Dem. Rep. of the Congo - Rapport de situation

Rapport de situation

Faits saillants

  • Plus de 500 000 personnes affectées par des inondations
  • ITURI: Dégradation de la situation humanitaire depuis plusieurs mois
  • La crise humanitaire avant la Covid-19
santé

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Chiffres clés

86000
Sans-abris après les pluies au Sud-Kivu
27000
Sans-abris après les pluies au Maniema
300,000
Inondations Tangakyila
5.5
Millions de personnes déplacées internes

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Financement

$2.1B
Requis
$248.4M
Reçu
12%
Progrès
FTS

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Contacts

Joseph Inganji

Chef de bureau, OCHA RD Congo

Yvon Edoumou

Chargé de l'Information publique

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Réponse d'urgence
Alimentation

Plus de 500 000 personnes affectées par des inondations

Plus de trois semaines que des pluies torrentielles se déversent sur Uvira et ses régions, occasionnant des inondations et d’importants dégâts matériels. Dans un récent rapport d’évaluation du cluster Sécurité Alimentaire, avec l’appui des autorités et d’une ONG locale, au moins 64 000 personnes sont à risque de famine , parce qu’ayant perdu leurs réserves de nourritures et la quasi-totalité de leurs moyens de subsistance dans les inondations qui affectent le Territoire d’Uvira depuis le 13 avril.

Ce rapport indique aussi qu’au moins 7 220 maisons ont été détruites et plus de 86 000 personnes sont sans-abris ;au moins 40 sites d’hébergement sont ouverts dans lesquels près de 37 000 personnes y sont installées. Le nombre et la promiscuité des personnes induit de nombreux besoins en abris, accès à l’eau potable, douches et latrines d’urgence. Au moins 5 000 familles d’accueil hébergent près de la moitié de la population sinistrée, occasionnant une pression sur les ressources en eau et hygiène de ces familles.

Uvira et Fizi étant des zones endémiques de choléra, le contexte actuel augmente les risques de nouvelle flambée.  Pour l’instant, la prise en charge et la prévention du choléra sont exécutées par de nombreuses organisations les activités de promotion de l’hygiène et d’assainissement. Les défis à court et moyen termes restent l’assainissement d’une dizaine de centres de santé et hôpitaux inondés ainsi que la reconstruction des latrines des écoles détruites par les inondations.

Dans le Territoire de Kailo, province du Maniema, une centaine de maisons ont été emportées par des averses orageuses dans la dernière semaine d’avril, faisant plus de 750 nouveaux sans-abris. Ceci porte à au moins 27 500 le nombre total de personnes affectées par les catastrophes naturelles entre mi-mars et fin avril dans la province, alors que les territoires affectées, Kindu et Kailo, abritent toujours plusieurs milliers de personnes déplacées sans assistance humanitaire depuis janvier 2020.

Plus de 50 points de chloration de l’eau et trois stations d’épuration installées sur les rivières Mulongwe et Kamvivira permettent de couvrir les besoins d’au moins 60 000 personnes ; trois autres stations d’épuration seront installées mais l’offre en eau potable est loin de couvrir les besoins de la population d’Uvira estimée à plus de 300 000 habitants. Depuis plus de trois semaines, la distribution d’eau à Uvira est suspendue suite aux dégats sur les installations de la REGIDESO.

Depuis le 9 mai, au moins 2 000 ménages ont reçu une aide alimentaire des autorités congolaises, aide qui sera complétée par des interventions du Cluster Sécurité Alimentaire. Les capacités actuelles disponibles pourront couvrir les besoins de près de 10 000 ménages sur les 15 000 ménages sinistrés et les familles d’accueil affectés par les inondations dans Uvira, Fizi et la Plaine de la Ruzizi. Au Maniema, en complément de l’aide des autorités gouvernementales à 500 ménages sinistrés des inondations de mars 2020 à Kindu et régions dans la province du Maniema, l’ONG Conseil Norvégien pour les réfugiés (NRC) a démarré le 7 mai un projet d’assistance à environ 4 000 ménages à Kindu, à Kailo, à Punia et à Kasongo ;’l’ONG CHRISTIAN- AID, quant à elle, cible au moins 1 400 ménages victimes des inondations du 27 avril 2020 dans la commune rurale de Salamabila.

Des pluies abondantes se sont abattues, entre janvier et avril, sur les provinces du HautKatanga, du Haut-Lomami et du Tanganyika, dans les zones bordant le Fleuve Congo, le Lac Tanganyika et leurs affluents. Elles ont provoqué des inondations qui ont affecté environ 396 000 personnes, dont près de 280 000 dans le Haut-Lomami. De nombreux dégâts matériels ont été enregistrés : près de 16 500 maisons et environ 350 écoles ont été complètement détruites ; des milliers d’hectares de champs et au moins 38 structures sanitaires sont inondées ; des milliers de puits et latrines ont été soit détruits, soit inondés. La montée des eaux a contraint environ 58 000 personnes à se déplacer vers d’autres localités voisines ; parmi elles, plus de 34 000 déplacés se trouvent dans le Tanganyika dont plus de 27 000 personnes dans le seul Territoire de Kabalo ; le reste est reparti entre les zones de santé de Bukama (Haut-Lomami), de Kongolo (Tanganyika) et de Mufunga Sawmpe (Haut-Katanga). Ce chiffre pourrait évoluer dans les prochains jours, de même que les besoins, car de fortes pluies sont attendues dans la région jusqu’au mois de juin. Ces provinces connaissent, chaque année, des épisodes d’inondations. La réponse humanitaire reste limitée par le manque de financement et la faible présence opérationnelle des acteurs humanitaires dans les provinces affectées. Quelques agences des Nations Unies et ONG nationales et internationales ont préfinancé leurs activités de réponses aux inondations en utilisant des stocks ou des fonds d’autres programmes. A cela s’ajoute le mauvais état des routes - la situation a été aggravée par les inondations qui ont coupé des ponçons et créé des bourbiers -, qui rend difficile l’acheminement de l’aide vers les communautés sinistrées.

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Acces Humanitaire
IDPs
Des milliers de personnes ont fui leurs maisons ces derniers mois en raison des violences.

Des milliers de personnes affectées par des violences en Ituri

La situation humanitaire dans les trois territoires de Bunia, Djugu et Mahagi, dans la province de l’Ituri, s'est détériorée depuis fin décembre 2019 suite aux affrontements entre l'armée congolaise et les groupes armés, des affrontements entre groupes armés, aux violences intercommunautaires et conflits fonciers. Environ 450 000 personnes sont estimés être déplacer dans ces trois territoires depuis décembre ; 200 000 auraient fui leurs foyers suite au début des opérations militaires en avril dernier.

Depuis janvier, à Djugu et à Mahagi, plus de 1 300 cas de violences sexuelles et basées sur le genre (SGBV) ont été enregistrés ; 80 000 enfants manquent à l'appel en raison de déplacements ou d'attaques d'écoles ; 40 établissements de santé ont été détruits ou pillés.

L'insécurité a gravement entravé la réponse humanitaire, entrainat la suspension des activités de certaines organisations humanitaires, privant environ 66 000 personnes de l'assistance ces dernières semaines.  Néanmoins, la fourniture d'une aide médicale, de nourriture et de produits non alimentaires se poursuit dans des zones plus accessibles.

Les partenaires humanitaires cherchent des possibilités de reprendre leurs activités, malgré des capacités et des ressources limitées en raison du sous-financement chronique de la réponse.

Les acteurs humanitaires exhortent, entre autres, le Gouvernement congolais à fournir un environnement sûr, propice à la fourniture durable de l'aide humanitaire. Ils appellent également les donateurs à augmenter le financement de l'opération humanitaire.

À ce jour, seuls 11 % des 2,1 milliards de dollars américains demandés dans le cadre du plan de réponse humanitaire de la RDC ont été financés. Sur les 5,5 millions de personnes déplacées en RDC, plus de 1,2 million se trouvent en Ituri.

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Contexte
HRP 2020

La crise humanitaire avant la COVID-19

Au début du mois de mars, la République démocratique du Congo a rejoint la longue liste de pays confrontés au COVID-19. Cette nouvelle crise de santé publique vient s'ajouter à une crise humanitaire complexe et prolongée qui risque d'être oubliée en raison de l’attention sur le COVID-19. Il est essentiel de maintenir l'attention et le financement pour répondre aux besoins essentiels identifiés dans le Plan de Réponse Humanitaire 2020 (US$1.82 milliard) afin de sauver des vies. Une détérioration de la situation humanitaire globale aurait un impact catastrophique sur la capacité du pays à répondre à la COVID-19. Voici des faits clés sur la crise humanitaire et la réponse en RDC.

Deuxième pays au monde avec le plus grand nombre de personnes souffrant de malnutrition

Les organisations spécialisées estiment que 15,6 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire sévère, dont 4,7 millions souffrant de malnutrition aiguë. Dans la région du Kasaï, les dernières statistiques conjointes du Gouvernement et du Programme Alimentaire Mondial indiquent que jusqu'à 85 pour cent des communautés déplacées et celles qui sont retournées chez elles ces derniers mois souffrent de malnutrition. En RDC, l'insécurité alimentaire et la malnutrition sont les conséquences d'une conjonction de facteurs, dont l'insécurité qui entraîne l'abandon des champs et le manque d'opportunités économiques. La moitié du budget du Plan de Réponse Humanitaire 2020 est consacrée à la sécurité alimentaire et à la nutrition.

Le plus grand nombre de personnes déplacées en Afrique

Chaque semaine, de nombreuses personnes sont contraintes de quitter leur domicile, fuyant l'insécurité et les violences armées. On estime que 5,5 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays, faisant de la RDC l'un des pays les plus touchés par les déplacements internes au monde. Les déplacements bouleversent la vie des familles, entraînant la perte des revenues, la déscolarisation des enfants, entre autres. Bien que les acteurs humanitaires s’activent à répondre aux conséquences de ces déplacements, la seule solution durable est de s’attaquer aux causes profondes via le rétablissement de la paix et la sécurité.

Lutter contre la plus longue et la plus meurtrière des épidémies de rougeole de son histoire

Depuis janvier 2019, la rougeole a déjà tué plus de 6 600 personnes en RDC, dont en grande majorité des enfants. Dans une course pour mettre fin à l'épidémie, les autorités sanitaires congolaises et les partenaires internationaux ont vacciné à ce jour plus de 24 millions d'enfants âgés de 6 à 59 mois. Malgré l'immense effort fourni, il reste encore des millions d'autres à vacciner.

Sa plus longue épidémie d'Ebola

Depuis juin 2018, des équipes pluridisciplinaires luttent contre la dixième épidémie d'Ebola dans le pays. Les espoirs de déclarer la fin de l'épidémie à la mi-avril ont été anéantis lorsque plusieurs nouveaux cas ont été découverts à Beni.

Des milliers de familles sans assistance

Le mauvais état des routes - qui deviennent impraticables pendant la saison des pluies - et l'insécurité persistante dans certaines régions ont fait que des milliers de personnes sont régulièrement coupés d’assistance humanitaire. Dans la province du Sud-Kivu, par exemple, on estime que 400 000 personnes sont sans assistance depuis la fin de l'année 2019 dans les régions de Bijombo, Fizi et Itombwe. Les femmes, les enfants et les personnes âgées ont payé un lourd tribut en termes de santé, d'accès à la nourriture et de protection.

1,82 milliard US$ étaient nécessaires pour fournir une aide à 8,1 millions de personnes.

Le 28 février, à Kinshasa, le Gouvernement Congolais et la communauté humanitaire ont lancé un appel de 1,82 milliard de dollars, reflétant la crise humanitaire prolongée et complexe qui continue de perturber des millions de vies ainsi que le développement du pays. Dans le contexte actuel où toute l'attention est portée sur le Covid-19, la communauté internationale et les donateurs ne doivent pas négliger les besoins humanitaires aigus du pays.

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