Mali

Rapport de situation
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L’accès humanitaire: un défi majeur dans certaines parties du pays

contraintes d'acces

L’accès humanitaire reste complexe en raison de l’insécurité dans certaines localités au centre et au nord du pays et plus particulièrement dans les zones le long des frontières avec le Niger et le Burkina Faso (Liptako Gourma). Les principales contraintes d'accès sont dues aux hostilités entre les groupes armés, aux tensions inter-communautaires, à la présence d’engins explosifs improvisés et à la criminalité grandissante.

Dans les zones à haut risque sécuritaire, l’accès des acteurs humanitaires aux populations affectées et des populations civiles aux services sociaux de base ainsi qu'aux moyens de subsistance est également rendu difficile par les contraintes sécuritaires précitées. 

Malgré les difficultés d’accès, les interventions humanitaires se poursuivent et sont parfois menées par les organisations locales et nationales qui travaillent en partenariat avec des ONG internationales et des agences des Nations Unies. C’est le cas, par exemple, dans les zones rurales de N’tilit, Tessit et Ouatagouna (région de Gao), Niafounké, Diré, et Gossi (région de Tombouctou) et toute la zone au Sud-Est de Ménaka y compris certaines zones de Douentza.

Ces opérations humanitaires restent possibles grâce aux stratégies d’acceptation et de négociation de l’accès mises en œuvre par les acteurs humanitaires auprès des populations locales, des acteurs étatiques et des groupes armés non étatiques ainsi qu'à l’adaptation aux exigences des zones d’interventions dans le respect des principes humanitaires. Ces actions sont soutenues par OCHA et spécifiquement l’équipe chargée de la coordination civilo-militaire qui a organisé, en 2019, des formations sur le mandat des organisations humanitaires et les principes humanitaires au profit d’environ 450 partenaires (acteurs armés et membres de la société civile) dans le pays.

Quelques chiffres sur les incidents sécuritaires affectant les civils y compris les acteurs humanitaires

Il y a eu 180 cas d’actes de banditisme visant les ONG répertoriés en 2019 selon les données de l'INSO (International NGO Safety Organisation). L'année dernière, 194 incidents liés aux engins explosifs improvisés (EEI) ont été notifiés. Ces incidents ont fait 216 victimes civiles -dont 79 civils tués-. La région de Mopti a enregistré 93 pour cent des victimes. S'agissant des incidents de protection, 1 882 cas ont été rapportés par le monitoring de protection en 2019 contre 1 025 en 201 ; soit une augmentation de 45 pour cent.

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