augustin Zusanné

Analyste à l'Information Publique

Sarah Sakatni

Chargée du Reporting et du Plaidoyer

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Article principal
Visite Djoukoulkouli
31 août 2021, Djoukoulkouli, province du Guéra. La mission échange avec les partenaires locaux. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné.

Le travail qu’abat le PAM et ses partenaires avec les communautés

Une mission conjointe, organisée par le Programme alimentaire mondial (PAM), à laquelle ont participé le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), s’est rendue dans quatre provinces du centre et de l’est du Tchad (Guéra, Batha, Ouaddaï et Wadi-Fira) du 31 août au 3 septembre 2021.

L’objectif de cette mission était d’observer les effets des activités du PAM et ses différents partenaires (organisations non gouvernementales (ONG) nationales ainsi que les services étatiques) sur les communautés vulnérables.

Au lieu de donner chaque jour du poisson à quelqu’un, mieux vaut lui apprendre à pêcher”.

Ce rappel de Dieudonné Bamouni, chef de bureau d’OCHA, lors de la rencontre de la mission avec le gouverneur du Guéra, le 31 août à Mongo, résume la volonté des Nations Unies de voir les communautés vulnérables s’approprier les initiatives mises en place à leur profit par les organisations humanitaires. D’autant que les crises humanitaires se multiplient à travers le monde, rendant la tâche difficile pour les bailleurs de fonds de soutenir toutes les populations concernées.

“La situation du Tchad est unique au monde. Il y a une bonne quantité de pluies qui tombe chaque année, mais il n’y a pas ni barrage ni digue, bref, pas de gestion de l’eau. Il faut trouver autre chose que d’assister tout le temps les populations. Elles ont besoin d’accompagnement”, plaide M. Sougour Mahamat Galma, gouverneur de la province du Guéra.

C’est justement ce que le bureau du PAM au Tchad fait à travers son programme d’appui au renforcement de la résilience des communautés au Sahel.

Ce programme comprend plusieurs projets qui permettent aux communautés, frappées par une multitude de facteurs de vulnérabilités, de se relever. La plupart de ces projets sont intégrés, donnant la possibilité de répondre à plusieurs besoins en même temps. C’est le cas du jardin scolaire et du champ communautaires, mis en œuvre dans plusieurs localités dont Chawir dans le Guéra et Brégué-Biguit dans le Batha.

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le projet de forêt communautaire de Djoukoulkouli
31 août 2021, Djoukoulkouli, province du Guéra. “Travailler sur cet espace nous permet, non seulement d’avoir de la nourriture, mais aussi de posséder des biens”, se réjouit Hawa. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné.

Des projets intégrés qui répondent à plusieurs problèmes à la fois

Les produits du jardin (légumes, mil, etc.) alimentent la cantine scolaire, améliorent l’état nutritionnel des enfants et font bondir la scolarité. “Depuis la mise en œuvre du projet, nous avons constaté une baisse du nombre de cas de malnutrition dans le centre de santé et le nombre d’élèves a augmenté à l’école. De 200 élèves en 2019, nous sommes actuellement à plus de 400 élèves”, se réjouit M. Hamit Brahim, chef de projet de l’ONG Moustagbal, partenaire du PAM.

Le jardin scolaire et le champ communautaire approvisionnent à la fois les ménages et l’école. D’un hectare, la superficie s’est multipliée par quatre, créant un surplus de production qui pourrait s’écouler sur d’autres marchés.

Ce résultat fait dire à M. Claude Jibidar, Représentant du PAM au Tchad, que la cantine scolaire doit être une priorité. “S’il ne dépendait que de moi, la cantine scolaire serait intégrée dans toutes les écoles primaires du Tchad”, fait-il savoir.

Un autre projet intégrateur est celui d’installer une forêt communautaire sur un espace dégarni, pour lutter contre la désertification, le changement climatique et pour ralentir les vents qui causent des dégâts dans les villages de Djoukoulkouli et Chawir dans le Guéra, et Amdjoufour dans le Batha.

À Djoukoulkouli, une centaine de ménages vulnérables ont été identifiés pour bénéficier du programme de travail contre actifs (argent). Les bénéficiaires partent en brousse chercher des semences locales pour les pépinières. Ces villageois achètent de l’eau pour arroser les pépinières et les arbustes plantés, parce que, disent-ils, “il n’y a pas d’eau ici, même pour la boisson”. Le point d’eau le plus proche est, selon eux, situé à 2 kms et, une fois sur place, chacun doit attendre son tour.

Plus de 12 000 plants ont été mis en terre depuis 2020 sur cet espace vide de 20 hectares, qui deviendra une forêt communautaire au pied de la chaîne de montagnes communément appelée "la Reine du Guéra", et qui sert souvent de brise-vent naturel à la ville de Mongo et ses environs.

“Travailler sur cet espace nous permet, non seulement d’avoir de la nourriture, mais aussi de posséder des biens. Il y a des gens qui n’avaient pas de poulet chez eux, d’autres n’avaient pas de petits ruminants. Maintenant, nous pouvons avoir tout ça grâce à l’appui de Moustagbal et du PAM”, se réjouit Hawa, une habitante de Djoukoulkouli, âgée d’environ 40 ans.

À Amdjoufour dans le Batha, le PAM et le Projet évangélique de développement communautaire (PEDC, une ONG nationale) ont intégré l’agriculture à la mise en place de la forêt communautaire. C’est ce qu’on appelle l’agroforesterie. Ainsi, les arbres plantés, suivant la technique des demi-lunes, cohabiteront avec les cultures pluviales et de décrue.

Cela permet, à court terme, de créer des sources de revenus pour les membres des groupements qui travaillent sur cet espace. À moyen terme, c’est le village qui se reverdit et qui sera à l’abri des grands vents qui emportent tout sur leur passage.

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A la mare de Bregue-Birguit
1er septembre 2021, Brégué-Birguit, province du Batha. Cette mare permettra aux communautés de faire à la fois du maraîchage en saison sèche et de l’aquaculture. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné.

Manger à sa faim passe par la maîtrise de l’eau

L’eau est indispensable partout et pour tout, surtout dans le monde rural. Tous les paysans rencontrés dans les quatres régions ont décrié son manque qui les maintient vulnérables. Cependant, comme l’a dit le gouverneur du Guéra, on la gaspille trop au Tchad. C’est également ce que pense ce conseiller en développement rural à Moustagbal.

En termes de production agricole, l’élément hydrique est le plus important. Il tombe quelques fois de grosses pluies mais qui se perdent dans la nature. Nous nous sommes dits que pour garantir la production agricole, il faut maîtriser l’eau en retardant son passage. Qu’elle ait le temps de séjourner pour s’infiltrer afin de pouvoir apporter le maximum d’humidité aux cultures pour assurer le bouclage de leurs cycles”, explique M. Djimnodjal Djitoimadje.

Sans travailler avec les communautés, cette maîtrise de l’eau ne servirait pas à grand-chose. Selon le PAM, “La quantité d’eau qui tombe suffit pour changer les choses, mais il faut changer la mentalité de la population et faciliter l’accès à la terre pour une certaine catégorie de personnes”, oriente M. Claude Jibidar.

C’est fort de ce constat que le PAM et ses partenaires accompagnent les communautés dans le Guéra, le Batha et le Ouaddaï, afin de sortir des vulnérabilités chroniques.

À Brégué-Birguit dans le Batha, un seuil d’épandage a été construit pour maintenir l’eau pendant aussi longtemps que durera la saison sèche afin de permettre aux paysans de planter le béré-béré (sorgho) et, si possible, entreprendre du maraîchage. En plus de la digue permettant le seuil d’épandage, une mare a été construite pour recueillir les eaux des pluies afin d’aider les bénéficiaires dans leurs activités maraîchères.

Dans cette mare, les villageois apprennent aussi à élever le poisson. Tous ces éléments vont permettre à ces gens de se relever de leurs vulnérabilités, en leur générant des revenus, en renforçant leur sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que l’amélioration de la fréquentation scolaire.

La maitrise de l'eau comme solution à l'exode rural

À Doungoulou dans le Guéra, les paysans ont constaté qu’avec le système de digues dotées de versants, la main d’oeuvre valide du village a du travail à faire sur place. “Cet appui du PAM et Moustagbal a permis d’arrêter l’exode rural. Certains jeunes partaient à N’Djamena et dans d’autres villes à la recherche du mieux et envoyer un peu d’argent à leurs parents laissés derrière. Depuis janvier 2021, aucun jeune n’a quitté le village, parce qu’il y a du travail”, apprécie Mahamat Dourgane, chef de village de Doungoulou.

La présidente du comité des paysans, Mme Anassa Hamdane, renchérit : “En travaillant sur la digue, nous pouvons acheter des fournitures scolaires et des vêtements à nos enfants”, confie-t-elle.

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Travailler avec le gouvernement
3 septembre 2021, Bararine, Ouaddaï. Les actions de développement ne peuvent prospérer qu’avec l’engagement du Gouvernement. Dr Hamadou Abba (au milieu) expliquant à la mission les différents volets d'activités. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné.

La réponse humanitaire d’’urgence ne suffit plus, il faut qu’elle soit accompagnée d’actions de développement

À Kouchan, un village situé à environ 18 kms à l’ouest de Biltine dans le Wadi-Fira, la malnutrition aigüe fait rage, particulièrement pendant la période de soudure. Le PAM et l’Association pour la promotion du développement intégré et de la formation (APPRODIF) fournissent une assistance saisonnière pour trois mois pour sauver des enfants âgés de 6 à 23 mois.

Chaque année, le PAM apporte cette assistance à plusieurs localités à travers le Tchad, comme Kouchan, pour sauver les enfants dont les parents sont pour la plupart très pauvres.

Cette année, plus d’1,7 million de personnes sont en insécurité alimentaire sévère et le PAM ne peut en aider que 690 000, soit moins de la moitié, faute de financement. Les réfugiés soudanais, centrafricains et nigérians au Tchad ont même vu leurs vivres coupés en raison du sous-financement.

Attor Waddak, le chef du canton Mimi-Goz II, d’où est issu Kouchan, est conscient de la situation et ne veut pas d’une assistance humanitaire qui perdure, mais plutôt d’un appui à l’autonomie.

L’assistance est bien, mais produire sa propre nourriture est mieux, parce que le bienfaiteur pourrait se fatiguer de vous un jour”, déclare-t-il, avisé.

Le Représentant du PAM rebondit sur cette déclaration : “Ce qui ferait ma fierté, c’est de revenir ici deux ou trois ans après, non pas pour continuer à fournir l’assistance alimentaire, mais plutôt pour acheter de la nourriture pour les réfugiés qui en ont vraiment besoin”, espère Claude Jibidar.

Changer des vies, c’est d’ailleurs le but visé à travers les différents projets de résilience, d’autant que ces initiatives réduiront les vulnérabilités chroniques des communautés. Un des exemples de ce type de projet est mis en oeuvre à Amchoka où les villageois ont monté un grenier communautaire leur permettant de vendre des céréales à un bon prix pendant la période hivernale et de mettre leur village à l’abris des vulnérabilités chroniques grâce au produit de la vente.

En plus de cela, les paysans arrivent à transformer leurs produits de récoltes à travers les outils de séchage.

Les partenaires financiers de l’humanitaire commencent à comprendre l’importance du nexus humanitaire-développement-paix pour sortir les communautés des vulnérabilités.

Aujourd’hui, les bailleurs de fonds eux-mêmes savent que répondre aux besoins humanitaires seuls ne suffit plus, il faut y ajouter le développement. Pour cela, nous devons mutualiser nos moyens. Si nous sommes venus ensemble aujourd’hui, c’est aussi pour vous donner un message, celui de travailler ensemble, comme une communauté en appui au Gouvernement”, fait savoir M. Dieudonné Bamouni, Chef de bureau d’OCHA.

Travailler ensemble est un des piliers du nexus qui permet d’être efficace sur le terrain. C’est ce que pensent certains membres de l’équipe humanitaire du Tchad.

Aucune entité ou institution ne peut atteindre ses objectifs, seule ; il faut travailler ensemble et délivrer comme une seule entité, sur le terrain”, conseille M. Sennen Hountong, Représentant de l’UNFPA au Tchad.

Il n’y a pas que les acteurs humanitaires qui doivent travailler ensemble pour mutualiser les efforts. Les communautés ont aussi donné le ton à travers ces différents projets. Plusieurs villages travaillent côte à côte pour apprendre, comme c’est le cas au site de Bagarine, situé à une encablure d’Abéché. Là-bas, le PAM a mis en place un centre d’apprentissage communautaire pour former les membres de six coopératives sur les techniques agricoles innovantes.

Travailler ensemble permet également d’éviter les conflits intercommunautaires, devenus récurrents autour des ressources naturelles ces dernières années. On peut ici ajouter la composante paix du nexus pour booster le développement local.

L’autre aspect très intéressant du projet d’apprentissage des communautés à Bagarine est l’implication directe de l’Etat, à travers la délégation provinciale de l’Agriculture du Ouaddaï comme partenaire de mise en œuvre du PAM, avec la participation de l’Université Adam Barka d’Abéché. La collaboration de l’Etat est certes appréciée, mais il serait encore plus utile que les autorités nationales s’approprient ces approches pour inscrire leur impact dans la durée.

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Discussion sur les problèmes de femmes
1er septembre 2021, Bregue-Birguit, province du Batha. La Coordonnatrice du sous-cluster VBG discute des problèmes liés au genre avec les femmes. Crédit photo : OCHA/Augustin Zusanné.

Et le genre dans tout cela ?

Au Tchad, les femmes ont plus difficilement accès au pouvoir de décision, compte tenu des normes socio-culturelles. Malgré cela, dans tous les projets de renforcement de la résilience visités à l’occasion de cette mission (forêt communautaire, seuil d’épandage, agroforesterie, mare communautaire, grenier communautaire ou centre d’apprentissage), les femmes sont omniprésentes, et leur travail est très apprécié.

“L’apport des femmes est plus important que celui des hommes. Nous avons essayé de travailler la mentalité des hommes, il y a un changement. C’est la base de tout projet viable”, renforce Serge Badigué, directeur de PEDC, à Oum-Hadjer.

Ces femmes travaillent plus que les hommes dans l’agriculture et l’agroforesterie, mais aussi croupissent sous le poids d’accouchements multiples, rapprochés, sans présence de sages-femmes ; ce qui entraîne des décès de mères et de nouveau-nés, des malnutritions sévères, un taux de dépendance très élevé et une grosse perte de productivité ;

Les normes sociales et culturelles sont telles que la femme a la plus grande charge de travail que l’homme dans ces activités communautaires, mais la répartition des gains issus des programmes est égale. Le gain des femmes est utilisé pour la survie des ménages tandis les hommes ont de marge de manœuvre pour leurs besoins individuels.

La femme est l’actrice principale dans la production, en plus de son rôle de dispensatrice de soins de la famille, mais n’a aucun contrôle sur la gestion des ressources, encore moins le sien. En plus, la majorité de ces femmes sont des cheffes de ménages car, souvent leurs maris ont émigré vers les sites d’orpaillage ou vers les villes.

La coordonnatrice du sous-cluster violences basées sur le genre (VBG) relève cette problématique récurrente qui mine le travail communautaire. “Les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les viols et violences physiques reviennent toujours dans les discussions avec les femmes. Les gens sont informés mais le problème continue. Les femmes sont intimidées”, déplore Adeline Binon Diombo.

Si la maîtrise de l’eau est la colonne vertébrale du développement, l’intégration de la sécurité contraceptive à la sécurité alimentaire d’une part et l’intégration de la prévention des violences faites aux femmes y compris les pratiques néfastes permettent d’avoir une adéquation entre la croissance démographique, et la croissance économique et réduction de la pauvreté.

La prise en compte du genre est un travail de longue haleine, surtout quand il y a des VBG. “Sur les VBG, il faut un travail de fond, et cela prend du temps. Avant, les femmes n’étaient même pas autorisées à prendre la parole en public et à mener leurs propres activités. Maintenant, tout cela a changé, mais beaucoup reste quand même à faire”, informe Abdoulaye Baine, directeur de Moustagbal.

La mutualisation des actions que souhaite voir M. Sennen Hounton, Représentant de l’UNFPA, prend justement en compte l’aspect genre et la santé de la reproduction. La réalisation d’un projet conjoint est attendu, intégrant le renforcement de la résilience, la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire, la sécurité contraceptive, la prise en compte de l’aspect genre dont la lutte contre les violences à l’égard des femmes

En guise de conclusion à la mission, le PAM, les agences membres de la délégation ainsi que les autres acteurs humanitaires partagent entièrement le point de vue du chef de canton de Mimi-Goz II qui souhaite voir sa population voler de ses propres ailes au lieu d’être perpétuellement dépendante de l’aide humanitaire.

Cet encouragement du chef du PAM à l’endroit des acteurs humanitaires est sans équivoque : “Vous avez tous fait un travail extraordinaire en sauvant des vies. Mais il y a une chose pour laquelle nous avons failli et nous devons en être honnête : avoir des gens qui ont été dans l’urgence pendant 14 ans. Aujourd’hui, il faut non seulement sauver des vies mais changer des vies”, invite Claude Jibidar.

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