Mali

Rapport de situation
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Les incidents affectant la protection des civils de plus en plus préoccupants surtout dans le centre du pays

Protection

La dernière semaine du mois de mai a été particulièrement meurtrière dans la région de Mopti. Elle a été marquée par une recrudescence des incidents sécuritaires dans les cercles de Koro, Bandiagara, Bankass et Douentza.

Selon les informations recueillies auprès des partenaires au moins 68 personnes civiles seraient tuées au cours d’attaques ayant conduit à de graves violations des droits de l’homme durant cette semaine. A cela s’ajoute un accident causé par un engin explosif survenu dans le cercle de Douentza et ayant fait huit morts civils et une trentaine de blessés dont cinq graves.

Au niveau national, 367 incidents constituant des violations des droits humains -dont des atteintes au droit à la propriété, au droit à l’intégrité physique, au droit à la vie, à la liberté et à la sécurité des personnes, à l’accès aux services sociaux de base ainsi que des déplacements forcés de populations- ont été enregistrés en mai 2020. Ceci représente une détérioration de la situation de protection comparativement aux mois de février, mars et avril où 144 incidents, 351 incidents et 332 incidents ont été respectivement documentés.

Plus de 75 pour cent des incidents rapportés en mai (soit 282 incidents) ont eu lieu dans les régions de Mopti (175 cas) et de Ségou (107 cas), au centre du pays. Les autres incidents se sont déroulés dans le nord du pays dans les régions de Gao (47 cas), Tombouctou (30 cas) et Ménaka (8 cas).

On note une hausse des incidents affectant la protection des civils. Pour la première fois depuis le début de l’année, les atteintes à l’intégrité physique et/ou psychique sont le type de violation le plus fréquent. Les atteintes au droit à la vie sont en constante augmentation depuis janvier et les atteintes au droit à la propriété restent élevées avec 105 cas documentés.

Les hommes restent les personnes les plus touchées par la violence. Cependant, les femmes et les enfants font désormais également partie des victimes. En mai, 33 garçons et 25 filles ont été touchés par des violations et cela est dû à l'augmentation des attaques de nature indiscriminée.

Les partenaires humanitaires s’inquiètent face à la recrudescence des actes portant atteinte à la protection des civils et appellent au strict respect des droits humains y compris pour les populations vivant dans les zones de conflits.

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