Chad

Rapport de situation
Réponse d'urgence
CERF Picture
Les fonds CERF permettent de répondre aux besoins les plus urgents des personnes vulnérables. ©OCHA/F.Gabellini

Le CERF alloue plus de 12 millions de dollars pour les urgences sous-financées au Tchad

En 2019, la réponse humanitaire a été financée de moitié au Tchad laissant sans assistance humanitaire des centaines de milliers de personnes dans le besoin. Pour contribuer à réduire ces vulnérabilités, le Sous-secrétaire général des Nations Unies chargé des affaires humanitaire et Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock a validé le 18 mars 2020 l’octroi d’une enveloppe de 12 millions de dollars américains du Fonds central de réponses d’urgence (CERF).

La priorité de ce financement est de mettre en œuvre des programmes vitaux, qui répondent aux besoins immédiats des populations touchées, en particulier celles du Lac. Les activités y afférentes seront menées dans les secteurs de la nutrition, de la protection, de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, de l'assistance alimentaire, de l'agriculture, de la santé, de la logistique, de la gestion des camps, sites et abris et des articles ménagers essentiels.

L’année dernière, a communauté humanitaire en appui au Gouvernement du Tchad, avait estimé que 4,3 millions de personnes auraient besoin d’assistance humanitaire en 2019 et avait ciblé 2 millions de personnes les plus vulnérables. Cependant, des 476,6 millions de dollars requis pour répondre aux besoins de ces personnes, seulement 277.9 millions ont été reçus, soit 58.3%.

Les huit projets bénéficiant de cette allocation du CERF permettront de fournir une assistance multisectorielle aux personnes qui en ont le plus besoin. Il s’agit de fournir une réponse à la crise nutritionnelle et à la crise des personnes déplacées internes dans les provinces du Lac, du Kanem et du Barh-El-Gazal, d’apporter un appui aux Tchadiens affectés par le mouvement de population et la crise nutritionnelle et de sécurité alimentaire, d’assurer les services aériens humanitaires pour permettre aux partenaires d’atteindre les zones d’intervention humanitaire et de renforcer l’accès aux services essentiels pour les survivants de violences sexuelles et sexistes de la crise sécuritaire dans le bassin du Lac Tchad.

Ces projets seront mis en œuvre jusqu’au 31 décembre 2020, par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Service aérien d'aide humanitaire (UNHAS), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les programmes étant mis en œuvre dans le contexte actuel, il est important de s'attaquer aux vulnérabilités potentiellement accrues résultant de toute propagation de la nouvelle épidémie à coronavirus (COVID19) et de maximiser la complémentarité avec la planification de la réponse en cours au niveau national et local. L’équipe humanitaire pays a demandé, le 24 mars, aux agences bénéficiaires des fonds CERF d’étudier les modalité d’alignement des programmes financés sur certaines priorités et de les rendre "compatibles avec la COVID19".

En 2020, la communauté humanitaire estime à 5,3 millions le nombre de personnes en besoin d’assistance humanitaire au Tchad dont trois millions de personnes ciblées. Pour répondre à ces besoins, la communauté humanitaire requiert 545,3 millions de dollars, cela sans prendre en compte les éventuelles conséquences de la pandémie de la COVID19 en cours qui touche également le Tchad.

Le Tchad est un pays où les crises humanitaires se déroulent dans un contexte de faible développement, d'accès limité aux services sociaux de base (santé, éducation ou eau potable), de dégradation de l'environnement et des effets du changement climatique. Les interventions humanitaires seules ne suffisent plus, il faut s'attaquer également aux causes profondes des difficultés et des vulnérabilités persistantes. Tous ces facteurs exposent les populations déjà vulnérables à des chocs récurrents, affectant leur capacité de résilience et rendant impérative une approche intégrée humanitaire et développement à plus grande échelle et nécessitant des investissements urgents.

URL:

Téléchargé le: