Niger

Rapport de situation

Faits saillants

  • Depuis le début du mois de mai, 16 193 personnes (2 602 ménages) ont été forcées de se déplacer dans les communes de Torodi et Makalondi.
  • Ces déplacements ont diminué d’intensité du fait des opérations militaires en cours dans la zone et des opérations de retours organisées par l'Etat
  • Plus de 17 000 personnes ont fui le Mali pour s'installer dans les régions de Tillabéri et de Tahoua au Niger
  • Les besoins sont énormes dans les secteurs de l'eau, de la sécurité alimentaire, de la santé, de la protection, des abris et de l'éducation
  • 552,6 millions de dollars sont nécessaires pour financer le Plan de réponse humanitaire 2022
Carte sur les mouvements de populations dans les zones frontalières avec le Burkina Faso

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Chiffres clés

193K
PDI
250K
Réfugiés
3.7M
de personnes dans le besoin
3,3M
en situation d'insécurité alimentaire

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Financement

$552.6M
Requis
$132M
Reçu
24%
Progrès
FTS

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Contacts

Modibo Traore

Chef de bureau

Laura Fultang

Unité de l’Information Publique et de la Communication Stratégique

Niger

Rapport de situation
Réponse d'urgence

Situation Humanitaire à Torodi, Région de Tillaberi /Aperçu des besoins, réponses et besoins non couverts/Solutions durables envisagées par le Gouvernement pour les personnes déplacées internes

Depuis le début du mois de mai, 16 193 personnes (2 602 ménages) ont été forcées de se déplacer dans les communes de Torodi et Makalondi. Ces déplacements ont diminué d’intensité du fait des opérations militaires en cours dans la zone et de la décision des autorités nationales d’organiser le retour des PDI dans leurs villages. En plus de la crise née des mouvements de population, le département a enregistré également un déficit céréalier de 44 216 tonnes. Selon les résultats du Cadre Harmonisé (mars 2022), 85 pour cent des villages agricoles du département de Torodi sont classés extrêmement vulnérables. Entre les 25 et 27 mai 2022, la situation humanitaire a été marquée par la poursuite des mouvements de population à titre préventif, vers la commune de Torodi. Des dizaines de ménages en provenance des villages frontaliers d’avec le Burkina Faso ont été enregistrés par le comité mis en place à cet effet. Un ralentissement du flux des arrivées est cependant remarqué depuis les annonces officielles de la volonté du Président de la République d’organiser le retour aussitôt que les conditions sécuritaires le permettront. Lors de sa visite à Makalondi et Torodi le vendredi 3 juin 2022, le Président de la République a réitéré : 1. La mise en place d’un plan de sécurisation du département de Torodi, qui sera réajusté en fonction des insuffisances qui seront constatées dans sa mise en œuvre. 2. La disponibilité des autorités à discuter avec les jeunes qui ont rejoint les groupes armés non étatiques (GANE) et à mettre en place un plan de démobilisation et de réinsertion économique et sociale. À la suite de la visite du président de la République, les villages de Kakou et Déba (hameau de Kolo) sont volontairement retournés dans leurs zones d’origine, les 28 et 29 mai 2022. Ces populations étaient en déplacement préventif dans la commune de Torodi, mais à la suite de la situation sécuritaire précaire dans les villages de retour, elles furent en partie forcée de quitter à nouveau. À la date du 27 mai 2022, 2 602 nouveaux ménages déplacés de 16 193 personnes ont été enregistrés dans le département de Torodi. A ceux-là s’ajoutent 586 anciens ménages des personnes déplacées internes (PDI) de 5 470 personnes logées dans des familles d’accueil, soit un total de 3 188 ménages PDI (anciens et nouveaux) de 21 663 personnes. La répartition de ces PDI par commune est la suivante : 2 171 PDI (anciens et nouveaux) de 15 008 personnes à Torodi et 1 017 ménages de 6 655 personnes à Makalondi. Les villages de provenance de ces PDI sont tous situés à moins de 100 kilomètres de Torodi. La majeure partie des PDI (plus de 85 pour cent) est constituée de femmes et d’enfants. Ces PDI ont bénéficié d’une assistance de l’Etat et des partenaires (en vivres, cash, approvisionnement en eau, prise en charge médicale, kits abris et biens non alimentaires (ABNA). D’autres acteurs humanitaires se sont positionnés dans les secteurs (Abris, Santé, Protection, Nutrition, Education, Eau, Hygiène, Assainissement (EHA) et Sécurité Alimentaire) en attendant l’aménagement du site de relocalisation. La décision politique du retour des PDI dans leurs localités respectives par les autorités n’a pas impacté le suivi de la réponse humanitaire immédiate ; les autorités locales ont encouragé les partenaires humanitaires à poursuivre leurs engagements pour l’opérationnalisation du site de relocation des PDI. Pour leur part, les autorités départementales se sont engagées à prendre les dispositions suivantes : ƒ Accélérer le processus d’établissement d’une attestation d’affection provisoire du site, certifiée par la commission foncière départementale ; ƒ La sécurité du site sera assurée par les forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont été associées dans le choix de l’emplacement du site de relocalisation ; ƒ Le site aménagé accueillera les PDI qui auront choisi de rester et accueillir éventuellement de nouveaux PDI.

RÉPONSE HUMANITAIRE Avec la dégradation de la situation sécuritaire dans la bande frontalière d’avec le Burkina Faso, la question de l’accès humanitaire dans la commune de Makalondi est devenue de plus en plus difficile. Les contraintes d’accès affectent considérablement l’assistance aux personnes dans le besoin à Makalondi. Des actions concertées ont permis l’ouverture d’un couloir humanitaire pour les acteurs humanitaires sur l’axe Torodi – Makalondi du mardi 31 mai 2022 au vendredi 3 juin 2022.

Coordination humanitaire OCHA poursuit ses efforts de coordination des réponses aux personnes dans le besoin, aux côtés des autorités locales, et de plaidoyer pour la mobilisation des partenaires et des ressources pour accompagner les autorités dans la gestion de la crise des PDI. Les assistances des partenaires se poursuivent aussi bien à Torodi qu’à Makalondi, où l’ouverture du corridor a permis au PAM à travers son partenaire de mise en œuvre ONG APIS d’organiser une première distribution de vivres aux PDI de Makalondi. De même, plusieurs autres acteurs tels que DRC, CADEV, AMA/Direct Aid ont pu intervenir dans la commune de Makalondi. À la date du 10 juin 2022, la situation des différentes interventions et positionnements des acteurs est la suivante : Sécurité alimentaire

Besoins ƒ Environ 16 193 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance alimentaire. Réponses ƒ Tous les besoins en vivres ont été couverts grâce aux interventions de l’Etat et ses partenaires.

- À Makalondi, 2 428 ménages ont été appuyés par PAM/APIS (940 ménages), AMA/Direct Aid (500 ménages) et la CCA (Etat, 988 ménages) ; - À Torodi, 2 511 ménages ont été assistés en vivres et en cash par la CCA (586 ménages), AMA/Direct Aid (500 ménages), PIN (75 ménages), HELP (400 ménages), PAM/APIS (950 ménages). - À Makalondi, l’État a mis à disposition des PDI, 30 tonnes de semences pluviales à travers le projet trois frontières. ƒ L’assistance en vivres de l’État (CCA) est composée de 157,4 tonnes de céréales (mil, riz) et de 2600 litres d’huile pour les communes de Torodi et Makalondi au profit de 1 574 ménages. Torodi). ƒ WVI se positionne pour une distribution de cash au profit de 300 ménages (70% PDI et 30% famille hôte) la semaine prochaine.

ƒ VSF-B : prévoit une assistance en vivres pour 729 ménages et 1309 enfants (PDI et population hôte) pour la semaine prochaine. Besoins non couverts et défis ƒ Tous les besoins en vivres sont couverts. Les partenaires qui ont prévu une assistance dans le secteur de la sécurité alimentaire pourront se positionner pour le 2ème tour de distribution pour le mois prochain, ou examiner la possibilité de réorienter leurs interventions vers d’autres secteurs non couverts. ƒ Nécessité pour les partenaires de travailler sur la base d’une même liste de bénéficiaires pour une utilisation efficiente des ressources, et éviter des doublons lors des prochaines interventions. ƒ Renforcer la sécurité alimentaire des populations hôtes et PDI en semences, intrants agricoles, et cheptel. Eau, Hygiène, Assainissement (EHA) Besoins ƒ Environ 16 193 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en eau, hygiène et l’assainissement. Réponses ƒ L’approvisionnement en eau des PDI de Torodi se poursuit avec une couverture de 50 pour cent grâce au système de water trucking mis en place par HELP et MSF/S avec une disponibilité de 71m3/jour pour un besoin de 143,07m3. ƒ PUI a organisé une opération de ramassage des déchets sur le site temporaire avec l’appui de la mairie (brouettes et des balais) et la participation de 32 PDI (150 sacs de déchets ont été évacués). ƒ MSF/Suisse prévoit de distribuer 1 000 kits d’hygiène à Torodi à partir du lundi 6 juin 2022. ƒ WVI a réalisé une prospection géophysique, en vue du forage d’un point d’eau sur le site de relocalisation des PDI à Torodi. Les premiers résultats de cette prospection ne sont pas probants pour l’instant. WVI s’est aussi positionné pour la construction de 100 latrines familiales sur le site de relocalisation. ƒ ACTED a procédé à une distribution de savons sur le site temporaire de Torodi, lors des séances de sensibilisation WASH et la promotion de l’hygiène, avec 7 morceaux de savon par ménage et par session. Trois sessions de sensibilisation sont prévues sur le site. ƒ CARE NIGER : distribution en cours de « voucher eau » au profit de 600 ménages PDI de la commune de Torodi, y compris ceux résidant dans des familles d’accueil. Chaque ménage aura droit à 15 litres d’eau/jour/personne pendant 2 mois. ƒ SCI : distribution de 150 kits d’hygiène au profit des PDI du site temporaire, et mise à disposition de la Mairie de Torodi de 4 polytanks d’une capacité de 2m3 chacun pour assurer une bonne desserte en eau dans les sites accueillant les PDI. ƒ À Makalondi, les besoins sont entiers. Aucune intervention ni positionnement dans le secteur n’a été pour l’instant notifiée. Besoins non couverts et défis ƒ Des besoins supplémentaires de 186,89 m3 d’eau/jour et environ 800 latrines d’urgence seraient nécessaires pour satisfaire l’ensemble des PDI recensés à Makalondi et Torodi. Les partenaires ACTED, MSF/S et HELP se sont positionnés pour 480 latrines d’urgence à Torodi. Santé Besoins ƒ Environ 16 193 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance sanitaire. ƒ Risques de maladies liés à la promiscuité dans les sites temporaires où ont été relocalisés les PDI dans la commune de Torodi. Réponses ƒ PUI et HELP poursuivent leurs cliniques mobiles au niveau du site temporaire de Torodi, avec une consultation médicale pour un total de 900 personnes consultées entre le 16 mai et le 4 juin 2022, soit une moyenne de 45 patients consultés par jour. ƒ Dépistage de la malnutrition par PUI, pour 409 enfants et consultations pour 88 femmes enceintes/allaitantes. Au total, 33 cas de MAM et 17 cas de MAS ont été détectés et référés vers le CSI urbain de Torodi. ƒ 1 269 PDI (874 femmes et 395 hommes) ont été sensibilisés par PUI sur l’importance des mesures d’hygiène (lavage des mains, utilisation de latrines, importance de la fréquentation des cliniques mobiles en cas de maladie ou de grossesse, et enfin les limites et dangers de l’automédication). ƒ Distribution de 5 kits bébé à cinq femmes en instance d’accouchement par PUI À Makalondi, HELP a réalisé des cliniques mobiles au profit des PDI installées dans la commune. Besoins non couverts et défis ƒ Un dispositif adéquat et le renforcement du plateau technique pour répondre aux cas d’urgence est nécessaire en situation d’urgence en dehors des heures de clinique mobile. Protection Besoins ƒ Environ 16,193 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en protection. Réponses ƒ DRC a identifié 24 cas de protection (16 mai au 12 juin 2022) et a distribué 14 kits de dignité aux personnes à besoins spécifiques à Torodi et réalisé une évaluation flash (évaluation multisectorielle rapide réalisée en zone d’accès difficile sur un laps de temps pour raison de sécurité), une MSA (évaluation multisectorielle) et ERP (évaluation rapide protection) à Torodi. ƒ PUI a distribué 122 kits de dignité au niveau du site temporaire de Torodi. ƒ PUI/HELP/DRC/APBE assurent la prise en charge des cas de violences basées sur le genre (VBG) ; et la prise en charge des PBS ; ƒ SCI a sensibilisé 9 personnes sur les secours psychologiques. ƒ PIN : distribution de 500 kits de dignité. ƒ MdM/B : mise en place de 5 sites de prise en charge et d’une salle d’écoute au niveau du district sanitaire de Torodi. Besoins non couverts et défis ƒ Risques élevés de cas d’abus et d’exploitation sexuelle et d’autres cas de protection Abris & Biens Non Alimentaires (ABNA) Besoins ƒ Environ 16 193 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en abris et biens non alimentaires. Réponses ƒ Mairie de Torodi : a réalisé les travaux de viabilisation du site affecté par la mairie (terrassement). Il s’agit d’un site de 3,9 ha situé sur le tronçon Torodi – Niamey. ƒ MSF/Suisse a distribué 1 000 kits abris et 500 kits cuisine à partir du lundi 6 juin 2022. ƒ CARE NIGER a organisé une distribution de 306 kits BNA au profit des PDI installés sur le site temporaire. ƒ AMA/Direct Aid a distribué 500 kits NFI à Makalondi et 500 autres à Torodi. ƒ DRC a distribué à Makalondi, 395 kits NFI (dont des kits d’hygiène) au profit de 373 ménages du village de Djahel Pana et 22 ménages de Tangounga et Boni. ƒ HELP : activation d’une commande pour avoir des kits abris. ƒ CRN : disponibilité de 200 kits abris pouvant être mobilisés, en cas de gaps non couverts. ƒ CADEV : distribution de 500 kits abris Makalondi. Besoins non couverts et défis ƒ 500 kits abris et 796 kits NFI pour les communes de Makalondi et Torodi. ƒ Harmonisation de la composition des kits NFI au niveau des acteurs humanitaires. Ce secteur accuse des besoins non couverts importants en kits de BNA.

VISION DU GOUVERNEMENT ET SOLUTIONS DURABLES ENVISAGÉES POUR LE RETOUR DES PDI DE LA RÉGION La rencontre du vendredi 27 mai 2022 à Gothèye entre les responsables politiques et militaires sur les récents mouvements de population dans la région de Tillabéri (notamment à Torodi, Gothèye, Téra) et sur instruction du Président de la République a décidé : ƒ D’organiser le retour de tous les déplacés des communes de Torodi et Makalondi dans leurs villages d’origine, afin de leur permettre de cultiver leurs champs avec l’installation progressive de la saison agricole ; ƒ D’ouvrir un corridor humanitaire pour tous les acteurs humanitaires qui désirent apporter une assistance dans la commune de Makalondi et les autres localités situées sur l’axe pour une durée de 4 jours pour la semaine du 30 mai au 5 juin 2022. Selon les autorités locales, (Préfet) le corridor peut être réouvert sur demande des partenaires. ƒ D’organiser (les Préfets et Maires concernés) des séances d’information et de sensibilisation des PDI par rapport aux décisions prises par l’État les concernant, à partir du mardi 28 juin 2022. En revanche, les autorités administratives du département de Torodi recommandent aux partenaires : ƒ La poursuite de l’accompagnement des acteurs humanitaires au profit des personnes affectées par les mouvements forcés, même après leur retour dans leurs villages respectifs ; ƒ L’organisation de l’assistance au profit des PDI de Makalondi, à travers l’ouverture du corridor humanitaire le plus rapidement possible. En substance, les autorités prévoient d’organiser un retour progressif des populations conditionné par des besoins spécifiques identifiés sur le terrain qui sont entre autres : ƒ La sécurisation et la protection des populations ; ƒ La perspective de sécurité alimentaire et nutritionnelle (production agricole, autonomisation économique) ; ƒ La restauration de l’autorité de l’État sur tout le territoire ; ƒ La mise en place d’un plan de démobilisation et de réinsertion pour les repentis. Cette vision se traduira sur le terrain par les actions suivantes : ƒ Sécurisation des zones de retour ; ƒ Organisation logistique du retour des PDI des zones d’accueil vers les zones d’origine ; ƒ Organisation d’enquêtes d’intention et de protection au sein des PDI ; ƒ Poursuite de l’assistance humanitaire aux PDI (retournés, sites d’accueil) ; ƒ Réhabilitation des infrastructures sociales de base dans les zones de retour ; ƒ Renforcement des mécanismes de coordination départementaux ; ƒ Ouverture de corridor humanitaire pour faciliter l’accès aux acteurs humanitaires ; ƒ Organisation des séances d’information et de sensibilisation des PDI par rapport aux décisions prises par l’Etat les concernant. Pour le département de Torodi, six (6) axes de retour pour les PDI ont été identifiés à partir de Torodi et 3 axes pour Makalondi. Un des axes retour de Torodi passera par Niamey- Gothèye- Samira- Bossey Bangou. RECOMMANDATIONS ƒ Dans le secteur de l’Education, identifier parmi les populations déplacées, les élèves de niveau CM2 devant passer les évaluations de fin d’année, afin de leur permettre de composer. ƒ Planifier dans le temps le retour des PDI avec un calendrier clair pouvant faciliter l’accompagnement des partenaires ; ƒ Assurer une sécurisation permanente de l’axe Torodi-Makalondi, afin de permettre un accès facile aux villages de retour, aux acteurs humanitaires et ceux porteurs de projets de développement. ƒ Assurer la protection des PDI après leur retour ; ƒ Encourager la mobilisation des partenaires porteurs de projets de développement et de stabilisation, en plus des acteurs humanitaires, pour accompagner les PDI dans leur retour ; ƒ Accélérer le processus de viabilisation du site en installant un minimum d’infrastructures pouvant permettre de décongestionner le site temporaire ; ƒ Mettre en place des hangars (tentes) pour abriter les cliniques mobiles qui sont actuellement installées sous des arbres au niveau du site temporaire, afin de se protéger des intempéries et faciliter l’accueil des patients ; ƒ Identifier les PDI qui désirent rentrer avec ‘’l’opération retour’’ organisée par les autorités, et celles qui souhaitent rester, afin de permettre aux partenaires de calibrer leurs interventions ; ƒ Appuyer les PDI candidats au retour avec des semences et outils aratoires, afin de permettre la mise en valeur de leurs terres agricoles.

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Réponse d'urgence

La Situation Humanitaire à Torodi, Région de Tillabéri, Aperçu des besoins, réponses et besoins non couverts, Défis

Depuis le début du mois de mai, 15 140 personnes (2445 ménages) ont été forcées à se déplacer dans les communes de Torodi et Makalondi. Ces déplacements ont engendré d’importants besoins multisectoriels dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, des abris, de la santé et de la protection, notamment. Le département de Torodi figure au nombre des zones les plus affectées par l’insécurité alimentaire cette année.

Contexte Avec l’escalade de la violence perpétrée par des groupes armés non étatiques (GANE) qui attaquent les civils et les forces de sécurité à la frontière avec le Burkina Faso depuis janvier, les mouvements forcés de la population persistent dans la région de Tillabéri. La situation sécuritaire s’est fortement détériorée dans la partie ouest, notamment dans les départements frontaliers avec le Burkina Faso. Cette situation se traduit par un regain d’actes criminels, des incursions des GANE avec enlèvement et exécutions en public des civils, des menaces et ultimatums engendrant des mouvements forcés réactifs ou préventifs de la population. L’attitude des GANE serait en représailles à l’opération militaire conjointe Burkina Faso et Niger qui a permis la neutralisation de plusieurs cellules d’éléments de GANE et la destruction de certaines de leurs bases. Les effets immédiats les plus visibles sur le Département de Torodi sont les afflux massifs déplacés internes. Le Département a accueilli en espace de 10 jours environ 1 500 ménages déplacés internes qui ont fui vers le chef lieu de la commune de Torodi et 6 455 personnes déplacées internes (PDI) (1 017 ménages) vers la commune de Makalondi. D’autres ménages se sont dirigés vers les départements de Gothèye (Samira, Larba Birno, Garbey Kourou) et Kollo (Namaro). Ces mouvements ont commencé à la fin de la première décade de mai 2022 à la suite de plusieurs incidents ; entre autres : o Le 11 mai 2022, dans le village de Banizoumbou (Torodi), des GANE ont ramené et exécuté en public deux des six personnes enlevées dans ledit village le 5 mai 2022. o Le 13 mai 2022, dans le village de Bolsi (Makalondi) des GANE ont exécuté sommairement cinq (5) personnes, dont le chef du village. Les populations ont été sommées de quitter le village situé à 4 km de la frontière avec le Burkina Faso. o Le 14 mai 2022, des sources locales et de sécurité ont confirmé la tuerie d’une dizaine de ressortissants à Kakou (Torodi) par des GANE. C’est dans ce contexte que sept marchés hebdomadaires ont été fermés dans le Département de Torodi, dont trois à Makalondi (Boni, Djayel, Dabourtchi) et quatre (4) à Torodi (Bossey Bangou, Bolsi, Déba, Kokoloko). Ces marchés constituent d’importants centres d’approvisionnement pour la population. Quatre établissements secondaires sont fermés sur les neuf que compte le Département (508 élèves) et 144 écoles primaires sur 251 affectant un effectif d’environ 15 000 élèves. Depuis le début du mois de mai 2022, les communes de Torodi et Makalondi, toutes deux du département de Torodi ont accueilli respectivement 8 685 personnes déplacées internes (1 428 ménages) en provenance de plusieurs villages (Bolsi 1 & 2, Bossey Bangou, Déba, Kakkou, Banizoumbou et Kokoloko) et 6 455 personnes (1 017 ménages) des villages environnants. Ces déplacements ont engendré d’importants besoins multisectoriels dont les plus urgents sont : les abris, les vivres, l’approvisionnement en eau, la santé et la protection. Ces déplacements interviennent dans un contexte d’insécurité alimentaire avec un déficit céréalier lié à la mauvaise saison agricole précédente, mais aussi en période de soudure et à la veille de la campagne d’hivernage 2022. Cette situation exacerberait les vulnérabilités de la population du département composée en majorité d’agriculteurs et d’éleveurs ; d’où une probable augmentation des besoins d’assistance humanitaire. D’après les évaluations issues du Cadre Harmonisé, Tillabéri figure au nombre des régions les plus affectées par l’insécurité alimentaire (plus de 29% de la population sont affectées). En plus, la saison des pluies commence à s’installer et avec elle, la période de soudure ; ce qui va davantage accroître les vulnérabilités des populations. Pour rappel, le département de Torodi accueillait déjà 586 ménages (5 470 personnes) déplacés courant 2019-2020 et qui sont logés dans des familles d’accueil. Les autorités appuyées par les acteurs humanitaires organisent la réponse multisectorielle, notamment dans le secteur de la santé, la sécurité alimentaire et le WASH. À ce jour, cette réponse reste insuffisante au regard de l’ampleur des besoins induits par des mouvements qui se poursuivent en direction du chef-lieu de la commune.

Réponse Humanitaire

Coordination humanitaire Dans le but de faciliter et de mieux organiser les réponses à la crise des déplacés internes dans le département de Torodi, OCHA a déployé le lundi 23 mai 2022, une équipe de trois (3) staffs pour appuyer les autorités à assurer la coordination de la réponse. Une première réunion de coordination et d’information générale, qui a réuni une quarantaine de participants, autorités administratives et coutumières, membres du Comité sous-régional de Prévention et de Gestion des Crises alimentaires, les acteurs humanitaires et les FDS. Un point de situation a été fait par OCHA sur la situation humanitaire du département, les besoins induits par la crise, les réponses en cours et le positionnement des acteurs. Un cadre de coordination humanitaire a été institué et organisera des réunions hebdomadaires pour faire le point de la situation et des actions à prendre. Ce cadre se réunira tous les mercredis à partir de 9h dans la salle de réunion de la mairie. Les ONG DRC, HELP et PUI membres du GO-RRM de Tillabéri ont réalisé des évaluations multisectorielles, le ciblage des personnes dans le besoin, et dégager les besoins prioritaires respectivement à Makalondi (DRC/PUI le 20 avril 2022), et à Torodi (DRC/HELP le 20 avril 2022 et DRC/HELP/PUI le 18 mai 2022). Des ciblages complémentaires sont aussi prévus par ces partenaires. Sur la base des secteurs prioritaires identifiés à travers les évaluations réalisées (sécurité alimentaire ; protection ; eau, hygiène et assainissement ; abris et biens non alimentaires ; santé) et pour une meilleure coordination, des sous-groupes sectoriels de travail seront mis en place. Dès que l’alerte sur les mouvements de la population a été confirmée, une synergie d’actions concertées par les autorités, les acteurs humanitaires a été déclenchée pour apporter une assistance à ces personnes dans le besoin. Des évaluations multisectorielles ont été rapidement conduites, et certaines réponses rapidement déployées par l’Etat et ses partenaires, notamment dans les secteurs de la santé, la sécurité alimentaire, la protection et la coordination humanitaire. Au 25 mai 2022, la situation des différentes interventions et positionnements des acteurs est la suivante : Sécurité alimentaire Besoins • Environ 15,140 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance alimentaire. Réponses • Une première assistance en vivres a été organisée à Torodi par les autorités avec le soutien de la diaspora et de la société civile ; suivie de celle en vivres de la Cellule Crise Alimentaire (CCA) qui ont été distribués à l’ensemble des PDI enregistrés dans la commune. Cette assistance est composée de 157,4 tonnes de céréales (mil, riz) et de 2 600 litres d’huile pour les communes de Torodi et Makalondi au profit de 1 574 ménages (988 pour Makalondi et 586 pour Torodi). • Le PAM a reçu une première liste de 950 ménages de DRC (partenaire GO-RRM) ; une assistance est cours de planification. • Plan International Niger (PIN) : a procédé le 24 mai 2022 à une distribution de cash inconditionnel au profit de 75 ménages à Torodi et 25 autres à Kobadjié. Cette activité ciblera particulièrement les veuves, les femmes cheffes de ménages, les femmes allaitantes, les personnes handicapées. • HELP procédera à une distribution du cash inconditionnel au profit de 400 ménages vulnérables. La liste de ciblage étant partagée, l’ONG procédera à l’opération courant cette semaine, mais prendra en compte les ménages déjà ciblés par PIN. • VSF prévoit une assistance en vivres pour 729 ménages et 1 309 enfants (PDI et population hôte) pour la semaine prochaine. • WVI se positionne pour une distribution de cash au profit des PDI. • L’assistance au profit des 1 017 ménages PDI de Makalondi, qui pour l’instant n’a pas démarré pour des raisons d’accès. Le PAM planifie une distribution dans les prochains jours. • Le comité départemental de prévention et gestion des crises a distribué le 28/05/2022 le complément des vivres placés par l’Etat (25,6 tonnes) aux PDI de Torodi. Besoins non couverts et défis • Considérant l’évolution de la situation, une liste complémentaire de ciblage serait nécessaire afin de couvrir l’ensemble des PDI recensés. • L’insécurité alimentaire risque de s’aggraver dans les départements de Torodi, Gothèye, Téra, Abala ainsi que les départements voisins. • Renforcer la sécurité alimentaire des populations hôtes et PDI en semences, cash, intrants agricoles, et cheptel. Eau, Hygiène, Assainissement (EHA) Besoins • Environ 15,140 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en eau, hygiène et l’assainissement. Réponses • MSF/Espagne a mis en place le water trunking pour alimenter le site temporaire de PDI en attendant la viabilisation du site de relocalisation affecté aux PDI avec une capacité de 56m3/jour. Ce dispositif sera transféré sur le nouveau site PDI, aussitôt les travaux d’aménagement terminés. • PUI a mis en place neuf latrines d’urgence au niveau de ce site temporaire et a organisé une opération de ramassage des déchets sur le site temporaire avec l’appui de la mairie (des brouettes et des balais) et la participation de 32 IDP (150 sacs de déchets ont été évacués). • HCR envisage la construction de 120 latrines. • MSF/Espagne envisage la construction de 40 latrines d’urgences, 80 douches d’urgence et le water trucking pour le nouveau site en cours de viabilisation. • HELP mettra en place 150 latrines d’urgence et 2 000 kits d’hygiène (bouilloire, seau, savon). • CARE prévoit un approvisionnement en eau au site temporaire. • WVI prévoit l’approvisionnement en eau du nouveau site et des séances de sensibilisation sur l’hygiène. Besoins non couverts et défis • Des besoins supplémentaires de 74m3 d’eau/jour et de 144 latrines d’urgence seraient nécessaires pour satisfaire l’ensemble des PDI recensés. • Urgence d’assurer un approvisionnement régulier en eau au niveau du site PDI. Santé Besoins • Environ 15,140 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance sanitaire. Réponses • PUI, HELP et APBE ont mis en place des cliniques mobiles opérationnelles au niveau du site temporaire, où les PDI ont été relocalisés le 22 mai 2022, pour cause de pluies. • Dépistage de la malnutrition par PUI, 409 enfants et 88 femmes enceintes/allaitantes. Au total, 33 MAM et 17 MAS ont été détectés et référés vers le CSI urbain de Torodi. • 1 269 PDI (874 femmes et 395 hommes) ont été sensibilisés par PUI sur l’importance des mesures d’hygiène (lavage des mains, utilisation de latrines, importance de la fréquentation des cliniques mobiles en cas de maladie ou de grossesse, et enfin les limites et dangers de l’automédication). • Distribution de 5 kits de bébé à cinq femmes en instance d’accouchement. • MSF/Espagne envisage la prise en charge gratuite et les référencements à l’Hôpital deTorodi. Besoins non couverts et défis • Aucun partenaire ne se positionne pour la prise en charge des cas d’urgences liées aux PDI. Protection Besoins • Environ 15,140 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en protection. Réponses • DRC assure le monitoring avec les partenaires de protection et fournit l’assistance aux personnes à besoins spécifiques (PBS) à travers une distribution de kits de dignité. • PUI a distribué de 50 kits de Dignité au site temporaire, 122 kits de dignité ont été distribués. • PUI/HELP/DRC/APBE assurent la prise en charge des cas de violences basées sur le genre (VBG) ; et la prise en charge des PBS ; • PIN a distribué 500 kits de dignité. • MdM/B a mis en place 5 sites de prise en charge et une salle d’écoute au district sanitaire de Torodi. Besoins non couverts et défis • Risques de maladies liés à la promiscuité dans les sites temporaires où ont été relocalisés les PDI dans la commune de Torodi. • Assurer la sécurité des zones abritant le site après relocalisation des PDI, car il est situé à plus de 3km de la ville de Torodi au bord de la RN6. • Identifier parmi les populations déplacées, les élèves de niveau CM2 devant passer les évaluations de fin d’année, afin de leur permettre de composer. • Risques élevés de protection. • Plaidoyer pour la protection des populations (viabiliser les nouveaux sites). Abris & Biens Non Alimentaires (ABNA) Besoins • Environ 15,140 personnes déplacées internes ont besoin d’assistance en abris et biens non alimentaires. Réponses • La Mairie de Torodi a entamé les travaux de viabilisation du nouveau site. Il s’agit d’un site de 3,9 ha situé sur le tronçon Torodi – Niamey. • MSF/Espagne dispose de 2 000 kits abris, 2 000 kits cuisine, 2 000 kits hygiènes. Ces kits seront distribués dès que la liste de ciblage est disponible et les travaux d’aménagement et le statut du site clarifié. • Le HCR planifie la distribution de 750 moustiquaires et 750 seaux (déjà acheminés à Torodi). • CARE prévoit une distribution de 306 kits BNA au profit des PDI installés sur le site temporaire. • CADEV a distribué 500 kits d’abris à Makalondi. Besoins non couverts et défis •Rien à signaler.

Recommandations • Doter le comité d’enregistrement d’une unité informatique pour la saisie et la production des divers rapports en lien avec les PDI ; • Prévoir des activités génératrices de revenus au profit des femmes PDI qui constituent le gros lot des populations affectées par les déplacements forcés et les risques de protection ; • Renforcer les capacités du comité d’enregistrement en ressources humaines pour accélérer le processus de recensement. Le MAH/GC pourrait être mis à contribution, même s’il ne dispose pas d’une représentation localement (Torodi) ; • Prévoir à côté des appuis d’urgence, des activités à haute intensité de main-d’œuvre (bande pare-feu, réhabilitation des terres, etc.), de maraîchage au profit des jeunes (bras valides) parmi les PDI pour les occuper et éviter qu’ils ne cèdent à la tentation de rejoindre les groupes armés non étatiques ; • Envisager/examiner la possibilité d’affectation des terres agricoles (fermes collectives) aux PDI à l’approche de la campagne d’hivernage, afin de leur permettre de s’adonner à leur activité principale ; • Prendre des dispositions sécuritaires nécessaires (cf. Comité régional de facilitation de l’accès) afin de sécuriser les zones d’interventions et permettre l’assistance au millier de PDI enregistré à Makalondi, zone d’accès très difficile pour les acteurs humanitaires ; • Prendre en compte les populations hôtes et les anciens PDI (en post RRM) pour les assistances ; • Produire rapidement un document officiel de sécurisation du site affecté aux PDI par les autorités communales (voir avec la COFODEP) afin de faciliter la réalisation de certaines infrastructures par les acteurs humanitaires ; • Accélérer le processus de viabilisation du site attribué pour une installation rapide des PDI qui pour le moment sont logés dans des sites temporaires ne répondant pas aux normes requises ; • Réfléchir sur les alternatives possibles pour a réinsertion des élèves déplacés forcés, particulièrement en cette veille des examens de fin d’année.

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Rapport de situation
Réponse d'urgence

Mouvements de populations dans la région de Tillabéri [ zone frontalière avec le Burkina Faso]

Contexte et faits majeurs Les mouvements forcés de population se sont intensifiés au cours des cinq premiers mois de l’année 2022 à cause de l’escalade de la violence des groupes armés non étatiques (GANE) qui attaquent les civils et les forces de sécurité. Comparativement à l’année 2021, les incidents sécuritaires ont presque doublé au cours de la même période de janvier à avril (respectivement 93 en 2021 et 136 incidents sécuritaires en 2022, selon les données UNDSS). Du 1er au 19 mai, 43 civils ont été tués et 22 enlevés dans les départements de Torodi, Téra et Gothèye. Les acteurs humanitaires intervenant dans la région de Tillabéri, rapportent qu’environ 34 746 personnes (5 045 ménages) des zones frontalières avec le Burkina Faso et le Mali ont au cours du second trimestre été forcées de se déplacer pour s’installer dans des endroits plus sécurisés.

À la frontière avec le Burkina Faso, environ 15 397 personnes (2 197 ménages) ont fui leurs foyers dans les départements de Gothèye, Torodi et de Téra pour s’installer dans les villages de Dargol, Bandio, Garbougna, Samira, Garbey Kourou, Toure et Larba birno dans le département de Gothèye, à Makalondi et Torodi pour les déplacés du département de Torodi et enfin au chef-lieu de la commune de Téra pour ceux du département de Téra. Vers la fin du premier trimestre 2022, 19 349 personnes (2 848 ménages) se sont déplacées dans les zones frontalières avec le Mali. Ces ménages ont fui les localités maliennes de Inchinanane, Tamalet, Agazaragane, Andramboucane pour s’installer à Abala et à Sanam (commune de Abala). Ces personnes sont composées de 5 154 individus, demandeurs d’asile, 14 185 retournés nigériens et de 248 ménages retournés, installés au chef lieu de la commune de Sanam.

Face à l’ampleur de ces mouvements vers les frontières nord et ouest/ sud-ouest de la région, les acteurs humanitaires interpellent les parties prenantes aux conflits au respect du Droit International Humanitaire (DIH) et des droits de l’homme. Depuis 2020, avec les évènements tragiques de Kouré qui ont causé la mort de huit civils, la situation sécuritaire dans la région de Tillaberi continue à se détériorer, notamment dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Mali où ces groupes armés sont visiblement très actifs. À ce jour, douze départements sur les treize que compte la région de Tillabéri sont impactés. Ces nouveaux déplacements portent à 115 150 le nombre de déplacés au 16 mai 2022 ; ce qui pourrait accroître les besoins multisectoriels pour sauver des vies dans la région de Tillabéri dans un contexte où les financements sont bas. À ce jour, le Plan de réponse humanitaire n’a reçu que 10% de financement.

Réponses sectorielles et besoins non couverts à Gothèye-Téra-Torodi Les acteurs humanitaires ont conduit des évaluations rapides à Dargol-Gothèye, Tera, Torodi, Makalondi. Les sites de Garbougna et Bandio ont été évalués par la direction départementale de l’état civil de Gothèye et la Mairie de Dargol. Pour les sites de Larba birno, Samira, Touré, Digabon, Garbey Kourou, ces évaluations n’ont pas eu lieu à cause des contraintes d’accès. À Torodi, une évaluation est en cours avec DRC, PUI et HELP. En réponse, l’État a distribué 65 tonnes de mil, 65 tonnes de riz et 2600 litres d’huile au profit de 8 511 personnes (1300 ménages) sur les sites de Makalondi et de Torodi. Le PAM et son partenaire (H&I) ont distribué des vivres et du cash/vivres à Dargol et Téra. Les besoins restent non couverts dans les localités de Samira, Bandjo, Larba birno, Garbey Kourou qui n’ont pas été encore évaluées. Dans le secteur de la Protection, le HCR/CIAUD et ANTD assurent la sensibilisation sur les thèmes de la protection et la santé (HCR/APBE). 174 personnes à Dargol et 618 à Téra ont bénéficié de ces formations. Au moins 16 cas de violence basée sur le genre (VBG) ont été identifiés à Téra. À Torodi, DRC assure le monitoring des cas de Protection. Save the Children International fournit un appui en besoins urgents de protection de l’enfant, santé mentale et distributions de kits de protection à Torodi. Dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement, les ONG Help et NRC mettront en place des latrines d’urgence à Dargol, alors qu’ACTED a fourni 3 087 morceaux de savon et 40 230 sachets de PUR aux personnes ciblées dans ce village. L’ONG DEDI dispose de 1 000 sachets PUR pour assister à Gothèye. Les besoins non couverts incluent les kits d’hygiène, de produits de traitements d’eau et les sensibilisations en eau, hygiène et assainissement dans les trois départements concernés, à savoir, Gothèye, Téra et Torodi. Le HCR peut mettre en œuvre dans l’immédiat ses capacités à Téra, Gothèye, Torodi en installant 580 dispositifs de lavage des mains, 120 latrines et 6 ouvrages d’eau (évaluation en cours). Dans le secteur de la santé, HELP et COOPI interviennent à travers des cliniques mobiles à Téra et Gothèye, tandis que PUI couvre les besoins en santé dans le département de Torodi à travers des consultations et cliniques mobiles. MSF-Suisse peut disponibiliser 2 000 kits ABNA à Gothèye ; MSF-E accélère la planification pour la vaccination à Gothèye. Les autres sites difficiles d’accès n’ont pas été couverts, à l’exception de Larba birno. Dans le secteur de la protection, un monitoring est en cours avec les partenaires de protection (HCR/APBE, CIAUD, ANTD) avec toutefois des besoins non couverts en termes de poursuite de la prise en charge. Cinquante kits de dignité ont été distribués aux femmes en âge de procréer par PUI à Torodi. Save the Children International assure la protection de l’enfance, la prise en charge de la santé mentale et de distributions de kits d’hygiène à Torodi. Dans le secteur des abris et biens non alimentaires, les besoins restent quasiment non couverts. Le HCR a distribué 192 kits d’abris et 750 kits de biens non alimentaires à Téra, 750 sceaux et 750 moustiquaires à Torodi, 500 sceaux et 500 moustiquaires à Gothèye, 1000 sceaux et 1 000 moustiquaires à Dargol. CADEV met à disposition 500 kits d’abris pour Torodi et Makalondi ; MSF-E met à disposition 1000 kits d’abris à Dargol ; HELP planifie la réponse en kits d’abris et du cash inconditionnel à Torodi. L’on note toutefois une absence de stock d’abris du consortium RRM. Actuellement, seuls 388 kits de biens non alimentaires sont disponibles ; ce qui est loin de couvrir les besoins.

Réponses sectorielles et besoins non couverts à Abala et Sanam Quatre évaluations multisectorielles dont trois à Abala et une à Sanam ont été conduites par IRC, ALIMA BEFEN, SCI, HCR/APBE alors que 100 ménages éleveurs installés à Tiguezefane (commune de Sanam) n’ont pas fait l’objet d’une évaluation à cause des contraintes d’accès à cette zone. Le PAM à travers son partenaire de mise en œuvre, APBE a distribué des kits alimentaires et nutritionnels pour la 1re, 2e et 3e vague des retournés pour le mois d’avril et le cash pour le mois de mai. La réponse alimentaire sur le site de Sanam est planifiée par le PAM pour 248 ménages. Dans le secteur de la santé/nutrition, des cas de consultations, de prises en charge et de référencements sont couverts par ALIMA BEFEN et APBE. Le CICR envisage de fournir les médicaments pour la prise en charge des malades. Cependant, les besoins ne sont pas couverts sur les autres sites qui accueillent les déplacés de Tiguezefane. Des évaluations rapides de protection, de monitoring, de prise en charge et référencement des cas de protection ont été réalisées par IRC, STC, HCR/APBE et CIAUD. Dans le domaine des abris et biens non alimentaires, un deuxième site a été identifié et proposé par la Mairie pour abriter les nouveaux déplacés. Ce site est en train d’être viabilisé. Le CICR a offert des kits de biens non alimentaires pour 1 054 ménages, l’ONG AHDD a fourni 737 kits en abris tandis que APBE a mobilisé 200 kits abris au profit de la 2e vague des retournés. La Croix Rouge Nigérienne a mis à disposition 800 kits Abris pour Abala et Balleyara. IRC se propose de faire du cash Multipurpose à vocation Abris/BNA pour couvrir l’ensemble des besoins à Abala alors qu’à Sanam, les 248 ménages ne sont pas couverts.

Défis et perspectives Selon les acteurs humanitaires, le principal défi reste l’accès aux localités de Bandio, Garbougna, Larba birno, Garbey Kourou, Samira, Toure et Digabon ; ce qui retarde la réponse humanitaire qui doit être fournie sur la base des résultats d’évaluations. L’accès à ces villages est entravé par les contraintes physiques et sécuritaires qui augmentent la vulnérabilité des déplacés, l’insécurité alimentaire qui risque de s’aggraver dans les départements de Torodi, Gothèye, Tera, Abala ainsi que dans les départements voisins. En termes de perspectives, il est urgent de combler les besoins non couverts en abris d’urgence, de renforcer la sécurité alimentaire des populations hôtes et des personnes déplacées internes (PDI) par la distribution des semences, cash, intrants agricoles, cheptel, de mettre à jour le plan de contingence, de redynamiser et renforcer les structures de coordination locale.

Plus information La situation sécuritaire de la région de Tillabéri est restée préoccupante durant l’année 2021, notamment dans la zone des trois frontières, le Mali, le Burkina Faso et le Niger où les incursions répétées des GANE ont impacté les conditions de vie et de protection des civils. Au cours du dernier trimestre 2021, les attaques meurtrières ont connu leur point culminant se traduisant par des assassinats de civils et militaires, des enlèvements des personnes, des vols des véhicules, des extorsions des biens et de bétail, des pillages et destructions des ressources tels que les greniers, le pâturage, les boutiques/agences de transfert d’argent, les salles de classe, les réseaux de communication…etc.). Des menaces et intimidations contre les représentants de l’état dont les autorités locales, coutumières, les enseignants, et des poses d’engins explosifs improvisés ont réduit l’espace humanitaire et engendré des déplacements forcés des populations et même la suspension de l’assistance dans certaines zones. Du 1er janvier au 31 décembre 2021, 318 incidents sécuritaires ont coûté la vie à 645 victimes civiles, soit une augmentation de plus de 200%, comparativement à l’année 2020 à la même période au cours de laquelle 265 incidents ont couté la vie à 145 civils et 45 autres sont portés disparus selon les autorités.

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Rapport de situation
Réponse d'urgence
Carte sur les mouvements de populations dans les régions de Tillabéri et de Tahoua

Mouvements de populations dans les régions de Tillabéri et de Tahoua Situation au 31 mars 2022

Contexte et faits majeurs Les violents affrontements qui opposent depuis plus de trois semaines des éléments présumés de groupes armés non étatiques (GANE) à des groupes armés maliens, signataires des accords de paix, dans les villes de Ménaka, Anderamboukane et environs, ont provoqué d’importants mouvements de populations vers le Niger et ces mouvements continuent. Selon les acteurs de la protection, 17 677 personnes (3 034 ménages), en majorité des retournés nigériens et des réfugiés maliens, ont fui les localités de Inchinana, Azaragane, Anderamboukane et Tamalet au Mali pour s’installer au Niger.

Ces personnes déplacées ont trouvé refuge dans les localités de Abala (8 886 personnes), région de Tillabéri et les localités d’Inkotayene, Intikane, Télemcès et Egerek (8 791 personnes) dans le département de Tillia, région de Tahoua. Des sources sécuritaires indiquent que plus de 400 civils seraient morts à cause de ces conflits. Ces nouveaux déplacements interviennent dans un contexte humanitaire qui continue à se dégrader, particulièrement ces derniers mois à cause de la persistance de l’insécurité et des violences liées aux conflits, dans une situation de crise alimentaire marquée par une flambée des prix sans précédent des principales denrées alimentaires. Tillabéri et Tahoua figurent parmi les régions les plus durement affectées par la crise alimentaire avec respectivement 951 020 et 565 273 personnes en situation de crise, selon les résultats du cadre harmonisé de mars 2022. Le contexte dans les zones affectées reste aussi marqué par des contraintes d’accès assez élevés liées à l’insécurité et mauvais état des routes: (i) les impacts des mesures administratives liées à l’application de l’état d’urgence, à la fermeture des marchés, des centres de santé, des stations d’essence pour la région de Tillabéri ; (ii) ainsi que la suspension de l’assistance humanitaire dans le département de Tilia. Pressés par le besoin, certains ménages vulnérables venant des villages périphériques du centre d’Abala commencent à affluer vers le site d’accueil des personnes déplacées en vue de recevoir l’aide humanitaire. Les acteurs humanitaires sur place redoutent une augmentation substantielle des besoins. Pour rappel, Tillabéri et Tahoua accueillaient respectivement 134 330 et 61 042 personnes déplacées (personnes déplacées internes et réfugiées comprises) au 2 février 2022.

Missions d’évaluation Pour procéder à une première évaluation des besoins, plusieurs missions ont été conduites dans les localités hôtes. Une mission inter-organisationnelle conduite par OCHA avec la participation du Ministère de l’Action Humanitaire et la Direction régionale de l’Etat Civil, s’est déroulée du 15 au 18 mars 2022 sur le site de Egerek, dans le Département de Tillia. Selon les résultats de cette mission, sur ce site qui accueille de nombreuses familles maliennes réfugiées, les besoins sont énormes dans les secteurs de l’eau, de la sécurité alimentaire (nourriture), de la santé, de la protection, des abris et de l’éducation. Une seule station de pompage pastorale y est disponible et est actuellement surexploitée avec l’arrivée massive des personnes déplacées, provoquant une hausse du prix de l’eau. La ration journalière des ménages composés majoritairement de femmes et d’enfants a diminué, même avec l’appui communautaire. Les structures de santé existantes (une case de santé et l’infirmerie militaire) ne permettent pas de faire face aux nombreuses demandes de prises en charge. L’agent de santé affecté à la case de santé n’a pas les capacités de prendre en charge certaines pathologies compliquées et n’arrive pas à répondre efficacement aux besoins des malades, au regard de l’afflux des personnes déplacées, parmi lesquelles beaucoup d’enfants fragilisés par le déplacement forcé. En outre, le site d’Egerek du fait de sa proximité avec la frontière malienne n’est pas dans une situation idéale de sécurité . Les autorités régionales envisageraient de relocaliser ces personnes sur un site plus approprié. OCHA plaide pour une relocalisation accélérée pour faciliter une réponse rapide aux besoins urgents et multisectoriels de ces personnes. Dans le département d’Abala, l’ONG IRC a conduit une mission d’évaluation des besoins à l’arrivée des premières vagues des personnes déplacées. OCHA a par la suite entrepris du 23 au 28 mars 2022 une mission en vue d’appuyer les autorités dans la coordination de la réponse, le partage de l’information et le plaidoyer.

Réponses humanitaires Au 25 mars, plusieurs acteurs humanitaires ont assisté de nombreuses personnes déplacées à Abala à travers la prise en charge de différentes pathologies, de cas de protection de l’enfance, de violences basées sur le genre (VBG) et de dépistage de la malnutrition. L’aide sanitaire est assurée par des cliniques mobiles (APBE, ALIMA BEFEN) qui font les consultations, les prises en charge et référencements des malades depuis le début de ces mouvements. Dans le cadre du mécanisme de réponse rapide (RRM), le PAM a débuté le 28 mars, une distribution de vivres au bénéfice de 4 689 personnes (790 nouveaux ménages) et attend la liste de ciblage additive pour couvrir tous les déplacés nouvellement arrivés à Abala. Pour assurer une meilleure coordination de la réponse, six sous-groupes de travail sectoriels (accueil et enregistrement, santé/nutrition, eau hygiène et assainissement, abris et biens non alimentaires, sécurité alimentaire et protection) ont été mis en place sous la houlette des autorités départementales à Abala.

Besoins et défis humanitaires Afin d’alléger les souffrances de ces nombreuses personnes, il urge de renforcer le plaidoyer pour la mobilisation des ressources nécessaires pour couvrir les gaps énormes des besoins multisectoriels identifiés. Les humanitaires comptent assurer le monitoring des mouvements secondaires des personnes déplacées, appuyer la relocalisation et l’augmentation des capacités d’accueil des sites des personnes déplacées. Les données des personnes ciblées pour l’assistance devraient être désagrégées pour assurer une réponse de qualité, prenant en compte les besoins spécifiques des principaux groupes les plus vulnérables affectés par la crise tels que les survivant(e)s VBG, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes handicapées.

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Niger

Rapport de situation
Réponse d'urgence
Carte de sévérité

Niger Plan de réponse humanitaire 2022

Le 15 février 2022, la communauté humanitaire du Niger a procédé au lancement officiel du plan de réponse humanitaire (PRH) conjointement avec le plan de soutien (PS) du gouvernement, sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, SEM Ouhoumoudou Mahamadou, en présence de plusieurs ministres, de la Coordonnatrice humanitaire, Madame Louise Aubin, de l’Ambassadrice de l’Union Européenne au Niger, Dr Denisa-Elena Ionete, des membres du corps diplomatique et de nombreux partenaires.

Les objectifs du plan de réponse humanitaire 2022 Le plan de réponse humanitaire 2022 vise à réduire la morbidité et la mortalité pour plus de 2 millions de personnes les plus vulnérables dans les départements aux besoins accrus d’ici à la fin de l’année, à renforcer les capacités de réponse à leurs besoins propres et restaurer dans un meilleur environnement de protection l’accès aux services sociaux de base pour 450 352 femmes, hommes, filles, garçons issus des groupes les plus vulnérables (personnes handicapées, personnes âgées, etc.). Il s’agira également de renforcer la résilience et de réduire la vulnérabilité aux chocs pour 157 143 ménages, d’ici à la fin de cette année. Ce plan cible 2,3 millions de personnes vulnérables, soit 62 pour cent des personnes dans le besoin au Niger. Comparativement à 2021, le plan de réponse humanitaire 2022 cible 200 000 personnes de plus. Cette augmentation est observée dans toutes les régions du pays et plus particulièrement dans le secteur de la sécurité alimentaire à cause de graves déficits de production enregistrés cette année.

Un contexte humanitaire difficile Le lancement de ce plan de réponse humanitaire intervient dans un contexte marqué par une situation sécuritaire qui continue d’impacter négativement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et leurs moyens d’existence dans les régions de Diffa, Tillabéri, Tahoua et de Maradi, de même que la fourniture des services sociaux de base (écoles, centres de santé et marchés fermés). L’insécurité perpétrée par les groupes armés le long des frontières avec le Nigéria, le Mali et le Burkina Faso continue d’exacerber la crise humanitaire, provoquant le déplacement forcé de 549 176 personnes (personnes déplacées internes, réfugiées et retournées) et de graves problèmes de protection enregistrés. En outre, l’année 2021 a été marquée par une baisse significative de la production céréalière de 37% comparativement à 2020, un déficit fourrager de 15 269 916 Tonnes Matières Sèches dans toutes les régions du pays ainsi que des prix des céréales sur les marchés en forte hausse continue. La situation nutritionnelle est préoccupante et reste marquée par une Malnutrition aiguë Globale (MAG) au-dessus du seuil de 10% de l’OMS. À cela, s’ajoute l’impact toujours perceptible de la pandémie de COVID 19 et de l’épidémie de choléra qui s’est déclarée au cours des mois de juillet et août 2021, dans toutes les régions du pays, excepté Agadez, à la suite des inondations. Au 1er novembre 2021, l’épidémie avait affecté 5 499 personnes dont 159 décès tandis que plus de 250 000 personnes avaient été durement touchées par les inondations. Le pays continue d’enregistrer quelques flambées de rougeole qui sont prises en charge par les structures sanitaires, appuyées par les partenaires humanitaires. Par ailleurs, on assiste à un rétrécissement de l’espace humanitaire dans les zones de concentration des activités humanitaires, particulièrement dans les régions de Tillaberi, Tahoua, Maradi et Diffa. L’accès des acteurs humanitaires aux populations dans le besoin et l’accès de celles-ci aux services sociaux de base reste un sujet de préoccupation pour la communauté humanitaire. Les organisations humanitaires sont souvent contraintes de suspendre leurs activités à cause des attaques armées ou des incursions, privant les personnes affectées de l’assistance d’urgence dont elles ont besoin. En dépit des contraintes d’accès, les partenaires ont maintenu leur présence et les opérations se poursuivent avec l’appui des autorités civiles et militaires. Prenant la parole au cours de cette rencontre, Madame Louise Aubin s’est félicitée de la bonne collaboration entre les autorités Nigériennes à tous les niveaux de responsabilité et les acteurs humanitaires. « Je crois pouvoir dire sans risque que le dévouement et la qualité de la collaboration des autorités au niveau central et déconcentré assurent la bonne conduite des opérations humanitaires au Niger », a-t-elle déclaré.

Pour adresser ces besoins, le Premier ministre, SEM Ouhoumoudou Mahamadou, a indiqué que « le gouvernement s’emploiera à prendre toutes les dispositions nécessaires à la réduction des risques et à apporter l’assistance nécessaire à nos concitoyens en situation de vulnérabilité dans un cadre de gouvernance responsable et d’une gestion efficace et inclusive de l’action humanitaire et des catastrophes ». Cette année, pour répondre aux besoins multisectoriels de 2,3 millions de personnes vulnérables, la communauté humanitaire devra mobiliser 552,6 millions de dollars.

Pour rappel, le plan de réponse humanitaire 2021 a été financé à seulement 42% contre 73% enregistré à la même période en 2020. Au courant de l’année 2021, la communauté humanitaire a pu assister environ 1,8 million de personnes, soit 86% des personnes ciblées dans le plan de réponse humanitaire. Toutefois, il faut noter que le taux de réalisation tel que rapporté par les partenaires inclut également des personnes assistées hors Plan de réponse.

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